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Daniel Deronda - George Eliot

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      Présentation Daniel Deronda de George Eliot

       - eBook

      eBook - George Eliot 24/05/2020
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : George Eliot
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 24/05/2020
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003921807



    • Tome II
      RÉVÉLATIONS

      « S'il y a des rangs dans la souffrance, Israël a la prééminence sur toutes les nations ; si la durée des douleurs et la patience avec laquelle on les supporte ennoblissent, les juifs font, partie de l'aristocratie de tous les pays ; si on qualifie de riche une littérature qui possède quelques tragédies classiques, que dirons-nous d'une tragédie nationale qui dure depuis cinq cents ans et dont les poètes et les acteurs ont été aussi les héros[1] ! »

      Deronda avait lu depuis peu ce passage de Zunz, et il lui revint à l'esprit, comme contraste, lorsque, quatre jours plus tard, il alla chez les Cohen, qui, certainement, ne portaient aucune marque distinctive de douleur ou de toute autre forme d'aristocratie. Ce Jeschurum[2] de prêteur sur gage n'était pas un symbole de la grande tragédie juive ; et pourtant, n'y avait-t-il pas quelque chose de typique dans le fait qu'une vie comme celle de Mordecai, ¿ frêle incarnation de la conscience nationale qui n'était plus qu'un souffle, ¿ était abritée sous l'ignorante prospérité des Cohen ?

      Le contentement brilla sur leurs visages quand Deronda reparut au milieu d'eux. Cohen lui-même profita de l'occasion pour déclarer que bien que la bague en restant chez lui davantage aurait rapporté plus d'intérêts, il n'oserait pas comparer ce bénéfice au plaisir des femmes et des enfants à voir un jeune gentleman dont la visite leur avait été si agréable qu'elles n'avaient fait qu'en parler depuis. La jeune madame Cohen, qui était très peinée que le bébé fût déjà endormi, puis très heureuse qu'Adélaïde ne fût pas encore couchée, supplia Deronda de ne pas rester dans la boutique, mais d'entrer dans le parloir pour voir « la mère et les enfants ». Il accepta d'autant plus volontiers l'invitation, qu'il s'était muni de cadeaux : des bonshommes coloriés pour Adélaïde et un bilboquet d'ivoire pour Jacob.

      En entrant, il remarqua que la porte par où Mordecai était sorti lors de sa première visite était fermée ; mais il voulut d'abord témoigner son intérêt aux Cohen, avant de leur dévoiler celui plus grand qu'il portait à leur hôte singulier. Ce ne fut donc que quand il eut pris sur ses genoux Adélaïde, et qu'il eut fait danser les bonshommes sur la table, pendant que Jacob s'exerçait avec son bilboquet, qu'il dit :

      ¿ Mordecai est-il ici ?

      ¿ Où est-il, Addy ? demanda Cohen, qui avait profité d'un répit que lui laissaient les affaires pour venir regarder.

      ¿ Dans l'atelier, répondit sa femme, en faisant un geste de la tête vers la porte close.

      ¿ Le fait est, monsieur, reprit Cohen, que nous ne savons pas ce qu'il a depuis deux jours. Il est constamment ce que je puis appeler un peu touché, vous savez, ¿ ici Cohen porta le doigt à son front, ¿ pas aussi raisonnable en tout comme vous et moi ; cependant, il est étonnamment régulier et industrieux, autant que peut l'être une pauvre créature souffreteuse, et il prend plaisir à instruire le petit. Mais, depuis deux jours, il n'a fait qu'aller et venir comme un somnambule, ou bien il est resté assis, immobile comme une figure de cire.

      ¿ Pauvre cher garçon ! dit tendrement la mère, c'est la maladie ; je doute qu'il y résiste.

      ¿ Non, je crois seulement qu'il a quelque chose en tête, dit madame Cohen la jeune. Il écrivait continuellement, et quand je lui parlais, il mettait très longtemps à me répondre.

      ¿ Vous nous trouverez peut-être un peu faibles, dit M. Cohen en façon d'excuse ; mais ma femme et ma mère ne voudraient pas se séparer de lui, fût-il encore d'une plus grande gêne. Ce n'est pas que nous ne connaissions le fort et le faible des choses, mais c'est notre principe. Il y a des fous qui font des affaires à perte et qui ne s'en doutent pas. Je ne suis pas de ceux-là.

      ¿ Oh ! Mordecai apporte la bénédiction avec lui, dit la grand'mère.

      ¿ Loin de m'étonner de ce que vous ressentez, dit Deronda, j'éprouve quelque chose de semblable moi-même. J'ai causé avec lui dernièrement dans la boutique de M. Ram, et je lui ai promis de venir le chercher ici pour sortir ensemble.

      ¿ C'est cela alors ! s'écria Cohen en se frappant sur le genou. Il vous attendait, et voilà ce qui l'occupait si fort. Sans doute, il vous aura parlé de son savoir ? C'est bien gentil de votre part, monsieur, car je ne crois pas qu'il y ait beaucoup à gagner ; sans cela, il n'en serait pas réduit à l'état où il est. Mais j'aperçois quelqu'un dans la boutique !

      M. Cohen s'empressa de sortir, et Jacob, qui était demeuré à écouter auprès de Deronda, lui dit avec une obligeante familiarité :

      ¿ Je vais appeler Mordecai, si vous voulez.

      ¿ Non, Jacob, dit sa mère, ouvre la porte à monsieur, et laisse-le y aller tout seul. Silence ! Ne fais point de bruit.

      L'adroit Jacob tourna le bouton de la porte aussi doucement que possible, et Deronda, qui le suivait, s'arrêta sur le seuil. La petite chambre n'était éclairée que par un feu mourant et une chandelle couverte d'un abat-jour. Sur une planche fixée devant la fenêtre, étaient éparpillés différents objets d'orfèvrerie ; derrière, on voyait quelques livres empilés dans un coin. Mordecai était assis sur une chaise haute devant cette espèce d'établi ; il tournait le dos à la porte, les mains appuyées devant lui, à côté d'une montre en réparation. On voyait qu'il était dans un état d'attente aussi maladif que celui d'un prisonnier auquel on a promis sa délivrance.

      ¿ Je viens vous chercher ; êtes-vous prêt ? lui demanda Deronda.

      Instantanément il se retourna sans parler, saisit son chapeau et se leva pour rejoindre son ami. À peine furent-ils dans le parloir, que Jacob, remarquant le changement d'air et d'expression de Mordecai, lui prit le bras et lui dit :





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