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Coups de foudre - Marthe Fiel

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      Présentation Coups De Foudre de Marthe Fiel

       - eBook

      eBook - Marthe Fiel 06/07/2020
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Marthe Fiel
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 06/07/2020
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230004024194



    • Aujourd'hui, cela ne me plaît pas du tout d'aller au bureau¿ Être toujours prête à la même heure, lire la correspondance, écouter les ordres d'un patron, taper à la machine et toujours à peu près les mêmes réponses¿ Cette routine me lasse¿ me lasse ! Ah ! être libre ! agir à ma fantaisie !

      Pourquoi ne suis-je pas heureuse de mon sort comme la plupart de mes collègues ? Pourquoi suis-je si souvent la proie d'aspirations qu'à mes heures raisonnables je qualifie de stupides ? J'ai deux natures en moi, je crois, et, souvent, j'en accuse le prénom insolite dont mes pauvres parents m'ont affublée pour je ne sais quelles raisons.

      Ila¿ je m'appelle Ila. C'est un nom norvégien, et c'est sans doute pour cela que je rêve d'espaces, que je préfère le froid à la chaleur et que mes songes se déroulent au milieu des mers glacées, des neiges et des icebergs. Et, chose curieuse, toute ma personne a, elle aussi, un petit air nordique. Mes cheveux sont pâles (« platine », assurent les coiffeurs), mes yeux verts, ma carnation blanche et rose. Cela me sauve du ridicule. Que serais-je devenue si le sort m'avait donné un visage d'Andalouse ou de Mauresque ?

      J'ai renoncé une fois pour toutes à sonder les mystères de mon hérédité. Mes recherches seraient, du reste, bien difficiles. J'ai perdu mes parents, hélas ! Ils étaient tous deux orphelins et je n'ai ni oncle, ni tante, ni cousins, même à la mode de Bretagne.

      Et les recherches que je confierais à un homme de science seraient trop onéreuses pour mon mince budget. Mon père était officier sans fortune et le mince capital que possédait maman s'écornait un peu plus à chaque changement de garnison. Je n'ai reçu en héritage que quelques milliers de francs, dépôt sacré, suprême réserve, à laquelle j'ai fait voeu de ne pas toucher tant que mes appointements de secrétaire me permettront de vivre.

      Je vis seule. Je n'ai qu'une amie, Pauline Sermonet, dactylo dans la même maison que moi. C'est avec Pauline que j'ai pendu la crémaillère dans mon « studio ». Que j'ai eu de mal pour dénicher ce petit appartement de loyer modeste, et que de sacrifices représentant mon divan garni de coussins roses, mon armoire « genre rustique » et ce tableau où un gros ours blanc se dresse auprès d'un bloc de glace (¿je m'appelle Ila !).

      Je me souviens encore de cette pendaison de crémaillère, de toutes les folies que Pauline et moi avons débitées, des rires qui nous ont secouées à propos de tout et de rien.

      Nous avons parlé mariage. Pauline rêve d'un cousin éloigné dont elle attend le retour d'Indochine. Elle me confia ses espoirs pour la première fois ce soir-là et j'écoutai patiemment les louanges qu'elle me fit de son futur mari. Mais, quand elle m'avoua, qu'une fois mariée elle comptait bien partir pour les colonies, comme je déteste les pays chauds, au lieu de l'envier je fus tentée de la prendre en pitié. Je ne cachai pas mon impression, et mon amie, en riant, m'appela la dernière des Vikings. À ce seul mot, mon imagination fit un bond, j'entrevis des soleils de minuit à travers les flammes d'or de mon feu de bois, un paysage enneigé, un éternel Noël de carte postale. Ce rêve fut brusquement interrompu par une question de Pauline.

      ¿ Et vous, Ila, quel est votre idéal ?

      J'espérais bien me marier un jour, mais je n'avais, à vrai dire, aucun idéal. Je savais que je ne devais pas regarder trop haut parce que j'étais pauvre.

      ¿ Je ne puis guère me permettre de choisir, répondis-je en baissant la tête. Si un brave garçon se présente, je serai bien contente de l'accepter. S'il ne me plaît pas tout à fait tel qu'il sera, peut-être aurai-je assez d'ascendant sur lui pour le former à mon goût ?

      ¿ Mon fiancé aurait peut-être un ami qui vous conviendrait¿ Ce serait gentil de ne pas se quitter.

      ¿ Vivre aux colonies ! Non, je m'y dessécherais !

      ¿ C'est vrai, j'oubliais votre nom, s'exclama Pauline, gentiment moqueuse. Mais alors pourquoi restez-vous à Lyon au lieu d'aller vous marier avec un Esquimau ? On les dit fort doux et très adaptables¿

      Je ris et répliquai :

      ¿ Hélas, le passé m'attache ici.

      ¿ Et pourtant vous subissez l'attraction de vos origines, En somme, vous êtes une transplantée qui se sent encore une racine dans sa terre natale.

      ¿ Mes origines¿ mes origines¿ Je ne puis rien affirmer à leur sujet. Je vous l'ai déjà dit maintes fois.

      Pauline eut une moue obstinée :

      Vous avez un ancêtre Viking, je vous le certifie, ou les lois de l'atavisme seraient en déroute.

      ¿ C'est possible, mais je crois plutôt que c'est mon prénom qui est la cause de toutes ces influences occultes.

      ¿ Ah ! que vous m'amusez avec cette histoire de nom ! Je suppose que vous épouserez quelqu'un qui aura, lui aussi, un nom prédestiné¿

      ¿ Oui, ripostai-je. Il s'appellera Olaf ou Haakon.

      ¿ Et s'il s'appelait tout bonnement Gustave ?

      ¿ Cela manque d'élégance pour l'époque. Axel serait mieux.

      ¿ J'en conviens, mais pour l'état civil, cela n'a aucune importance et pour l'intimité vous n'aurez que l'embarras du choix.

      Et nous nous quittâmes en riant.

      Les mois passèrent. Un soir, je tricotais au coin du feu en compagnie de Pauline qui était venue passer la soirée avec moi. Nous ne parlions guère, simplement heureuses d'être l'une près de l'autre dans un décor agréable, loin des machines à écrire et des fichiers. Tout à coup, Pauline lança, sans quitter des yeux ses aiguilles :

      ¿ Ma chère Ila, j'ai aperçu cet après-midi quelqu'un qui¿ qui vous conviendrait parfaitement. Je sens que vous l'aimeriez. Il s'appelle Gustave.

      ¿ N'allez pas plus loin ! m'écriai-je en riant.





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