Acadie - Édouard Richard
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DÉCOUVERTE DE L'ACADIE
Fondation de Port-Royal. ¿ Résumé de l'histoire de la colonie sous la Domination Française jusqu'à l'époque de sa cession à l'Angleterre.
1604-1710
La découverte d'un nouveau continent avait été pour le monde civilisé l'aurore d'une ère nouvelle. Christophe Colomb avait été l'homme providentiellement destiné à doter l'univers ancien de cette terre inconnue : pour accomplir sa mission, il avait bravé tous les préjugés, brisé tous les obstacles[1].
L'horizon que cette découverte déroulait aux regards de l'Europe émerveillée était trop immense et trop éblouissant dans sa nouveauté pour se dessiner clairement à l'esprit. L'émotion qu'elle suscita fut sans doute très grande, mais il serait difficile de dire jusqu'à quel point furent comprises et calculées les conséquences qui allaient en dérouler. L'enthousiasme que fait subitement éclore une importante découverte est souvent le meilleur guide pour faire saisir ce qui doit en résulter dans la suite des siècles. Sous son influence, l'esprit s'illumine tout à coup, comme, par une nuit d'été, le firmament sillonné par l'éclair : dans cet instant fugitif, plus rapide que la pensée, l'oeil suit le trait enflammé qui déchire l'espace, il voit des amoncellements de nuages, des formes bizarres, des contours nettement formés. Puis tout s'efface. L'esprit n'a presque rien gardé de ce tableau grandiose ; la vision a été trop prompte et trop brève pour que les détails infinis qu'elle renfermait aient eu le temps de se graver dans l'imagination. Le regard n'a guère fait qu'apercevoir le fond, que suivre les lignes principales de ce spectacle magique : le reste lui a échappé.
Il en fut peut-être ainsi lors de la découverte de l'Amérique : dans l'enthousiasme que cet événement provoqua, l'on dut se rendre compte que l'équilibre du monde en allait être changé, l'on entrevit confusément tout ce qui allait surgir de trésors de ce continent nouveau. À l'horizon des mers apparaissaient des vaisseaux sans nombre apportant à l'Europe les richesses de cette terre. Et c'étaient des agglomérations qui se formaient, des villes qui se fondaient comme par enchantement au sein des solitudes vierges. Les rois caressaient des rêves d'empire dans ces régions inexplorées, les ambitieux s'y taillaient déjà de superbes domaines, tandis que le prolétaire se réjouissait à l'idée de pouvoir trouver là bas un petit coin qui fût bien à lui et où il pût habiter en paix.
Tel était le tableau qui fascinait les imaginations enfiévrées. Mais que de choses ces beaux rêves n'embrassaient pas ! De quelles difficultés leurs réalisations ne seraient-elles pas entourées ! Il faudrait parcourir de vastes espaces pour atteindre le but désiré, toucher la chatoyante vision. Et quand on aurait enfin abordé à ces mystérieux rivages, des difficultés sans nombre et toujours renaissantes se présenteraient, des obstacles imprévus se dresseraient devant lesquels succomberaient bien des courages. Que d'espoirs seraient anéantis au contact de la réalité ! En vérité, la découverte de l'Amérique devait déplacer l'axe du monde, et tout ce que les rêves les plus fous en avaient attendu devait un jour prendre corps sur cet immense continent. Mais quatre siècles ne seraient pas de trop pour faire éclater toutes les forces qui dormaient dans ces étendues sans limites, pour donner une forme précise au brillant avenir que cette terre nouvelle promettait. L'on s'étonne aujourd'hui qu'il ait fallu aux européens plus de cent ans pour s'assurer la possession définitive de notre beau continent. Pour comprendre ce fait, il faut se rappeler les difficultés de toute nature qui arrêtèrent les premiers explorateurs. Pas moins de seize expéditions régulières furent organisées par l'Angleterre, la France et le Portugal, dans le cours d'un siècle, soit pour trouver par le nord un passage vers la Chine, soit pour faire des reconnaissances à travers le continent même, soit pour y jeter les bases d'un établissement. Aucune de ces tentatives ne put aboutir à un résultat pratique. Sur le nombre il y en eut qui furent d'abord assez heureuses pour faire concevoir de grandes espérances ; mais invariablement elles étaient suivies d'une autre si désastreuse que la nation qui en était la victime perdait pour un temps toute idée de fondation de colonie. Chacun des pays qui s'aventurèrent dans ces entreprises connut ainsi tour à tour le succès et les déceptions. Une, deux, et quelquefois même trois expéditions se succédaient rapidement pour se terminer par un nouveau malheur, et la partie était abandonnée. L'on passait de l'enthousiasme au découragement et du découragement à l'enthousiasme. Chaque nation voulait faire mieux que sa rivale ; à chaque expédition nouvelle l'on s'efforçait d'éviter les fautes commises dans les précédentes ; mais la même fin déplorable guettait les plus beaux débuts. Il fallait que l'appât du gain, l'ambition, les jalousies fussent bien tenaces pour ne pas détourner à jamais les peuples de ces stériles tentatives. Des nombreuses croisières d'explorations qui cinglèrent vers l'ouest, quatre trouvèrent leur sort dans les flots de l'océan ; quelques autres furent dispersées par les tempêtes et partiellement détruites ; le reste fut décimé par la maladie et la misère.
L'expédition qui approcha le plus près du succès définitif fut entreprise en 1541, sous la direction de Roberval[2], que François I avait nommé Vice-Roi de la Nouvelle-France, avec Jacques Cartier comme capitaine-général et maître-pilote[3]. L'organisation était sur une plus large échelle qu'aucune de celles qui l'avaient précédée. Néanmoins, un retard considérable apporté au départ de Roberval, des malentendus survenus entre Cartier et lui, et d'autres causes tirées de la rigueur du climat et de la barbarie des indigènes, firent qu'il n'en résulta rien de sérieux. Après trois ans d'efforts et de sacrifices pour essayer de coloniser ce pays, tout était à recommencer.
Il ne faudrait cependant pas croire qu'en dehors de ces expéditions officielles, les côtes d'Amérique, et particulièrement du Canada, ne fussent pas fréquentées. Dès 1504, des pêcheurs Basques, Bretons et Normands avaient commencé de les visiter. « Quelquefois, dit Hakluyt, il n'y avait pas moins de cent bateaux y faisant la pêche.[4] » Lescarbot fait mention d'un nommé Savalet qui avait longé quarante-deux fois les côtes du golfe St-Laurent[5]. Ces voyages qui se répétaient chaque année pour des fins d'industrie avaient fini par familiariser les habitants des villes maritimes, anglaises et françaises, avec cette partie du continent nord américain.
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