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La Cyropédie - Xénophon

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      Présentation La Cyropédie de Xénophon

       - eBook

      eBook - Xénophon 21/11/2019
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Xénophon
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 21/11/2019
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003574300



    • Voilà ce que j'avais à dire des Perses en général. Parlons à présent de Cyrus, puisque c'est son histoire que j'entreprends. Racontons ses actions, remontons à son enfance. Cyrus fut élevé, jusqu'à l'âge, de douze ans et un peu plus, suivant ces coutumes. Il l'emportait sur tous ceux de son âge, soit par sa facilité à saisir ce qu'on enseignait, soit par le courage et l'adresse à exécuter ce qu'il entreprenait. Lorsqu'il fut parvenu à l'âge que je viens de dire, Astyage invita Mandane à se rendre auprès de lui avec son fils, qu'il désirait voir sur ce qu'il avait ouï dire de sa beauté et de ses excellentes qualités. Mandane partit pour la cour de Médie, accompagnée de Cyrus. Dès l'abord, à peine reconnaît il qu'Astyage est père de Mandane, ce jeune prince, naturellement caressant, l'embrasse avec cet air familier d'un ancien camarade ou d'un ancien ami. Voyant ensuite qu'Astyage avait les yeux peints, le visage fardé et une chevelure artificielle (c'est la mode en Médie, ainsi que de porter des robes et des manteaux de pourpre, des colliers et des bracelets, au lieu que les Perses, encore aujourd'hui, quand ils ne sortent point de chez eux, sont aussi simples dans leurs habits que sobres dans leurs repas), voyant, dis je, la parure du prince, et le regardant avec attention : « Oh ! ma mère, que mon aïeul est beau ! ¿ Lequel, reprit la reine, trouves tu le plus beau de Cambyse ou d'Astyage ? ¿ Mon père est le plus beau des Perses et mon aïeul le plus beau des Mèdes que j'ai vus sur la route et à la cour. » Astyage, l'embrassant à son tour, le fit revêtir d'une robe magnifique et parer de colliers et de bracelets. Depuis ce moment, il ne sortait plus sans être accompagné de son petit fils monté comme lui sur un cheval dont le mors était d'or. Cyrus enfant et ami de l'éclat, flatté d'ailleurs des distinctions, prenait grand plaisir à la belle robe. Sa joie était extrême d'apprendre à monter à cheval, car il est rare de voir des chevaux en Perse, à cause de la difficulté de les élever et de s'en servir dans un pays de montagnes.

      Astyage soupait un jour avec sa fille et Cyrus, qu'il voulait disposer par la bonne chère à moins regretter la Perse. Sa table était couverte de sauces, de ragoûts et de mets de toute espèce : « O mon papa, s'écria Cyrus, que tu as de peine si tu es obligé de porter la main à chacun de ces plats et de goûter de tous ces mets ! ¿ Eh quoi ! ce souper ne te semble t il pas meilleur que ceux de la Perse ? ¿ Non, nous avons en Perse une voie plus simple et plus courte pour apaiser la faim. Il ne nous faut que du pain et de la viande sans apprêt, au lieu que vous, qui tendez au même but, vous vous égarez çà et là, et vous n'arrivez qu'avec peine, même longtemps après nous. ¿ Mais, mon fils, nous ne sommes pas fâchés de nous égarer ainsi. Tu connaîtras ce plaisir quand tu auras goûté de nos mets. ¿ Cependant, répliqua Cyrus, je vois que tu en es toi même dégoûté. ¿ À quoi le vois tu ? ¿ C'est que j'ai remarqué que quand tu as touché à ces ragoûts, tu essuies promptement tes mains avec une serviette, comme si tu étais fâché de les voir pleines de sauce, ce que tu ne fais pas quand tu n'as pris que du pain. ¿ Eh bien ! mon fils, use, si tu l'aimes mieux, de viandes sans apprêt, afin de retourner vigoureux dans ton pays. » En même temps il fit servir devant lui un grand nombre de plats, tant de venaison, que d'autres viandes. Alors Cyrus lui dit : « Toutes ces viandes, mon papa, me les donnes tu ? puis je en faire ce que je voudrai ? ¿ Oui, mon fils, oui, je te les donne. » Sur cette réponse, Cyrus prit les mets, qu'il distribua aux officiers de son grand père, en disant à l'un : « Je vous fais ce présent, parce que vous me montrez avec affection à monter à cheval », à un autre, « parce que vous m'avez donné un javelot, et je l'ai encore », à un troisième, « parce que vous servez fidèlement mon grand père », à un quatrième, « parce que vous révérez ma mère », et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il eût tout donné. « Et à mon échanson Sacas, que je considère beaucoup, pourquoi ne lui donnes tu rien ? » (Sacas était un très bel homme, chargé d'introduire chez Astyage les personnes qui avaient à lui parler, et de renvoyer celles qu'il ne croyait pas à propos de laisser entrer.) Au lieu de répondre, Cyrus, comme un enfant qui ne craint pas d'être indiscret, interroge brusquement son aïeul : « Pourquoi donc as tu tant de considération pour Sacas ? ¿ Ne vois tu pas, répliqua le roi, en plaisantant, avec quelle dextérité, avec quelle grâce il sert à boire ? » En effet les échansons des rois mèdes servent adroitement ; ils versent le vin avec une extrême propreté, tiennent la coupe de trois doigts seulement et la présentent à celui qui doit boire, de manière qu'il la prenne sans peine. « Eh bien ! dit Cyrus, commande, je te prie, à Sacas de me donner la coupe ; en te servant aussi bien que lui, je mériterai de te plaire ». Astyage y consent, Cyrus s'empare de la coupe, la rince avec grâce, comme il l'avait vu faire à l'échanson, puis composant son visage, prenant un air sérieux et un maintien grave, il la présente au roi, qui en rit beaucoup, ainsi que Mandane. Cyrus lui même, riant aux éclats, se jette au cou de son grand père, et dit en l'embrassant : « Sacas, te voilà perdu ; je t'enlèverai ta charge, j'en ferai mieux que toi les fonctions ; de plus, je ne boirai pas le vin. » Car lorsque les échansons des rois leur présentent la coupe, ils tirent, avec une cuiller, un peu de la liqueur qu'elle contient, ils la versent dans leur main gauche, et l'avalent. S'ils y avaient mêlé du poison, ils en seraient les premières victimes.

      Astyage continuant de plaisanter : « Pourquoi, mon fils, dit il à Cyrus, voulant imiter Sacas, n'as tu pas goûté le vin ? ¿ C'est qu'en vérité j'ai craint qu'on n'eût mis du poison dans le vase. Car, au festin que tu donnas à tes amis, le jour de ta naissance, je vis clairement que Sacas vous avait tous empoisonnés. ¿ Et comment vis tu cela ? ¿ C'est que je m'aperçus d'un dérangement considérable dans vos corps et dans vos esprits. Vous faisiez des choses que vous ne pardonneriez pas à des enfants comme moi. Vous criiez tous à la fois, vous ne vous entendiez pas. Vous chantiez ridiculement, et, sans écouter celui qui chantait, vous juriez qu'il chantait à merveille. Chacun de vous vantait sa force. Cependant, lorsqu'il fallut se lever pour danser, loin de faire des pas en cadence, vous ne pouviez même vous tenir fermes sur vos pieds. Tu avais oublié, toi, que tu étais roi, eux, qu'ils étaient sujets. J'appris, pour la première fois, que la liberté de parler consistait dans l'abus que vous faisiez alors de la parole ; car vous ne vous taisiez pas. ¿ Mais, mon fils, ton père ne s'enivre donc jamais ? ¿ Non, jamais. ¿ Comment fait il ? ¿ Quand il a bu, il cesse d'avoir soif, et c'est tout ce que la boisson opère en lui. Aussi n'a t il point, je pense, de Sacas pour échanson. ¿ Mon fils, lui dit Mandane, tu en veux bien à Sacas ; pourquoi l'attaquer ainsi ? ¿ Parce que je le hais. Souvent, lorsque j'accours avec empressement pour voir le roi, ce méchant me refuse l'entrée. Grand papa, laisse moi, je te supplie, pour trois jours seulement, le maître absolu de Sacas. ¿ Comment userais tu de ton autorité sur lui ? ¿ Je me posterais, comme lui, à l'entrée de ton appartement, et lui dirais, quand il se présenterait pour le dîner : il n'est pas possible de se mettre à table. Le roi est en affaire. Quand il viendrait pour le souper : Le roi est au bain. Si la faim le pressait : Le roi est dans l'appartement des femmes. Enfin je lui rendrais l'impatience qu'il me cause en m'empêchant de te voir. » Cyrus égayait ainsi les soupers. Dans le cours de la journée, si son aïeul ou son oncle désirait quelque chose, on se fût difficilement montré plus empressé que lui, tant il avait à coeur de leur plaire.





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