Histoire universelle - Pierre de Coubertin
- Collection: Oeuvres de Pierre de Coubertin
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
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Présentation Histoire Universelle de Pierre de Coubertin
- eBookLa préhistoire est cette portion indéterminée des annales humaines sur laquelle la science moderne, malgré ses efforts, n'est encore parvenue à recueillir que des renseignements épars et insuffisants. La période préhistorique n'a cessé de croître en durée en même temps qu'elle reculait dans le passé. En effet les fouilles opérées dans le sol ont mis au jour les ruines de nombreux monuments construits par les premières sociétés civilisées ; et en même temps ont été retrouvées et exhumées les traces de foyers primitifs établis bien plus anciennement par des hommes déjà groupés et progressant en commun mais non encore capables de constituer des États organisés.
Ainsi a-t-on été amené d'une part à connaître près de soixante siècles d'histoire proprement dite et de l'autre à entrevoir une préhistoire d'une durée infiniment supérieure. Entre l'une et l'autre la frontière n'est pas fixe et ne saurait l'être car il est possible que des découvertes futures la reportent davantage en arrière. D'une façon générale on peut dire que l'histoire commence avec l'enchaînement des faits. Des faits isolés sans liens continus entre eux ne la sauraient constituer. L'histoire est un tissu. La préhistoire au contraire ne se compose que de matériaux que leur nature ou leur quantité ne rendent point propres à fournir la trame d'un pareil tissu.
De toutes les questions qui relèvent de la préhistoire, aucune à coup sûr ne serait plus passionnante à élucider que celle des origines de l'humanité.
Mais elle demeure des plus obscures.
La parenté de l'homme et de l'animal est indiscutable ; on ose dire qu'elle est indiscutée, puisque, d'après le catéchisme lui-même « l'homme est un animal raisonnable » : définition à laquelle nul ne saurait refuser de souscrire. Mais quelle est cette parenté et d'où dérive-t-elle ? L'homme se distingue des autres animaux par deux traits essentiels : l'usage du langage et de l'outil. On dit volontiers qu'il s'en distingue encore par la manière de se tenir, par ce qu'on nomme la station droite. Pourtant certains animaux se rapprochent de lui sous ce rapport et l'on imagine que, sous l'impulsion de circonstances données, une transformation puisse s'opérer en eux qui les en rapproche encore davantage. Il n'en va pas de même du langage. Nous concevons malaisément le passage des sons inarticulés à la parole, expression directe de la pensée. L'homme peut-il être le simple produit d'une évolution incalculable ? Beaucoup de savants acceptent cette doctrine. Ils admettent une période pendant laquelle l'animal humain n'a pu que grogner et japper, puis une seconde période allant peut-être de la parole articulée à la découverte du feu. Le reste s'enchaîne sans difficulté. L'emploi de l'outil primitif marque le commencement de l'industrie, de même que l'idée d'orner le moins du monde cet outil en le travaillant marque le commencement de l'art. Donc, une fois admis l'homme pensant et parlant, l'évolution humaine devient claire ; ce qui ne l'est pas, c'est la façon dont un simple animal du genre de ceux qui nous entourent serait devenu conscient et aurait réussi à traduire sa pensée par la parole articulée. Sans oser s'inscrire en faux contre cette hypothèse, les preuves manquant en somme pour l'infirmer, il convient de prendre en considération l'apparente immobilité du règne animal. À travers toute la période historique nous n'apercevons pas le plus léger symptôme de perfectionnement. Le chien d'Ulysse possédait déjà le genre d'intelligence et la faculté d'attachement qui nous font aimer ses descendants ; les fourmis n'ont point amélioré leurs étonnantes communautés ; le miel de l'hymette n'est pas surpassé ; le talent d'architecte du castor est demeuré identique et l'habileté professionnelle du perroquet n'a pas fait un pas non plus que l'art incontestable du rossignol. Je cite à dessein des animaux que leur industrie, leurs groupements sociaux, leurs facultés et même un curieux phénomène d'articulation irréfléchie désignent comme plus propres à se développer dans un sens parallèle au nôtre. On a dit de certains d'entre eux qu'ils étaient « candidats à l'humanité » ; le mot est joli mais ce sont là de singuliers candidats puisqu'ils ne font aucun progrès ! On objectera alors que quelques mille ans ne représentent que la valeur d'un instant par rapport au formidable amoncellement des âges disparus. Ce n'est pas exact car ces quelques mille ans, en regard des somnolences antérieures, furent une période de perfectionnement matériel intensif pendant laquelle, si le progrès par imitation était réalisable, il paraîtrait impossible qu'on n'en aperçût point de trace. D'ailleurs lors même que l'homme parviendrait à obtenir du singe par exemple, quelques mots ou quelques signes de conscience, resterait à savoir comment lui-même aurait pu jadis franchir cette même étape sans le secours d'un « précepteur ». Ainsi à côté de l'immobilité de l'animal enchaîné à l'étage inférieur semble devoir s'affirmer la valeur de l'homme créé pour l'étage supérieur ; jusqu'à plus ample informé les facultés ici et là semblent irréductibles par rapport les unes aux autres.
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