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Les fiancés de St-Eustache - ADÈLE BIBAUD

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      Présentation Les Fiancés De St - Eustache de ADÈLE BIBAUD

       - eBook

      eBook - Adèle Bibaud 16/10/2018
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : ADÈLE BIBAUD
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 16/10/2018
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230002693378



    • Broum-broum, broum broum, broumbroum broumbroum. ¿ De patriotiques fanfares résonnaient, de quart d'heure en quart d'heure, suivies d'acclamations et de vivats enthousiastes. On proclamait, à Montréal, l'association des Fils de la Liberté.

      C'était le cinq septembre 1837. La place Jacques-Cartier était encombrée d'une foule nombreuse, sortant de l'Hôtel Nelson, où une grande assemblée, moitié civile, moitié militaire venait d'avoir lieu. On s'était divisé en deux branches, l'une devant par ses écrits et ses discours travailler à la conquête de l'indépendance du peuple canadien français, l'autre par la force des armes, si la nécessité l'exigeait, se dévouerait au triomphe de la cause populaire.

      La foule se dirigea ensuite vers la demeure de l'Honorable Louis-Joseph Papineau, chef des patriotes, pour lui offrir ses hommages. On marchait en bon ordre ; sur le parcours les fenêtres s'ouvraient, des femmes, des enfants saluaient, avec transport, le passage de la petite troupe ; on sentait que toute une nation était remuée, que de graves événements se préparaient. Des éclairs de joie brillaient dans le regard de ces jeunes gens, animés d'une généreuse indignation, qu'avaient soulevée l'oppression, l'arrogance, l'injustice des fonctionnaires anglais.

      Depuis la conquête le peuple canadien français gémissait sous un joug tyrannique ; chaque jour c'était une nouvelle vexation ; les places, les honneurs, les gros traitements étaient uniquement réservés à une indigne fraction, opposée aux droits de la majorité.

      Trois quarts de siècle s'étaient ainsi écoulés pour la nation vaincue dans l'endurance des plus révoltantes insultes. Volée, humiliée dans tout ce qu'elle avait de plus cher, par des gens sans honneur comme sans conscience, cette brave petite colonie française, perdue dans le Nouveau-Monde, en était arrivée au paroxysme de l'indignation ; révoltée par les prétentions arbitraires du Conseil Exécutif et du Conseil Législatif, elle avait juré de reconquérir ses prérogatives de citoyens, qu'une certaine classe d'Anglais despotiques, hostiles aux hommes droits et indépendants avaient entrepris de lui enlever. Du moment qu'on parlait français, Qu'on pratiquait un culte contraire, on devenait sujet aux poursuites de ces personnages, On était entravé dans les moindres entreprises. Les murmures, les protestations, rien ne faisait. Les gouvernants demeuraient sourds aux plaintes, les agents du pouvoir continuaient de plus en plus à pousser les Canadiens Français à la révolte.

      La troupe tourna dans la rue Bonsecours et atteignit en peu de temps la maison de M. Papineau. C'était un homme de haute stature, à la démarche imposante, aux traits nobles et réguliers, sur son beau front se lisaient les grandes inspirations ; en le voyant s'avancer dans toute sa distinction on reconnaissait en lui le chef d'une nation, un de ceux que Dieu désigne pour enthousiasmer les peuples et les conduire à sa suite au succès, à la gloire. Des hourras frénétiques retentirent lorsque le grand tribun ouvrit sa fenêtre, et se penchant vers le peuple avec un geste d'embrassement, comme s'il voulait tous les presser sur son coeur.

      ¿ Merci, mes amis, dit-il, merci d'avoir si patriotiquement répondu à notre appel. Le jour est venu où la nation canadienne française ne doit plus se laisser fouler aux pieds. Nous avons sollicité, nous avons prié en vain ; on veut nous enlever les prérogatives accordées par la capitulation et les traités. Le gouvernement qui détruit ainsi le droit par la force est méprisable, indigne de tout respect. Le peuple du Bas-Canada ne doit compter désormais que sur son énergie pour reconquérir ce qui lui est dû. Le gouvernement anglais n'a pas le droit de faire des lois pour l'administration intérieure de cette province, une telle législation est tyrannique. Un membre éminent de la Chambre des Communes à Londres, dévoué à la cause de la liberté canadienne, s'est même écrié en présence des ministres : « Si vous prétendez consommer votre oeuvre d'iniquité, c'est pour les Canadiens une obligation morale de vous résister. Si le même sang que celui des Washington, des Franklin, des Jefferson, coulait dans leurs veines, ils vous chasseraient de leur pays comme vous avez été justement chassés de vos anciennes colonies. » Il y a eu à Londres des assemblées dans lesquelles le peuple a fait écho à ces nobles sentiments, à cette bienveillante sympathie pour nos souffrances, à ces encourageants avertissements qu'il est de notre devoir, de notre intérêt de repousser la violence par la violence. Je dois le dire cependant, je crois que l'heure n'a pas encore sonné de répondre à cet appel.

      Nous étions faibles parce qu'au milieu de nous, une portion nombreuse de nos concitoyens avaient le tort de croire que le gouvernement de la métropole était plus éclairé, moins malveillant à notre égard, plus porté à la justice que celui de la colonie. Les voilà maintenant détrompés. L'un et l'autre subordonnent toute autre considération à celle de la sollicitude pour leurs employés. Dans le temps où vous attendiez des réformes, l'administration actuelle appelle à la magistrature des hommes qui l'ont avilie. Elle renvoie siéger sur le tribunal un juge que l'ivresse en avait fait tomber. Elle soustrait aux procès criminels qu'ils devraient subir, des fonctionnaires prévaricateurs. Comment oserait-elle, en effet, punir sévèrement un crime qu'elle s'est permis sous une autre forme ?





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