L'Aveugle de Saint-Eustache - Jean Féron
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
Vous en avez un à vendre ?
Vendez-le-vôtreSynchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo
- Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
- Récupérez le produit directement chez le vendeur
- Rakuten vous rembourse en cas de problème
Gratuit et sans engagement
Félicitations !
Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !
TROUVER UN MAGASIN
Retour
Avis sur L'aveugle De Saint - Eustache de Jean Féron - eBook
0 avis sur L'aveugle De Saint - Eustache de Jean Féron - eBook
Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.
-
L'aveugle De Saint-Eustache
8,95 € eBook
-
La Corvée
1,29 € eBook
-
L'espion Des Habits Rouges
7,95 € eBook
-
L'espion Des Habits Rouges
1,29 € eBook
-
Les Trois Grenadiers (1759)
1,29 € eBook
-
La Prise De Montréal
1,29 € eBook
-
Les Cachots D'haldimand
1,29 € eBook
-
La Besace D'amour
0,99 € eBook
-
La Belle De Carillon
0,99 € eBook
-
La Belle De Carillon
1,99 € eBook
-
Les Cachots D'haldimand
4,25 € eBook
-
La Belle De Carillon
1,49 € eBook
-
La Revanche D'une Race
4,05 € eBook
-
Le Manchot De Frontenac
4,25 € eBook
-
Le Patriote
1,89 € eBook
-
Les Cachots D'haldimand
0,99 € eBook
-
L'espion Des Habits Rouges
2,45 € eBook
-
Le Siège De Québec
1,49 € eBook
-
La Métisse
1,67 € eBook
-
La Taverne Du Diable
4,25 € eBook
Produits similaires
Présentation L'aveugle De Saint - Eustache de Jean Féron
- eBookAyant arrêté sa monture, l'écuyère promena sur la route un regard clair et inquisiteur. La route était déserte. Rassurée, l'écuyère descendit de cheval, poussa la grille de la palissade et, suivie de sa bête qu'elle tirait par la bride, elle s'engagea dans un petit sentier tortueux zigzaguant sous les peupliers. Deux minutes lui suffirent pour atteindre la maisonnette. Au même instant, dans la porte ouverte de cette maison un homme parut disant d'une voix douce :
? Je vous attendais, Olive?
L'écuyère venait d'attacher son cheval au tronc d'un arbre. Elle se retourna et répondit, froide, hautaine :
? Ne vous ai-je pas promis de venir ?
L'homme, au lieu de répliquer, esquissa un sourire vague et s'effaça poliment pour laisser entrer sa visiteuse.
Celle-ci fit un geste négatif et, désignant un banc rustique sous les arbres, dit :
? Non? demeurons ici sous l'ombrage. D'ailleurs, pour ce que vous avez à me dire?
Elle s'interrompit jetant un regard farouche à son hôte qui s'était mis à rire. Lui aussitôt, reprit tout son calme et dit :
? Asseyez-vous, mademoiselle Olive. Son geste était courtois et digne.
La jeune fille obéit. Une fois assise, coquette avant tout, elle releva légèrement son amazone, juste pour laisser voir un petit pied finement chaussé. Puis elle croisa une jambe sur l'autre et prononça sur un ton bref :
? J'attends?
L'homme était resté debout. C'était un jeune homme encore, trente-cinq ans au plus, grand, bien fait, élégant dans une redingote à longs revers. Sous le riche jabot de dentelle tombant sur la chemise immaculée on devinait une poitrine robuste, ? une poitrine dans laquelle devait battre un coeur chaud et généreux. Tout dans l'extérieur de cet inconnu indiquait l'homme de bonne société. Tout indiquait aussi que ce jeune homme avait mis un soin particulier à sa toilette : ses cheveux blonds et ondulés étaient soigneusement arrangés, son visage fraîchement rasé et poudré, ses mains fines discrètement parfumées. Ce soin, en pareille circonstance, prouvait assez en quelle estime il tenait la visiteuse attendue. Aussi les braves paysans de la région eussent-ils été bien étonnés de reconnaître, dans ce jeune homme de si bonne mine, l'Anglais qu'ils étaient habitués à voir le plus souvent vêtu comme un mendiant.
Le jeune homme était debout, avons-nous dit, il se tenait droit, la tête légèrement penchée vers la poitrine, les bras croisés, ses lèvres souriant doucement tandis que ses yeux très doux, très tendres, restaient fixés sur la jeune fille.
? J'attends, monsieur, répéta Olive avec impatience. Je dois vous prévenir que ma visite ne devra pas dépasser le quart d'une heure.
? Un quart d'heure ! répliqua l'inconnu en accentuant son sourire vague, soit. C'est tout ce qu'il me faut. Je serai bref et ne vous poserai qu'une question, si vous me le permettez.
? Faites.
? Merci, répondit le jeune homme. Il demanda aussitôt : Savez-vous, mademoiselle, ce qui se passe et se prépare dans le pays ?
? Le peuple se soulève, je le sais, répondit brusquement Olive sans lever ses yeux qu'elle tenait rivés sur le gazon à ses pieds.
? Oui, le peuple se soulève ; ou mieux, on prépare un soulèvement de ce peuple.
? Eh bien ! en quoi cela peut-il me concerner ?
? Oh ! pas vous, je suppose ; mais moi?
? Vous ?? Et cette fois Olive regarda l'inconnu avec surprise.
? Oui, cela me concerne en ce sens que, advenant une insurrection en Canada, je serai forcé d'interrompre la mission d'études pour laquelle j'ai été envoyé ici par les directeurs de l'American Water & Power Company.
La jeune fille tressaillit. Le jeune homme s'aperçut de son trouble. Mais elle aussitôt se remettait. Et tandis qu'elle battait de sa cravache son petit pied, elle demanda, indifférente :
? Pouvez-vous m'expliquer, monsieur Jackson, en quoi un soulèvement qui, du reste, ne peut durer, pourra interrompre vos études de nos pouvoirs d'eau et de nos bois ?
? Ah ! sourit celui qu'Olive Bourgeois venait de nommer monsieur Jackson, vous ne comprenez pas ?? Je vous l'expliquerai donc en vous avouant en toute franchise que ces études sont pour le moment complétées. Il ne me reste plus qu'à faire des rapports définitifs.
Olive tressaillit de nouveau et garda le silence. A présent de sa cravache elle fouettait les herbes à coups redoublés.
? Jackson rompit le silence pour interroger :
? Vous ne me répondez rien, Olive ?
Détails de conformité du produit
Personne responsable dans l'UE