Tom Jones Tome III - Henry Fielding
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Présentation Tom Jones Tome Iii de Henry Fielding
- eBookNotre compagnie, en arrivant à Londres, descendit à l'hôtel du lord. Pendant que les deux cousines se reposaient des fatigues du voyage, un domestique alla chercher pour elles un appartement dans la ville ; car milady étant absente, mistress Fitz-Patrick refusa d'accepter un lit chez le noble pair.
On verra peut-être dans le scrupule de cette dame un excès de réserve et de délicatesse ; cependant si l'on songe à l'embarras de sa position, à la malignité publique, on conviendra qu'elle ne poussa pas trop loin la prudence, et qu'en pareil cas toute femme fera bien de l'imiter. Dans la théorie, la plus parfaite apparence de vertu, sans réalité, ne saurait se comparer à la vertu elle-même, dénuée de cette apparence ; mais dans le monde elle obtiendra toujours plus de suffrages, et personne ne contestera que le sexe ne peut, en nulle occasion, se passer de l'apparence ou de la réalité.
Aussitôt qu'on eut trouvé un appartement, Sophie y accompagna sa cousine, pour cette nuit seulement, bien décidée à s'enquérir dès le lendemain matin de la dame dont elle était venue chercher la protection, en quittant la maison paternelle. Quelques observations qu'elle avait faites pendant les deux derniers jours de son voyage, redoublaient son empressement à prendre ce parti.
Dans la crainte de peindre notre héroïne sous les traits odieux d'une personne soupçonneuse, nous n'osons presque découvrir au lecteur les pensées qui occupaient son esprit, au sujet de mistress Fitz-Patrick. Il est certain qu'elle concevait des doutes sur son caractère ; et ces doutes étant de la nature de ceux qui naissent aisément dans les coeurs pervers, avant d'en parler plus clairement, nous dirons un mot du soupçon en général.
Il y a deux manières de l'envisager. Dans le premier cas il part du coeur ; sa rapidité semble une inspiration ; il enfante des chimères ; il voit ce qui n'est point, ou dépasse la réalité. Doué d'une vue aussi perçante que celle de l'aigle, il épie les actions, les paroles, les gestes, les regards ; il pénètre jusqu'au fond des âmes, où il découvre le mal dans son origine, et quelquefois avant sa naissance. Faculté admirable, si elle était infaillible ! Mais que d'infortunes produisent ses erreurs ! que de larmes elles coûtent à l'innocence et à la vertu ! Il faut donc regarder une perception du mal si prompte et si fautive, comme un défaut pernicieux. Il annonce d'ordinaire un mauvais coeur ; et ce qui nous le persuade, c'est que nous ne l'avons jamais observé dans une belle âme : celle de Sophie en était entièrement exempte.
Considéré sous un autre aspect, le soupçon paraît venir de la tête, et n'est que la faculté de voir ce qui s'offre à nos regards, et d'en tirer des conséquences : double opération qui ne demande que des yeux et une dose commune de bon sens. Ce second genre de soupçon est aussi ennemi du crime que le premier l'est de l'innocence. On l'excuse, lors même que par un effet de la faiblesse humaine, il s'égare dans ses conjectures. Qu'un mari, par exemple, surprenne sa femme sur les genoux, ou dans les bras d'un de ces jeunes roués qui professent l'art de la séduction, le blâmerons-nous d'en croire un peu plus qu'il n'en voit, et de mal interpréter des familiarités qu'une excessive indulgence pourrait seule traiter de libertés innocentes ? Le lecteur imaginera sans peine un grand nombre de méprises aussi plausibles. Nous ajouterons que, sans trop blesser la charité chrétienne, on peut soupçonner quelqu'un d'être capable de faire ce qu'il a déjà fait, et de commettre une seconde faute, quand il en a commis une première. Sophie, nous le croyons, donnait accès dans son esprit à ce soupçon. Elle pensait que sa cousine n'était pas plus sage qu'il ne fallait.
Voici le fait. Mistress Fitz-Patrick, en personne sensée, avait observé que dans le monde la vertu d'une femme court le même risque qu'un pauvre lièvre, qui ne saurait se hasarder dans la plaine sans y rencontrer des ennemis. Dès qu'elle eut formé le projet de renoncer à la protection de son mari, elle résolut d'en chercher une autre : or, pouvait-elle en choisir une meilleure que celle d'un seigneur distingué par sa naissance, par son rang, par sa fortune, d'un généreux chevalier qui, outre le zèle naturel à son sexe pour la défense des belles affligées, lui avait donné toutes les preuves possibles du plus vif attachement ?
Mais les lois ayant imprudemment omis de créer la charge de vice-mari, ou de tuteur d'une femme échappée du lien conjugal, et la malignité se plaisant à l'appeler d'un nom moins honorable, on convint que le lord rendrait en secret à la dame les bons offices d'un protecteur, sans en jouer publiquement le rôle. Afin de prévenir même toute espèce de soupçon, il fut arrêté qu'elle irait droit à Bath, et le lord, à Londres, d'où il viendrait la rejoindre, sous prétexte de prendre les eaux pour sa santé.
Sophie apprit cet arrangement, non par une confidence positive, ou par quelque imprudence de mistress Fitz-Patrick, mais par l'indiscrétion du lord, beaucoup moins habile que la jeune dame à garder un secret. Peut-être aussi le silence que celle-ci avait gardé sur ce sujet dans le récit de son histoire, contribuait-il beaucoup à fortifier les doutes de sa cousine.
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