L'Ombre s'efface - Marthe Fiel
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
Vous en avez un à vendre ?
Vendez-le-vôtreSynchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo
- Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
- Récupérez le produit directement chez le vendeur
- Rakuten vous rembourse en cas de problème
Gratuit et sans engagement
Félicitations !
Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !
TROUVER UN MAGASIN
Retour
Avis sur L'ombre S'efface de Marthe Fiel - eBook
0 avis sur L'ombre S'efface de Marthe Fiel - eBook
Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.
-
Suzette Et La Vérité
6,99 € eBook
-
Mon Erreur
1,99 € eBook
-
Le Sacrifice Et L'amour
1,99 € eBook
-
Marane La Passionnée
4,25 € eBook
-
Mon Erreur
4,25 € eBook
-
L'étonnante Journée
6,99 € eBook
-
Cinéma !¿ Cinéma !¿
4,50 € eBook
-
Le Roman De Colette Suivi De Petite Cousette Jolie
4,25 € eBook
-
L'élève Bompel
4,99 € eBook
-
Épreuves Maternelles
4,25 € eBook
-
Prudence Rocaleux
4,45 € eBook
-
L'étonnante Journée
4,25 € eBook
-
Petite Cousette Jolie
5,49 € eBook
-
Autour D'un Candidat
2,41 € eBook
-
Trop Belle
2,41 € eBook
-
Armelle Devant Son Vainqueur
2,99 € eBook
-
L'étonnante Journée (Version Illustrée)
2,41 € eBook
-
Suzette Et La Vérité (Version Illustrée)
2,41 € eBook
-
La Fille Du Mineur
3,25 € eBook
Produits similaires
Présentation L'ombre S'efface de Marthe Fiel
- eBookJe revins assez troublée de ma visite, et à différents titres. J'avais eu des idées tellement incohérentes au sujet d'Hervé, que je me demandais si je ne perdais pas un peu la tête.
Rentrée chez moi, en présence de Jacques, je recouvrai tout mon sang-froid et je me promis de ne plus me retrouver en présence de ce garçon que je jugeais maintenant plus hurluberlu que méchant. Cependant, malgré ces bonnes résolutions de ne plus attacher d'importance à ce qu'il disait, je restais anxieuse.
L'accueil si affectueux de Mme de Sesse me transportait de joie. Ce n'était pas qu'elle m'eût accablée de protestations d'amitié, mais il se glissait entre nous un fluide sympathique. Sans que nous parlions, une communication d'intimité s'établissait entre nos coeurs.
Je la voyais bien accablée par la perte de sa petite fille, mais je dois avouer que ce n'était pas cette malheureuse circonstance seule qui m'influençait. Je la plaignais, certes, mais il y avait autre chose qui me poussait vers elle. Résumait-elle pour moi l'idéal de la femme ? Je me le persuadais. On se forge un idéal, on le cherche, et si on le découvre, on s'y accroche. Tout me plaisait dans Mme de Sesse : son visage calme, la grâce de ses gestes et sa parole douce.
Jacques me questionna durant la soirée et je lui racontai mes impressions. Il s'y intéressa et parut content de me voir apprécier Mme de Sesse.
Il me dit en riant :
¿ N'exagérez pas votre admiration, sans quoi vous me verriez jaloux si elle occupait trop vos pensées.
Nous ne pûmes nous empêcher de rire, puis j'avouai mon étonnement sur la façon d'être de M. de Sesse.
¿ Ce qui me paraît bizarre dans ce ménage, c'est la froideur avec laquelle cette charmante femme accueille les attentions de son mari. Il semble que rien de lui ne l'émeuve. Et savez-vous ce que j'imagine ?
¿ Non.
¿ Que M. de Sesse a dû commettre quelque infidélité et qu'elle ne peut lui pardonner.
Mon mari sourit en me répondant :
¿ Votre hypothèse est vraisemblable, mais je la crois fausse. M. de Sesse est la perfection des maris, du moins a-t-il cette réputation. D'autre part, je suis persuadé que sa femme est trop intelligente pour le punir ainsi.
¿ Oh ! Jacques, je vous en voudrais beaucoup s'il vous arrivait une fantaisie extra-conjugale !
Cette riposte eut le don de déchaîner un bon rire de mon époux.
¿ Soyez en paix, me dit-il, et pour en revenir aux rapports entre les de Sesse, je me figure plutôt que la disparition de leur enfant a laissé chez cette pauvre mère une empreinte très profonde que son mari cherche à effacer.
¿ C'est possible ! répliquai-je avec indifférence.
Jacques reprit après un moment :
¿ Personne d'autre n'était avec vous ?
¿ Hervé de Gritte est venu, alors qu'on ne l'attendait pas.
¿ Ah !¿ Et il a été aimable ?
¿ Je le trouve étrange, dis-je avec une voix sourde.
¿ Dans quel sens ?
¿ C'est difficile à exprimer. Il paraît doux, mais par moments une violence éclate dans ses gestes et ses paroles. Puis, il avance des choses qui sont le contraire de la logique. Pour tout dire, je le crois un peu déséquilibré. Mon opinion est peut-être erronée.
Je disais ces phrases, les yeux sur l'ouvrage que je tenais. Quand je relevai la tête pour regarder mon mari, je fus effrayée de voir son visage décomposé.
¿ Qu'avez-vous ? m'écriai-je.
¿ Je suis désespéré de deviner que je suis sans doute la cause de ce déséquilibre de mon ami.
Je ne pus trouver une réponse immédiatement. Je venais de comprendre que mon mari se jugeait responsable plus que de raison du manque de bon sens d'Hervé. J'avais commis un impair. J'essayais de l'adoucir :
¿ Vous êtes trop scrupuleux, mon cher Jacques, et je crois que vous connaissez assez mal le caractère d'Hervé. M. de Sesse ne m'en parlait pas favorablement. Il lui faisait l'effet d'un loup et votre chère petite soeur, d'un agneau. Sans doute avait-elle un grand ascendant sur lui et se montrait-il sans défaut, quand il était auprès de sa mignonne fiancée. Je n'ai pas besoin de vous apprendre que quelques femmes ont un pouvoir magique sur certains hommes.
Jacques se rassérénait en m'écoutant. Je me hâtai de poursuivre :
¿ Hervé est revenu à son état naturel, tout simplement, dès qu'il n'a plus eu votre soeur si douce à ses côtés. Il faut attendre qu'une autre fiancée ait sur lui assez d'empire pour le rendre plus sociable.
J'accumulais les mots, mais je n'étais pas convaincue. Je sentais la nécessité, de plus en plus, de m'emparer de l'esprit d'Hervé pour le rendre sans danger. En attendant qu'il eût la fiancée souhaitée, il fallait que je l'asservisse à mon tour pour que mon mari ne souffrît pas.
Mon désir était fou, et j'aurais mieux fait d'abandonner ce projet stupide qui allait rendre ma conduite équivoque.
Mon mari me dit :
¿ Il y a beaucoup de vrai dans ce que vous alléguez. J'ai vu, dans notre enfance, un Hervé toujours un peu rude. Il avait des colères allant jusqu'à la frénésie, mais dès que ma soeur paraissait, avec son regard doux et sa grâce charmante, Hervé, subjugué, tombait sous le coup d'un enchantement.
¿ Ab ! je suis contente que vous vous rendiez à mes raisons, et ceci explique la véhémence d'Hervé qui a repris toute sa force depuis que la douceur de Janine lui manque.
Au dedans de moi, l'espoir se glissait. Il me semblait que je n'aurais aucun mal à juguler les menaces d'Hervé. Il commençait à s'éprendre de moi, je n'en doutais pas, et je me sentais forte.
Il voulait m'arracher à mon mari, mais il fallait que je fusse consentante ! Or, je n'y étais pas disposée. J'étais prévenue, d'ailleurs, contre ce séducteur qui croyait sa beauté prestigieuse. Je saurais lui montrer que j'avais de la volonté.
Détails de conformité du produit
Personne responsable dans l'UE