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En mauvaise compagnie - Vladimir Korolenko

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      Présentation En Mauvaise Compagnie de Vladimir Korolenko

       - eBook

      eBook - Vladimir Korolenko 21/07/2014
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Vladimir Korolenko
    • Editeur : Na
    • Langue : Français
    • Parution : 21/07/2014
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230000253926



    • Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.
      Extrait: I. Les ruines.
      ... J'avais six ans lorsque ma mère mourut. Mon père, profondément abattu par le chagrin, semblait avoir ou-blié mon existence. Parfois il caressait ma petite soeur et s'occupait d'elle, parce qu'elle avait les traits de ma mère ; mais moi, je grandissais comme une plante sau-vage, personne ne me donnait des soins, mais personne aussi n'entravait ma liberté.
      Le bourg que nous habitions, appelé Kniagiévéno, ou simplement Kniagié-Gorodock , offrait le type de n'importe quelle petite ville du sud-ouest de la Russie : il dépendait autrefois d'une antique maison de Pologne, appauvrie aujourd'hui mais toujours fière, et qui y traî-nait une existence misérable, triste reste de l'opulente grandeur des panns polonais.
      En entrant dans le bourg, du côté du levant, ce qui frappe les yeux tout d'abord, c'est la prison, le plus bel ornement architectural de l'endroit. La ville elle-même s'éparpille plus bas, près des eaux dormantes des étangs auxquels on arrive par une chaussée que ferme la bar-rière traditionnelle. Un vétéran, le visage tanné par le so-leil, la somnolence personnifiée, ouvre la barrière d'une main paresseuse, et vous voilà dans la ville ; vous vous en douteriez à peine en voyant les palissades de planches, les tas de décombres, les cabanes borgnes qui se succèdent. Plus loin, la grande place, entourée d'auberges tenues par les juifs, puis les bâtiments du gouvernement qui vous pénètrent de mélancolie par l'uniformité de leurs murs blancs et leurs lignes cor-rectes. Un pont de bois enjambe l'étroite rivière ; il crie et tremble sous les chariots ; ensuite vient la rue juive avec ses boutiques, ses échoppes, ses débits, ses tables de changeurs : le trafic se fait sur les trottoirs, sous des pa-rapluies quand il pleut, ou sous les auvents des boulan-gers. Puanteur, saleté, des tas d'enfants grouillant dans la poussière ou la boue de la rue : encore une minute et la ville est dépassée. Les bouleaux chuchotent au-dessus des tombes du cimetière, la brise fait onduler les champs de blé et résonne lugubrement dans les fils télégraphiques qui bordent la route. On traverse encore une fois la pe-tite rivière qui va se perdre dans un des étangs dont la ville est entourée. Au milieu d'un de ces étangs se trouve une île, et sur l'île un château tombant en ruines. Je me souviens comme je regardais avec effroi cet antique et grandiose édifice ; il circulait à son sujet d'effrayantes lé-gendes : on disait que l'île avait été créée par des prison-niers turcs qui, jour après jour, y avaient apporté la terre dans leurs mains, et que le château lui-même avait été construit sur des ossements humains : mon imagination d'enfant se représentait ces milliers de squelettes turcs sous la terre, soutenant de leurs bras desséchés l'île avec ses hauts peupliers et son manoir. Tout cela rendait ces lieux effroyables, et, même en plein jour lorsque nous nous en approchions, de vraies paniques s'emparaient de nous ; on entendait de mystérieux frôlements passer dans les salles vides ; la moindre pierre se détachant des voûtes éveillait de sourds échos : alors nous nous en-fuyions sans regarder derrière nous.





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