Méprise - Adèle Bibaud
- Collection: Oeuvres de Adèle Bibaud
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
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Présentation Méprise de Adèle Bibaud
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Nous étions en frais de nous amuser mon ami et moi. Après un succulent repas au Viger, nous nous étions dirigés au dehors sans trop savoir où nous irions.
Mon compagnon était plein d'esprit ce soir-là, le champagne lui avait donné de la verve, un bon mot n'attendait pas l'autre. Nous allions, riant tous deux à gorge déployée, comme des écoliers en vacances, sans nous soucier de l'opinion des passants, dont plus d'un, en nous regardant, avait haussé les épaules en disant :
- Quels fous !
C'est vrai, mais tout de même je crois que nous faisions envie, notre gaieté était si franche.
- Je vais, dit Réal, pour me distraire faire l'indépendant à la manière d'un grand nombre d'imbéciles que nous rencontrons à tous instant sur le parapet, et qui n'ont pas le savoir-vivre de se mettre de côté pour laisser passer leur voisin, ils vous coudoient à qui mieux mieux.
Et le voilà marchant au beau milieu du trottoir, bousculant les hommes, accrochant, dans sa marche insensée plus d'un chapeau de femme, qui furieuse lui lançait un regard courroucé et s'éloignait en murmurant :
- Quel manant !
Moi, qui filais dans son ombre je recueillais tous ces quolibets.
- Tu vas finir, lui dis-je, car si tu continues on mettra la police à nos trousses ; je n'y tiens pas. Entrons dans ce tramway, nous n'avons rien de mieux à faire, nous irons jusqu'au terminus.....
Lionel Duvernoy
Lionel Duvernoy, homme de science et de génie, véritable encyclopédie vivante, cherchait une âme ; une âme qui fut sienne, où ses pensées, ses sentiments, ses goûts, ses aspirations, ses enthousiasmes se retrouveraient enfermés, tel qu'en un coffret d'or ; où tout ce qu'il éprouverait se refléterait ; phonographe parfait répétant ses paroles ; idéal introuvable que depuis des années, aussi malheureux que Byron, il s'acharnait à découvrir. Car il n'était pas banal Lionel, avec sa belle figure, sa stature d'athlète, ses manières attrayantes, son esprit fin se révélant au dehors par le timbre séduisant d'une voix chaude, pénétrante, mélodieuse, sachant si bien dire.
Lionel savait ce qu'il savait, son érudition profonde lui laissait ignorer très peu de choses. Son grand savoir le faisait s'isoler des masses, qui le fatiguaient, l'énervaient, la bêtise humaine l'ennuyait souverainement : il était l'exception sur le cent collectif ; sur cent individus quatre-vingt dix neuf sont des niais, donc il était l'homme à plaindre, celui qui pense, qui voit, qui sent, qui souffre ; qui souffre de l'isolement de son génie, le faisant un peu ressembler au malheureux voyageur égaré dans une contrée sauvage, où tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait parait étrange, ridicule à ces incivilisés, le regardant avec des yeux surpris, étonnés.
Pauvre Lionel. Oui, il souffrait de se voir perdu au milieu d'un entourage toujours nombreux, qui le recherchait, le cajolait, le flattait. Il était riche, puissant, savant ; on l'entourait, on le voulait : les femmes se l'arrachaient. Lui restait charmant, mais impassible et froid ; son bel oeil noir était trop profond, lui révélait trop vite la petitesse des caractères, la ruse, le mensonge, l'hypocrisie. La psychologie humaine n'avait pas de secrets pour lui....
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