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L'Élu - ACHILLE ESSEBAC

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      Présentation L'élu de ACHILLE ESSEBAC

       - eBook

      eBook - Achille Essebac 16/10/2018
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : ACHILLE ESSEBAC
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 16/10/2018
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230002693446



    • Rome ! ¿

      Pierre regarda un instant, de sa fenêtre, la via Gambero et le Corso, plus loin. Puis il descendit. La tiédeur ambrée du jour le surprit après la demi-teinte froide qui l'avait enveloppé dans la pénombre blanche et glacée de l'escalier de marbre. Il longea, deux minutes, la via Gambero, rejoignit la via dei Condotti, hésita entre le Corso et la place d'Espagne¿ Mais dans cet avril lumineux de Rome, le clair amphithéâtre de la Trinità de'Monti apparu devant lui, rose et ocre dans l'azur appâli du ciel, l'attira.

      Des gamins passaient, descendant au Corso. Tous étaient jolis par l'étendue veloutée de leurs yeux et la matité brune de leur teint avivé sur l'incarnat de la bouche rieuse. Pierre aimait à les considérer. Et comme il s'attardait plus que de raison à fixer sur les petits Italiens ses regards charmés, quelques-uns lui sourirent, sans effronterie aucune, simplement, insouciants de la beauté que ces regards attentifs et quelque peu indiscrets saluaient en leurs frimousses éveillées.

      La place d'Espagne !

      À droite, se raccordant avec elle, la place Mignanelli et la colonne de l'Immaculée Conception devant la façade austère du collège de la Propagande qui ferme la perspective de ce côté. À gauche, la via del Babuino conduit vers la place du Peuple le pittoresque arrangement de ses boutiques d'antiquaires aux seuils cloisonnés de mosaïques, caparaçonnés de bas-reliefs, enluminés de fresques aux belles nuances de tapisseries parmi les joailleries des bijoux anciens, la rareté précieuse des intailles et des camées de lapis, de turquoises, d'agates, d'améthystes et d'émeraudes. Mais la gloire de cette place tient toute sur les degrés en travertin de son escalier monumental à double évolution. Et Pierre arrêta là ses regards et sa pensée.

      L'aimait-il, ce coin ravissant dans cette Rome pour laquelle il ne se connaissait pas assez d'affection ! De toutes les villes traversées au cours du voyage touchant à sa fin, et qui charmèrent ses regards en intéressant son esprit, aucune ne primait l'invincible attirance de celle-ci ; et les pauvres banalités de la capitale moderne étaient impuissantes à lui gâter les joies sans nombre de la cité antique.

      Elle serait le couronnement splendide à l'exode achevé qui d'abord lui fut un chagrin.

      Pierre Pélissier n'avait pas, sans remords, quitté Paris, puis Meiras en Savoie, abandonnant au château du vieil oncle Anthelme-Gilbert de Meiras sa petite soeur Gilberte ! Il lui avait fallu oublier, dans une radicale transformation de son existence, la peine tenace de n'avoir pas obtenu en mariage celle qu'il désirait, plus qu'il ne l'aimait sincèrement sans doute : Céline Delhostel, la fille du père Delhostel, le richissime entrepreneur de terrassements. Elle avait préféré à sa douceur de presque gamin - à vingt-deux ans Pierre paraissait sortir du collège - la robustesse brutale et fanfaronne d'Yves Le Hel. Ce mariage était plutôt l'oeuvre du terrassier séduit par la hâblerie conquérante et le brio de ce dernier que le choix étudié de Céline. Mais le terrible bonhomme écrasait de sa pesante autorité le vouloir indécis déjà de sa fille. Elle avait ployé comme son père avait accepté le joug de Le Hel accoutumé, lui aussi, à ne rencontrer aucune résistance devant ses désirs, qu'ils fussent, ces désirs, même et surtout ceux de l'instinct éveillé par l'attrait du plaisir exclusivement sensuel. Yves, avec sa lourdeur de Breton sec et têtu, ne ressentait pas. Il éprouvait, par curiosité malsaine, la résistance possible à ses caprices ; et pour le malheur de ses victimes, le bonheur lui souriait de ne rencontrer pas beaucoup cette résistance.

      ¿ Mais les regrets de Pierre s'enfuyaient, dissolvant en les paysages chauds et lumineux de la Méditerranée les dernières larmes de ses yeux sensibles aux belles visions de toutes choses.

      À son retour ce seraient les fiançailles définitives de petite soeur Gilberte avec le jeune comte Marc de Bricey, un des plus grands noms du Paris aristocratique.

      Marc, l'ami de collège de Pierre et le compagnon aussi de Le Hel à ce même collège, se souciait peu de partager son nom avec une Juive opulente ou une Américaine vicieuse. Il avait dès longtemps apprécié Gilberte Pélissier quand elle venait avec son père, l'illustre professeur de gynécologie, apporter des friandises à Pierre, au parloir. Il arrivait souvent que Marc se mêlât à leurs réunions parce qu'il avait perdu ses parents et restait seul avec la fortune colossale qui devait lui revenir à sa majorité. Or Pierre aimait beaucoup Marc ; ou, mieux, Pierre étant adoré de tous ses condisciples, l'amitié affectueuse de Marc s'expliquait de soi-même comme aussi l'attachement de Jean Bérille, le jeune musicien que Pierre allait retrouver à la Villa Médicis, l'un de deux et l'autre de trois ans plus âgés que lui.

      Marc était devenu par son élégance fortunée un des maîtres de la haute société parisienne, au moins son enfant gâté. Aucunes fêtes, aucunes premières, aucuns dîners sans que son affabilité spirituelle et captivante ne les vînt rehausser. Il n'éprouvait pas les femmes, il les aimait pour leur charme et se contentait le plus souvent de se sentir aimé à son tour parce qu'on le lui laissait voir en des flirts charmants auxquels il refusait une possible consécration





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