Personnaliser

OK

Notes d'une me?re - Louise d'Alq

Note : 0

0 avis
  • Soyez le premier à donner un avis

Vous en avez un à vendre ?

Vendez-le-vôtre

0,99 €

eBook

 
  • Produit dématérialisé
    Pour votre liseuse kobo
En savoir plus

Kobo

PRO Vendeur favori

4,4/5 sur + de 1 000 ventes

Synchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo

Publicité
 
Vous avez choisi le retrait chez le vendeur à
  • Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
  • Récupérez le produit directement chez le vendeur
  • Rakuten vous rembourse en cas de problème

Gratuit et sans engagement

Félicitations !

Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !

En savoir plus

Retour

Horaires

      Note :


      Avis sur Notes D'une Me?Re de Louise d'Alq - eBook

      Note : 0 0 avis sur Notes D'une Me?Re de Louise d'Alq - eBook

      Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.


      Présentation Notes D'une Me?Re de Louise d'Alq

       - eBook

      eBook - Louise D'alq 07/05/2018
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Louise d'Alq
    • Editeur : 1883
    • Collection : Oeuvres de Louise d'Alq
    • Langue : Français
    • Parution : 07/05/2018
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Windows, Liseuse, Desktop, Android, iOS
    • ISBN : 1230002309866



    • LES ENFANTS D'AUJOURD'HUI. L'ÉDUCATION.

      Je ne suis pas encore, cependant, tout à fait une vieille femme, eh bien, c'est étrange, je me prends souvent à dire: c'était mieux il y a vingt ans!

      Mais si je le dis, je crois que c'est aussi la vérité, et les affreux résultats de cette différence, ceux qui en sont cause, les subiront dans une vingtaine d'années; je veux parler de l'éducation des enfants.

      Il faut une période de quarante ans, environ, un demi-siècle, pour que des changements bien radicaux se produisent dans les moeurs et les allures, changements qui ne peuvent arriver qu'insensiblement. C'est pourquoi on a entendu et entendra les grands parents de tout temps récriminer; c'est que toujours tout a changé, et à mesure que nous avons avancé dans la civilisation, comme l'ancienne Rome, nous avons avancé dans la connaissance de l'arbre du mal; ne s'appelle-t-il pas aussi l'arbre de la science? Hélas! oui, la science, que l'on reçoit aujourd'hui en lieu d'éducation, sans parvenir à remplacer celle-ci. S'il était dévolu à l'homme d'être parfait, il les posséderait toutes les deux; on en trouve des exemples, mais rares: la science étouffe les sentiments.

      Je me demande aussi si le bien n'est pas plus étendu qu'on ne le croit. Le mal fait tant de bruit, comme toutes les minorités, qu'on n'entend que lui, parce que la majorité, le Bien, est calme. Je me pose cette question devant les lettres si nombreuses que je reçois, exprimant comme une soif de morale.

      Si je m'en rapportais aux récriminations qui courent, je m'arrêterais, hésitante, me demandant si je ne hasarde pas trop, et si grand nombre de mes lectrices ne jetteront pas loin d'elles ces feuilles où elles trouvent une critique si sévère de leur conduite. Mais il paraît qu'il y a encore assez de femmes vertueuses et sincères, grâce au Ciel, pour fournir à une oeuvre morale un contingent de lecteurs; et certes, sans tapage, en catimini, que de volumes essentiellement moraux et devant leur principal succès à ce mérite positif, se publient à un nombre d'exemplaires que n'ont jamais atteint ces ouvrages à scandale dont on crie si haut le succès!

      Il est difficile de parler éducation sans s'attaquer, indirectement, il est vrai, aux parents; ce sont des conseils qu'on leur offre, mais parfois ces conseils peuvent les choquer comme un blâme, s'ils se sentent en faute, c'est-à-dire, ont l'idée invétérée de ne pas changer de manière d'agir.

      La fureur, maintenant, est de gâter les enfants, de les laisser indépendants. «Ça viendra tout seul,» «il a le temps!» «Jamais on ne m'a rien dit, et je ne suis pas plus mal pour cela.» Ah! voilà, la grande phrase! le grand dada. C'est l'orgueil, la personnalité qui domine! Quelques parents ont le bon sens de dire: «J'ai été mal élevé, je ne veux pas que mes enfants soient comme moi.» Beaucoup d'autres pensent qu'il suffit qu'on leur ressemble.