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Essais - Livre II - Michel de Montaigne

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      Présentation Essais - Livre Ii de Michel de Montaigne

       - eBook

      eBook - Michel De Montaigne 19/12/2011
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Michel de Montaigne
    • Editeur : Youscribe
    • Langue : Français
    • Parution : 19/12/2011
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 9782820607034



    • ? Ce ne sont mes gestes que j'escris ; c'est moy, c'est mon essence. Je tien qu'il faut estre prudent ? estimer de soy, et pareillement conscientieux ? en tesmoigner : soit bas, soit haut, indifferemment. Si je me sembloy bon et sage tout ? fait, je l'entonneroy ? pleine teste. De dire moins de soy, qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie : se payer de moins, qu'on ne vaut, c'est laschet? et pusillanimit? selon Aristote. Nulle vertu ne s'ayde de la fausset? : et la verit? n'est jamais matiere d'erreur. De dire de soy plus qu'il n'en y a, ce n'est pas tousjours presomption, c'est encore souvent sottise. Se complaire outre mesure de ce qu'on est, en tomber en amour de soy indiscrete, est ? mon advis la substance de ce vice. Le supreme remede ? le guarir, c'est faire tout le rebours de ce que ceux icy ordonnent, qui en defendant le parler de soy, defendent par consequent encore plus de penser ? soy. L'orgueil gist en la pens?e : la langue n'y peut avoir qu'une bien legere part. ?? Ce ne sont mes gestes que j'escris ; c'est moy, c'est mon essence. Je tien qu'il faut estre prudent ? estimer de soy, et pareillement conscientieux ? en tesmoigner : soit bas, soit haut, indifferemment. Si je me sembloy bon et sage tout ? fait, je l'entonneroy ? pleine teste. De dire moins de soy, qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie : se payer de moins, qu'on ne vaut, c'est laschet? et pusillanimit? selon Aristote. Nulle vertu ne s'ayde de la fausset? : et la verit? n'est jamais matiere d'erreur. De dire de soy plus qu'il n'en y a, ce n'est pas tousjours presomption, c'est encore souvent sottise. Se complaire outre mesure de ce qu'on est, en tomber en amour de soy indiscrete, est ? mon advis la substance de ce vice. Le supreme remede ? le guarir, c'est faire tout le rebours de ce que ceux icy ordonnent, qui en defendant le parler de soy, defendent par consequent encore plus de penser ? soy. L'orgueil gist en la pens?e : la langue n'y peut avoir qu'une bien legere part. ?? Ce ne sont mes gestes que j'escris ; c'est moy, c'est mon essence. Je tien qu'il faut estre prudent ? estimer de soy, et pareillement conscientieux ? en tesmoigner : soit bas, soit haut, indifferemment. Si je me sembloy bon et sage tout ? fait, je l'entonneroy ? pleine teste. De dire moins de soy, qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie : se payer de moins, qu'on ne vaut, c'est laschet? et pusillanimit? selon Aristote. Nulle vertu ne s'ayde de la fausset? : et la verit? n'est jamais matiere d'erreur. De dire de soy plus qu'il n'en y a, ce n'est pas tousjours presomption, c'est encore souvent sottise. Se complaire outre mesure de ce qu'on est, en tomber en amour de soy indiscrete, est ? mon advis la substance de ce vice. Le supreme remede ? le guarir, c'est faire tout le rebours de ce que ceux icy ordonnent, qui en defendant le parler de soy, defendent par consequent encore plus de penser ? soy. L'orgueil gist en la pens?e : la langue n'y peut avoir qu'une bien legere part. ?? Ce ne sont mes gestes que j'escris ; c'est moy, c'est mon essence. Je tien qu'il faut estre prudent ? estimer de soy, et pareillement conscientieux ? en tesmoigner : soit bas, soit haut, indifferemment. Si je me sembloy bon et sage tout ? fait, je l'entonneroy ? pleine teste. De dire moins de soy, qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie : se payer de moins, qu'on ne vaut, c'est laschet? et pusillanimit? selon Aristote. Nulle vertu ne s'ayde de la fausset? : et la verit? n'est jamais matiere d'erreur. De dire de soy plus qu'il n'en y a, ce n'est pas tousjours presomption, c'est encore souvent sottise. Se complaire outre mesure de ce qu'on est, en tomber en amour de soy indiscrete, est ? mon advis la substance de ce vice. Le supreme remede ? le guarir, c'est faire tout le rebours de ce que ceux icy ordonnent, qui en defendant le parler de soy, defendent par consequent encore plus de penser ? soy. L'orgueil gist en la pens?e : la langue n'y peut avoir qu'une bien legere part. ?