Le Faux Frère - Sophie Gay
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Présentation Le Faux Frère de Sophie Gay
- eBookAVANT-PROPOS
Un procès plaidé en 1818, à Aix-la-Chapelle, m'a fourni le sujet de cet ouvrage ; plusieurs personnes qui prenaient ainsi que moi un vif intérêt à cette affaire, m'ont engagée à l'écrire en y ajoutant les événements qui avaient dû naître d'une situation si extraordinaire. Je m'y suis prêtée volontiers dans l'espérance, qu'appuyé sur le vrai, on n'accuserait pas ce récit d'invraisemblance.
En fait d'aventures romanesques, j'ai rarement vu l'imagination la plus féconde surpasser et même égaler l'intérêt dramatique des situations qui se renouvellent sans cesse dans la vie. Les révolutions, les guerres qui ont agité le monde depuis trente ans, nous ont souvent rendus acteurs ou témoins de scènes que le génie le plus audacieux n'aurait osé concevoir. Il ne nous manque qu'un autre Walter-Scott pour les peindre. Sans doute la nation qui offre tant de modèles dans tous les genres de littérature, aurait déjà vu s'élever un talent rival de celui du célèbre Écossais, sans le dédain de la plupart de nos gens de lettres pour tout ce qui paraît sous le titre de roman. Cependant il existe deux preuves irrécusables de l'injustice de ce dédain ; d'abord les suffrages accordés aux grands talents qui l'ont bravé, tels que les auteurs de la Nouvelle Héloïse, de Paul et Virginie, de René, d'Atala, etc. Et, secondement, les vains efforts de plusieurs écrivains de mérite pour surmonter les difficultés attachées à ce genre d'ouvrage.
Sans avoir l'ambition d'égaler ni même la prétention d'imiter l'auteur de la Prison d'Édimbourg, on peut, je crois, être encouragé par son exemple à puiser des sujets dans les causes intéressantes qui occupent souvent nos tribunaux. Heureusement toutes celles qu'ils jugent ne sont pas fondées sur des assassinats, et il s'en rencontre parfois où la singularité des événements et des caractères offre des tableaux à la fois nouveaux et piquants. Les héros de ces aventures réelles, tout en sortant des routes communes par la violence de leurs passions, la bizarrerie de leur esprit, ou la difficulté des situations dans lesquelles le hasard les place, ont souvent ramenés par d'impérieux devoirs au milieu de gens soumis aveuglément aux usages et même aux préjugés de leur siècle ; et il naît de cet assemblage de la routine et de l'extraordinaire, des contrastes piquants, dignes d'être observés par nos peintres de moeurs.
L'avantage de choisir ses sujets parmi les scènes qui se sont passées de nos jours, semble assez démontré par la quantité de mémoires que l'on publie depuis quelques années. Ce n'est point, comme on l'affirme, la partie scandaleuse de ces mémoires qui en fait la fortune. L'urbanité, le bon goût du public français ne permet pas de le croire. Mais à travers ce fatras d'intrigues, d'aveux indécents, de mensonges odieux et d'indiscrétions plus coupables encore, il se trouva quelques anecdotes vraies, qui rappellent une époque intéressante ; et ce petit nombre de lignes tracées par la vérité suffit pour faire braver le dégoût qu'inspirent ces sortes de productions.
Est-il donc besoin pour captiver l'attention du public le plus spirituel de l'Europe, de ces grossiers portraits dont on charge les défauts pour assurer la ressemblance, et de ces noms obscurs écrits en toutes lettres à propos d'une histoire galante dont la révélation jette le trouble dans les familles, sans aucun profit pour l'amusement du lecteur ? Non, les ouvrages de nos meilleurs auteurs attestent le contraire ; et soit qu'ils aient imaginé ou raconté, ils se sont bornés à peindre fidèlement les vices, les vertus, les grâces que l'on rencontre généralement dans le monde, sans en faire d'application particulière ; ils ont prouvé qu'on peut retracer les caractères des gens qui offrent le plus de traits d'originalité, sans dépeindre leur personne et dévoiler leur vie ; et qu'enfin la connaissance des modèles n'ajoute rien à l'effet des tableaux.
Il y a peut-être beaucoup de présomption à tenter le succès d'un roman à une époque où l'esprit tourné vers des intérêts politiques, chacun fait, ou croit faire de l'histoire ; mais n'avons-nous pas le droit d'espérer que le moment approche, où les grandes questions débattues si souvent seront enfin décidées à l'avantage de tous ; et que, n'ayant plus rien à craindre pour leur repos et leur liberté, les Français reviendront aux loisirs qui les charmaient autrefois ? Le culte de la raison n'exclut point les plaisirs de l'esprit, et les hommes qui font les grands événements d'un siècle doivent lire, il me semble, avec intérêt, les aventures et les moindres faits qui s'y rattachent. C'est dans cette confiance que j'ose publier cet ouvrage. S'il passe inaperçu, je m'en consolerai par l'idée qu'il avait à lutter contre des circonstances trop graves ; s'il obtient quelque succès, j'en serai fière comme d'une victoire, et j'en ferai l'hommage à ma chère Delphine, en reconnaissance de tout le bonheur que je lui dois.
I
C'était dans la fatale année où l'incendie de Moscou éclaira nos derniers triomphes. Le froid, la victoire et la mort, conjurés contre nous, semblaient s'être coalisés pour venger le monde de l'excès de notre gloire. Les soldats que le fer et le feu n'avaient pu abattre, succombaient à la rigueur d'un ciel glacé, et regrettant la vie moins que le combat, expiraient honteux de leur mort inutile. Parmi ceux que la confiance ou la jeunesse aidaient à braver tant de maux, on remar- quait Théobald et Léon. Séparés par la naissance, par le crime d'un père, unis par les périls, le courage et l'amour de la patrie, ils offraient le modèle de cette amitié sainte, consacrée par les poètes antiques. Ce culte de deux âmes pures, cette religion divine, on y croyait après les avoir vus ; et depuis les généraux qui les commandaient jusqu'aux soldats qui leur étaient soumis, tous les estimaient, les aimaient en commun. L'un d'eux se distinguait-il par un trait généreux, par une action glorieuse, on ne les racontait jamais qu'en disant : « Ils ont secouru tel malheureux, ils ont fait tant de prisonniers, » et le pauvre blessé rendu à la vie par leurs soins, lorsqu'il avait remercié l'un, se croyait quitte envers l'autre.
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