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Le Moqueur amoureux - Sophie Gay

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      Présentation Le Moqueur Amoureux de Sophie Gay

       - eBook

      eBook - Sophie Gay 06/04/2021
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Sophie Gay
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 06/04/2021
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230004680017



    • ¿ Mademoiselle Victorine a-t-elle envoyé ma robe ?

      ¿ Pas encore, elle vient de faire dire que madame la duchesse ne pourrait l'avoir avant neuf heures.

      ¿ C'est beaucoup trop tard, j'ai promis d'être à huit heures précises chez madame d'Herbas, et je ne veux pas qu'on m'attende pour la signature du contrat de mariage de sa fille¿ Eh bien, qu'est-ce qui vous fait sourire ?

      ¿ Oh ! rien, madame, ces choses-là ne nous regardent pas.

      ¿ Elles vous amusent du moins, puisque vous en riez ; mais je veux savoir¿

      ¿ Madame la duchesse l'apprendra bientôt plus positivement ; je n'en ai entendu parler que par le chasseur de M. le marquis d'Herbas qui sort d'ici.

      ¿ Et que vous a-t-il dit ?

      ¿ Que le mariage de mademoiselle Léontine était rompu, et qu'on ne recevrait personne ce soir chez eux.

      ¿ C'est un conte qu'il vous a fait, j'étais là hier lorsqu'on a reçu la corbeille.

      ¿ S'il faut en croire Étienne, elle a été reportée ce matin chez M. de Marigny, après une grande scène qui s'est passée entre M. le marquis d'Herbas et sa fille. Je n'en sais pas davantage ; mais j'ai pensé que cela changerait quelque chose aux ordres que madame m'avait donnés pour sa toilette.

      ¿ Certainement, cela changerait complétement mes projets¿ Mais je ne puis me persuader qu'après des démarches, des paroles si positives, on en vienne à un éclat pareil. Non, il y a quelque méprise, et je veux l'éclaircir. J'avais fait défendre ma porte ce matin à M. de Sétival, dites qu'on le laisse entrer ; grâce aux trente visites qu'il fait par jour, il sait tout ce qui se passe à Paris, et cet avantage, qui lui tient lieu de tous les autres, me sera enfin une fois utile.

      À ces mots, mademoiselle Rosalie sortit en laissant sa maîtresse livrée à toutes les suppositions que sa nouvelle avait fait naître.

      ¿ Ce mariage serait rompu répétait sans cesse la duchesse de Lisieux ; rompu au moment de la célébration ! Il faut un motif bien grave. M. de Marigny avait-il des dettes cachées ? Se serait-il brouillé à propos du contrat avec son futur beau-père ? Quelqu'une de ces lettres infâmes dont les auteurs semblent se multiplier aurait-elle porté le trouble dans cette famille !

      Ainsi l'imagination de la duchesse se perdait en conjectures, quand on lui annonça le maréchal de Lovano.

      À peine se fut-elle informée de la santé du pauvre goutteux, qu'elle lui parla de ce qu'elle venait d'apprendre. Le maréchal, que ses souffrances retenaient depuis plusieurs jours chez lui, n'avait vu personne qui pût détruire ou confirmer le bruit de cette rupture, mais il n'en parut pas étonné.

      ¿ Comment ! dit la duchesse de Lizieux, vous qui vous connaissez si bien en intérêts qui touchent à l'honneur, vous trouvez tout simple qu'un homme se joue de celui d'une famille entière en rompant sans motif l'engagement le plus sacré ?

      ¿ Non vraiment, ce n'est pas cela que je trouve tout simple, et si chacun pensait comme moi sur ces gentillesses-là, elles ne se recommenceraient pas si souvent. Mais j'en crois M. de Marigny incapable, et je soupçonne à ce grand événement une cause fort légère.

      ¿ Laquelle ? ne puis-je le savoir ?

      ¿ Mais¿ j'hésite à vous le dire ; d'abord ce serait dénoncer un de vos admirateurs ; et puis, vous ne me croiriez pas.

      ¿ Vous me supposez donc une prévention bien aveugle ?

      ¿ Non, je ne pense même point que cet homme-là puisse l'inspirer ; mais vous vous refusez à convenir de l'influence qu'il exerce sur toute votre société, même sur les gens qui le détestent, et cependant les preuves abondent. Je gage que cette rupture est encore son ouvrage.

      ¿ Ah ! monsieur le maréchal, quel affreux soupçon ! il faut une amitié comme la mienne pour vous le pardonner, car je ne feindrai point de ne vous avoir pas compris ; je sais de qui vous voulez parler, mais croyez bien que votre malveillance habituelle pour M. de Varèze me l'a seule fait deviner.

      ¿ Je ne l'accuse pas de vouloir tout le mal qu'il fait, reprit le maréchal, Dieu m'en garde ; je suis certain même qu'il se battrait à outrance contre tous ceux qui oseraient le lui reprocher ; et pourtant il n'en est pas moins vrai que ses mauvaises ou bonnes plaisanteries sont la terreur des maris, des amants et des mères. Vous-même, qui le défendez, convenez qu'il vous fait peur, et que malgré vos vingt-cinq ans, votre titre de veuve, de duchesse, votre rang à la cour, vos succès dans le monde, vous lui témoignez plus d'estime que vous n'en avez dans le fond pour son caractère ; tant vous redoutez avec raison la gaieté de ses épigrammes.

      ¿ C'est faire trop d'honneur à ma prudence, reprit la duchesse en cherchant à réprimer un léger mouvement de dépit ; et loin de me laisser intimider par la gaieté maligne de M. de Varèze, je tombe souvent dans le tort contraire ; je ne le rencontre jamais sans prendre la défense des gens dont il rit ; et comme font tous les avocats, j'entremêle toujours quelques personnalités dans mon plaidoyer.sincère.





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