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Daniel Deronda - George Eliot

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      Présentation Daniel Deronda de George Eliot

       - eBook

      eBook - George Eliot 24/05/2020
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : George Eliot
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 24/05/2020
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003921784



    • Tome I
      LE CHOIX DES DEMOISELLES

      Ce serait mal caractériser Deronda que de le dire romanesque ; mais, sous son extérieur calme et grave régnait une ardeur qui le portait aisément à trouver de la poésie et du roman dans les événements de chaque jour. Pour lui, le fait d'avoir trouvé Mirah était aussi émouvant que les aventures d'Oreste ou de Renaud. Il demeura sur pied une bonne partie de la nuit, se retraçant tout ce qui s'était passé depuis que Mirah lui était apparue sur le bord de la Tamise. Il prit un livre et essaya de lire pour chasser les idées qui le poursuivaient ; mais les caractères lui faisaient l'effet d'un réseau à travers les mailles duquel il voyait et entendait tout, aussi distinctement qu'avant ; non seulement il voyait les péripéties survenues pendant les deux heures précédentes, mais encore les possibilités auxquelles ces péripéties pourraient donner lieu. Ces idées suffisaient pour entretenir en lui l'espoir et la crainte. La recherche de sa mère, à laquelle Mirah voulait se livrer, le préoccupait tout particulièrement. Son premier mouvement le poussait à l'aider dans cette recherche ; si son frère et sa mère étaient à Londres, les moyens de perquisition ne manquaient pas ; mais à la sympathie de Daniel pour sa protégée se mêlait un sentiment d'anxiété bien naturel.

      Son désir personnel de connaître sa propre mère, ou d'en apprendre quelque chose, était toujours accompagné d'une arrière-pensée pénible ; il pouvait se faire que le bonheur éprouvé par Mirah, en retrouvant la mère et le frère dont elle était séparée depuis tant d'années, se changeât en déception et même en calamité. Savait-on quel pouvait être leur état moral actuel ? Il est vrai qu'elle avait dit que sa mère et son frère étaient bons et vertueux ; mais cette bonté et cette vertu n'avaient existé peut-être que dans son imagination, et douze années de séparation étaient plus que suffisantes pour amener de grands et redoutables changements. En dépit de sa tendance innée à se mettre du côté des victimes du préjugé, son intérêt ne s'était jamais porté d'une façon pratique sur les juifs actuels, et ce qu'il en connaissait ne lui paraissait pas bien attrayant, ni bien encourageant. Il tenait pour constaté que les juifs instruits et bien élevés renonçaient à leur croyance pour se confondre avec le peuple de leur pays natal ; le mépris attaché au nom de juif soulevait toutes ses sympathies pour cet héritage de douleurs ; mais il était impossible qu'il ne connût pas de fâcheuses histoires sur les caractères et les occupations de certains membres de ce peuple ; et, quoiqu'il protestât sans cesse contre la disjonction de l'histoire du temps passé de celle de l'époque moderne, il n'était jamais arrivé à des conclusions plus définies sur les Israélites du dix-neuvième siècle, que celles qui rappelaient les vertus et les vices d'une race depuis longtemps opprimée et persécutée. Mais, aujourd'hui que le désir de Mirah le forçait, en quelque sorte, de procéder à un examen minutieux des circonstances, certaines images désagréables se rattachant à cette mère juive et à son fils, à ce qu'ils pouvaient être devenus tous deux, se présentaient d'elles-mêmes devant ses yeux. Certes, la délicatesse et le charme de la jeune fille étaient de fortes présomptions en faveur de ses proches, mais il fallait attendre pour en savoir davantage, et madame Meyrick pourrait peut-être recueillir de la bouche de Mirah des données indicatrices qui rendraient les démarches à tenter plus faciles. Sa voix, son accent, ses regards, la douce pureté qui émanait de toute sa personne, le faisaient reculer de plus en plus devant l'idée de l'associer d'une façon quelconque à quoi que ce soit de haïssable ou de méprisable ; toutefois il ne pouvait s'empêcher de penser avec crainte à une parenté inconnue, et, dans le cas de Mirah, comme dans le sien, il trouvait des motifs plausibles pour en redouter les conséquences.

      Que fallait-il faire pour cette pauvre enfant ? Elle avait avant tout besoin de protection, de sécurité, d'encouragement, et son coeur chevaleresque lui disait que plus tôt il pourrait appeler sur elle l'intérêt des autres, sans parler du sien, mieux il s'acquitterait des devoirs qu'il avait contractés envers elle. Il n'avait point de droits à la pourvoir entièrement, quoiqu'il lui fût possible de le faire, et l'impression profonde qu'elle avait produite sur lui le portait à désirer qu'elle se considérât comme entièrement indépendante. De vagues lueurs, de lointaines perceptions d'avenir, qu'il essayait de chasser comme des fantômes obsédants, laissaient cependant leur influence sur lui ; il avait surtout peur que ceux qui le voyaient de près ne devinassent tout de suite l'histoire de ses relations avec la jeune juive. S'il détestait le secret qu'il était obligé de garder sur les liens et les devoirs de sa vie, il n'en était pas moins résolu à agir de telle sorte que la vérité ne pût jamais avilir autrui, surtout quand cette vérité ne provient pas du fait propre de la personne qu'elle touche.

      Un instant il eut l'intention de tout raconter le lendemain à sir Hugo et à lady Mallinger ; mais l'espérance d'apprendre de nouveaux détails par madame Meyrick pendant sa prochaine visite, l'y fit renoncer. Il finit par s'endormir et décida qu'il attendrait le résultat de cette visite.





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