Épreuves maternelles - Marthe Fiel
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Présentation Épreuves Maternelles de Marthe Fiel
- eBookDenise ne dormit pas de la nuit. Elle ne pouvait concevoir une si atroce méchanceté et elle se demandait aussi ce qu'elle deviendrait si son mari persistait à garder la cousine Zode dans leur intérieur.
L'aube la trouva encore éveillée. Enfin vaincue par la fatigue, elle venait de fermer les yeux, quand elle se sentit secouée brutalement :
Elle murmura :
? Qu'est-ce donc ?
Elle souleva péniblement ses paupières. Son mari était devant elle.
Il dit rudement :
? Écoutez-moi?
? Oh ! Paul, ne pouviez-vous pas me laisser dormir ?
? Vous n'avez pas besoin de dormir quand je suis réveillé.
Denise crut que son mari était devenu fou. Elle n'eut pas le loisir de s'appesantir sur cette pensée, car il poursuivit avec une parfaite lucidité :
? Voici ma décision.
Elle se haussa légèrement sur son coude sans plus parler. Elle s'étonnait de cette visite aussi brusque que matinale et se demandait où son mari voulait en venir.
? Je veux que vous sachiez que l'on ne se joue pas impunément de moi?
? Oh ! mon ami, je n'ai pas mérité tant de sévérité.
Mais Domanet ne parut pas s'apercevoir de cette supplication. Il continua :
? Vous rachèterez votre désobéissance.
Denise eut encore un mouvement pour protester, mais elle se tut en fermant les yeux, se sentant à bout de forces.
? Je vous prie de ne pas vous désintéresser de ce que je vous dis et de me regarder.
La jeune femme lutta contre la fatigue et devint attentive.
? Dorénavant, vous ne sortirez plus.
Elle souleva les sourcils, mais ne proféra pas une parole.
? Vous n'irez plus dans le monde, et ne verrez plus personne. Pour nos relations, vous serez censée être partie pour vous soigner dans quelque maison de repos. L'air défait que l'on vous voyait permettra d'accréditer cette fable.
? Vous avez tout votre bon sens, Paul ?? s'écria Denise, stupéfaite.
? Vos enfants vous seront retirés, continua le mari impitoyable.
? C'est impossible !? clama Denise dans un élan de tout son être.
? Vous n'avez pas le droit d'avoir une volonté, et comme il faudra que vous vous occupiez durant ces longues heures de solitude, je renverrai tous les domestiques? Vous me servirez.
? Seigneur ! ayez pitié de moi !? murmura Denise.
? Ah ! vous vouliez dédaigner le luxe que je vous donne !? vous allez savoir ce que sont les travaux grossiers. Personne ne sera plus à vos ordres, mais vous serez dorénavant aux miens.
Les prunelles de Denise s'agrandissaient à mesure que les paroles sortaient des lèvres de son mari. Elle crut de bonne foi que sa raison s'égarait, et, ne voulant pas le contrarier, elle dit doucement :
? Comme vous voudrez, mon ami.
Elle se promettait de se lever vivement pour téléphoner au docteur. Elle regarda sa pendule : il n'était que huit heures, et elle n'osa pas demander à Paul s'il était souffrant.
Elle le voyait calme. Il lui disait qu'il rentrerait à midi pour déjeuner et recommanda que ce fût prêt.
Denise s'étonna. Jamais son mari n'avisait de l'heure à laquelle il rentrait.
Enfin, il quitta la pièce. Denise entendit décroître son pas dans les appartements silencieux.
Elle attendit cependant encore un peu pour téléphoner.
Comme les domestiques se couchaient tard, elle trouva inutile de sonner sa femme de chambre, et elle patienta encore un peu. Elle somnola, mélangeant le rêve à la réalité, réfléchissant à la solution bizarre qu'avait trouvée son mari.
Ses enfants dormaient encore sans doute, parce qu'elle ne les entendait pas.
Elle médita sur sa solitude morale et sa pensée alla vers son frère. Elle se rappela ses paroles hautes et salutaires et dans une prière ardente, elle confia son destin à Dieu. Dans son cas, il fallait qu'elle se contentât de la beauté sévère du devoir accompli.
Quand Denise eut laissé glisser encore un peu de temps, elle sonna sa domestique.
Personne ne répondit à son appel.
Elle, qui n'aimait pas sévir et traitait ses serviteurs avec politesse et bonté, se proposa cependant d'adresser quelques observations à cette paresseuse. Ce qui la surprenait également, c'était de ne percevoir aucun bruit dans l'aile où ses enfants habitaient.
La demeure était extraordinairement silencieuse. Denise en conçut soudain une épouvante. Elle recommença d'appeler, mais ce second essai resta de nouveau sans succès.
Elle se leva. Une sueur froide glaçait ses tempes. Si cependant son mari avait dit vrai ? S'il la privait de toute aide et de tout confort ?
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