Les Boucaniers Tome III - Paul Duplessis
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Avis sur Les Boucaniers Tome Iii de Paul Duplessis - eBook
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Présentation Les Boucaniers Tome Iii de Paul Duplessis
- eBookAlain, ne voulant pas avoir l'air d'ignorer les usages de Paris, se contenta de remercier le mendiant sans entrer dans aucune explication ; toutefois il était fort intrigué.
¿ Qu'entend cet homme, se demandait-il par ces mots : « C'est l'heure de la belle messe ? » Il y a donc ici des messes laides et des messes belles. Au fait, pourquoi pas ? les Français sont des impies : ils reconnaissent probablement plusieurs Dieux !
Le Bas-Breton, grâce à son piteux costume, pénétra dans l'église des Jacobins, sans avoir à subir les supplications nasillardes et monotones d'une foule de prétendus estropiés qui se tenaient à la porte pour solliciter la pitié des fidèles.
Alain était pieux et modeste à l'extrême.
Que l'on juge donc de la stupéfaction prodigieuse ? de l'indignation inouïe qu'il éprouva, en apercevant l'église remplie d'un essaim de femmes plus extraordinairement encore décolletées qu'elles n'étaient luxueusement vêtues : ce qui n'est pas peu dire !
Ces femmes, entourées par une foule de jeunes courtisans, riaient, causaient et ne semblaient pas plus se préoccuper de la sainteté de l'endroit où elles se trouvaient, que de l'imposant et sublime mystère qui s'accomplissait devant elles !
L'église des Jacobins présentait en 1695 une succursale de l'?il-de-Boeuf.
Il fallait qu'Alain eût un intérêt considérable à rester, et qu'il fût soutenu par une idée fixe bien puissante, car il ne prit pas la fuite : au contraire, il se mit à parcourir l'église, tout en regardant autour de lui avec attention.
Bientôt il laissa échapper une exclamation de joie : il venait enfin de trouver ce qu'il cherchait avec tant de persévérance, c'est a dire un triangle en fer, garni de nombreuses pointés soutenant de petits cierges allumés : derrière ce triangle, se tenait assise la femme chargée de répondre aux commandes des fidèles.
Alain regarda du coin de l'oeil cette femme, et comme elle lui parut être douée d'un âge plus que respectable, posséder une remarquable, laideur, et qu'elle était vêtue avec beaucoup de décence, il se décida à s'adresser à elle.
¿ Madame, lui dit-il, vous plairait-il de m'allumer trois cierges en l'honneur de Sainte-Anne-d'Auray ?
¿ Pour vous faire bien voir de votre maîtresse, mon garçon ? vous avez raison. C'est là un infaillible moyen de réussite.
¿ Je n'ai pas et ne veux point avoir de ce que vous dites, madame, répondit Alain horriblement scandalisé. Vous êtes la marchande de cierges, n'est-ce pas ? Eh bien, alors allumez trois cierges, prenez votre argent et ne causez pas avec moi ; mes intentions ne regardent personne.
La vieille femme eut d'abord envie de se fâcher, mais son intérêt l'emporta sur sa colère, et elle obéit.
¿ C'est trente-six sols que vous me devez, dit-elle au Bas-Breton.
¿ Comment, trente-six sols ! s'écria Alain épouvanté.
¿ Certes ! trois cierges à douze sols pièce font bien trente-six sols !
¿ Ah ! les cierges valent donc ici douze sols pièce ? demanda Alain en regardant la marchande dans le blanc des yeux.
¿ Tout le monde sait cela ! Interrogez le premier venu¿
¿ Votre parole me suffit, répondit Alain qui, avisant agenouillée près de lui une vieille domestique, lui frappa doucement sur l'épaule et lui demanda, tout en essayant de la saluer gracieusement :
¿ Est-il vrai, madame, que les cierges coûtent à Paris douze sols ?
¿ Que le diable vous emporte de me déranger au beau milieu de mes prières pour m'adresser une aussi sotte question ! s'écria la vieille domestique. Certes, les cierges valent douze sols, imbécile !
Alain retira alors de sa poche, tout en soupirant, son dernier écu, si soigneusement conservé jusqu'à ce jour, et le donna à la marchande ; mais bientôt le visage du Bas-Breton changea comme par enchantement : l'expression de la joie y remplaça celle de la tristesse.
¿ Que je suis donc bête, se dit-il ; il est certain que les cierges de douze sols doivent posséder bien plus de vertu que ceux qui n'en coûtent que trois ! M. le chevalier ne peut manquer à présent d'avoir les vingt écus.
Après cette réflexion consolante, Alain s'agenouilla et fit sa prière.
« Ma bonne Sainte-Anne-d'Auray, murmura-t-il avec ferveur, vous voyez que je ne regarde pas à dépenser de l'argent pour vous être agréable.
» Je vous sais trop brave pour vouloir mettre inutilement en frais un pauvre malheureux comme moi ! ça ne serait ni gentil ni délicat de votre part.
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