Synchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo
- Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
- Récupérez le produit directement chez le vendeur
- Rakuten vous rembourse en cas de problème
Gratuit et sans engagement
Félicitations !
Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !
TROUVER UN MAGASIN
Retour
Avis sur Le Patriote de JEAN FÉRON - eBook
0 avis sur Le Patriote de JEAN FÉRON - eBook
Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.
-
L'aveugle De Saint-Eustache
8,95 € eBook
-
La Corvée
1,29 € eBook
-
L'espion Des Habits Rouges
7,95 € eBook
-
L'espion Des Habits Rouges
1,29 € eBook
-
Les Trois Grenadiers (1759)
1,29 € eBook
-
La Prise De Montréal
1,29 € eBook
-
Les Cachots D'haldimand
1,29 € eBook
-
La Belle De Carillon
1,49 € eBook
-
La Belle De Carillon
0,99 € eBook
-
La Belle De Carillon
1,99 € eBook
-
La Besace D'amour
0,99 € eBook
-
La Revanche D'une Race
4,05 € eBook
-
Le Manchot De Frontenac
4,25 € eBook
-
Le Patriote
1,89 € eBook
-
Les Cachots D'haldimand
0,99 € eBook
-
L'espion Des Habits Rouges
2,45 € eBook
-
La Prise De Montréal
4,25 € eBook
-
La Vierge D'ivoire
4,25 € eBook
-
Le Siège De Québec
4,25 € eBook
-
Les Cachots D'haldimand
1,87 € eBook
Produits similaires
Présentation Le Patriote de JEAN FÉRON
- eBookEn 1838, la ville de New-York n'était pas ce que nous la pouvons voir aujourd'hui ; mais elle était déjà très importante par son gros commerce. Hâtivement bâtie à l'embouchure de la rivière Hudson, elle n'avait pas la symétrie et la correction de ligne qu'on lui trouve de nos jours, et on ne l'avait pas encore décorée de ses mille tours de Babel. Elle n'était pas encore devenue la capitale de la finance juive ; en 1838, New-York était le lot presque exclusif de commerçants d'origine anglaise, et sa société, en dépit de certaines originalités qu'on s'efforçait d'inventer, et en dépit également de son puritanisme trop affecté, demeurait une société purement anglaise.
Seulement, comme on venait de se séparer du régime britannique, il importait de changer ses habitudes, son mode de vivre, son costume, sa façon de parler. On ne voulait plus être anglais, mais des « Américains », et que les Anglais, par revanche ou ironie, surnommèrent « Yankees ». Tout de même, ces Américains ne pouvaient ignorer que leur prétention n'effaçait nullement leur origine, et c'est peut-être à cause de cette reconnaissance même qu'ils continuaient de demeurer de vrais Anglo-Saxons. Ensuite, dans les nouveaux États américains, tout comme en Angleterre, on était bien forcé d'ouvrir ou de fermer les portes, puisqu'on avait là aussi des portes à fermer ou à ouvrir. Mais voilà, nos étranges voisins eurent l'air de prétendre que les portes pouvaient être fermées et ouvertes d'une toute autre façon. Plus tard ils eurent raison positivement : car ils avaient réussi à modifier leur physionomie ethnique, leurs allures et leur langage qu'on n'aurait pu les regarder comme issus d'une race européenne. Les Américains semblaient donc avoir justifié l'appellation des Anglais : c'étaient des Yankees. Une chose sûre, ces Yankees avaient alors pour notre race canadienne-française une sympathie que, hélas ! nous ne retrouvons plus guère. Cette sympathie fut la raison pour laquelle tant de nos Canadiens pourchassés par les agents anglais trouvèrent, durant nos troubles politiques de 1837 à 1839, un refuge sûr dans les États américains.
New-York n'était donc pas ville cosmopolite proprement dite, encore qu'elle renfermât, outre le groupe hollandais, plusieurs éléments étrangers, entre autres des Suisses et des Français.
Les régiments amenés de France en 1774, tant par La Fayette que par le comte de Rochambeau, avaient frayé le chemin d'Amérique à une foule de petits commerçants français venus dans les villes de la Nouvelle-Angleterre pour s'établir, et la ville de New-York les avait plus particulièrement attirés. Et l'on peut dire qu'à New-York, en 1838, la langue française était à peu près tout aussi courante qu'en la ville de Montréal, à la même époque.
En débarquant des navires européens, on pénétrait dans une sorte de place à laquelle venaient aboutir une quantité de ruelles tortueuses, qui se ramifiaient au coeur de la cité où habitait la haute bourgeoisie. Sur cette place et les ruelles adjacentes siégeaient le gros commerce et, plus spécialement, le commerce de l'hôtellerie. La plus achalandée de ces hôtelleries semblait être l'auberge de l'Angle Blanc, qu'un incendie allait détruire quelques années après en même temps que les constructions qui s'élevaient sur cette place. L'auberge de l'Angle Blanc dressait son enseigne à gauche, en pénétrant sur la place. Flanquée de deux ruelles, et par conséquent un peu écartée des immeubles voisins, elle attirait l'attention. Cette hôtellerie était tenue par un Français, ancien cuisinier, dit-on, de Louis XVIII, appelé Simon Therrier ou Tirier. Naturellement, c'était à cette auberge qu'accouraient, dès le débarquement, ceux qui arrivaient de France.
Dépassant de peu la cinquantaine, célibataire, actif, trapu et vigoureux encore, tel apparaissait Simon Therrier au physique. Il était connu pour sa grande urbanité, et l'on pouvait croire qu'il avait servi dans les grandes maisons, à voir l'aisance de ses manières, ses révérences gracieuses, son langage choisi, et la dignité avec laquelle il dirigeait son établissement. On connaissait encore Simon Therrier pour sa bonne jovialité, qualité qui n'est pas un mince appoint dans l'attraction d'une clientèle. C'est donc en raison de toutes ces qualités d'abord, et ensuite par l'excellence de sa cuisine exceptionnellement française qu'il était parvenu à se créer en peu d'années une clientèle nombreuse et distinguée.
En sus des voyageurs venant d'Europe, l'auberge de l'Angle Blanc recevait souvent la nouvelle société new-yorkaise, qui y donnait des festins dont on parlait par l'au-delà l'Atlantique. Pourtant, il n'y avait en cette auberge aucun luxe, car Simon Therrier était économe ; mais on y trouvait la table la plus appétissante qui fût, une propreté méticuleuse et un bon confort.
Vers la fin de juillet de cette année 1838, sur le déclin du jour, Simon Therrier vit entrer en son auberge un jeune homme, presque un enfant par le visage imberbe et délicat. Mais la taille élancée de l'inconnu, sa physionomie intelligente et distinguée, la mise soignée de sa personne attiraient de suite l'attention et créaient une impression favorable.
Détails de conformité du produit
Personne responsable dans l'UE