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Petit marsouin - Capitaine Danrit

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      Présentation Petit Marsouin de Capitaine Danrit

       - eBook

      eBook - Capitaine Danrit 04/10/2019
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Capitaine Danrit
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 04/10/2019
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003457474



    • Les aventures d'un roi nègre

      Ce ne fut pas sans peine que Georges Cardignac parvint à s'arracher à l'amitié un peu encombrante de l'ancien turco.

      L'officier avait en effet mis pied à terre, et Barka, lui saisissant les mains, s'était mis à danser une gigue joyeuse qu'il accompagnait d'exclamations arabes. Moitié riant, moitié ennuyé, notre ami le « petit marsouin » se voyait contraint de suivre le mouvement. Ça ne pouvait pas durer !

      ¿ Allons ! mon brave, fit-il en se dégageant, en voilà assez pour une fois ! Calme-toi ! N'oublie pas que tu es aujourd'hui presque un monarque, et que tu dois conserver ta dignité vis-à-vis de tes noirs !

      ¿ Ci ça qui j'men moque ! par exemple ! riposta l'Arabe ; si sont pas contents, ci que j'leur fais donner l'bastonnade !

      ¿ Diable ! tu as des procédés un peu vifs !

      ¿ Ci comme ça qui faut faire ! Sans ça z'obéissent pas !

      ¿ Ah bah ! Je vois que tu n'as pas réussi à leur inculquer les principes que tu as reçus au régiment. Mais il ne s'agit pas de cela pour le moment, car nous ne sommes pas venus ici pour nous amuser. Et s'adressant à Pépin.

      ¿ Il faut envoyer prévenir le capitaine.

      ¿ C'est fait, mon lieutenant ! Baba est parti pour annoncer que nous sommes en pays de connaissance.

      ¿ Bon ! attendons la colonne, et nous allons faire une entrée triomphale dans les États de mon ancien camarade de 1870.

      Effectivement, une heure plus tard, la colonne française, groupée en bon ordre et précédée de ses clairons, faisait son entrée dans Kineira.

      Barka chevauchait son bidet blanc ayant le capitaine à sa droite et Georges à sa gauche ; devant eux, Baba portait orgueilleusement son pavillon tricolore, et sur les flancs, les nègres du turco-roi dansaient, hurlaient des chants discordants, et tapaient à tour de bras sur leurs tambours d'écorce.

      Puis l'installation du camp français organisée, le capitaine Cassaigne, Georges, MM. d'Anthonay et Pépin s'occupèrent immédiatement de questionner Barka qui, on l'a vu, avait changé de nom en coiffant la couronne royale, et s'était fait appeler simplement Ben-Ahmed, c'est-à-dire fils d'Ahmed, ce qui lui donnait aux yeux de ses sujets comme un air de prophète.

      L'ancien « téraïour » expliqua aux officiers qu'il n'était point déserteur, comme l'avait cru M. d'Anthonay. Son temps de service en Algérie terminé, l'Arabe, qui avait le goût des aventures, s'était fait envoyer aux tirailleurs sénégalais. Il y avait fait un stage d'engagement de deux années ; puis, ayant appris à connaître le pays, Barka avait « travaillé à son compte » : c'est-à-dire que, levant une bande de chenapans nègres, il avait pratiqué comme pratiquaient, hélas ! à cette époque tous les chefs de tribus, et procédé à la guerre de pillage sans s'inquiéter le moins du monde de ce qui pouvait être juste ou injuste, car la morale européenne et Barka ne se fréquentaient pas.

      Ne lui en sachons pas trop mauvais gré ! Ce n'était pas tout à fait sa faute !

      Bref ! mons Barka avait fini par s'adjuger de force la suprématie dans le district de Kineira. Pour s'assurer une tranquillité relative, il s'était mis en rapport avec l'Almany Samory, lui payait une redevance et l'aidait de temps à autres dans ses razzias d'esclaves. Il n'était point, à proprement parler, un des « sofas » de Samory, mais simplement un allié intermittent qui, au fond, détestait son grand chef et ne le servait que par crainte.

      Dans de telles conditions, on peut se demander quel motif mystérieux et puissant l'avait invité à prendre en mains les intérêts du pauvre M. Ramblot, réellement enlevé par une bande du terrible Almanv.

      Barka en fournit une explication au moins inattendue.

      ¿ Ti t'rappelles, dit-il, s'adressant plus particulièrement à Georges, ti t'rappelles¿ à Dijon, z'étais ordonnance du lieutenant.

      ¿ Oui ! de mon ami Paul Augier.

      ¿ Ci ça même ! Et z'avons logé chez Sidi Ramblot.

      ¿ Tiens ! C'est ma foi vrai ! Et même¿ je me souviens que tu t'es grisé comme un régiment de Polonais !

      ¿ Vui !¿ Vui ! s'exlama Barka riant à se tordre. C'itait du bon vin ! Bono ! Bono bzzef !¿ et pi fromage ! Et pi¿ bono kahoua (café) !¿ Et pi di marc !

      Et à cette énumération évocatrice, Barka arrondit les yeux, avança les lèvres et se passa vouluptueusement la main sur l'estomac.

      Malgré leurs préoccupations, les quatre spectateurs éclatèrent de rire.

      ¿ Mazette ! dit le capitaine, tu es un singulier musulman, tout pour ta bouche¿ rien pour ton salut !¿ Et le Prophète, qu'est-ce que tu en fais dans tout ça ?

      ¿ Li prophète pas z'en vouloir à Barka, riposta l'Arabe. Li sait bien que c'est tout d'même bon meslem (musulman).

      ¿ Enfin ! dit M. d'Anthonay, tu as au moins la reconnaissance du ventre.

      ¿ Vui !¿ Sidi Ramblot bon garçon ! Li donner bon dîner à Barka, ci pour ça je l'ai reconnu !

      ¿ Diable ! opina Georges. À quoi tient la destinée ! Sans ce fameux repas¿ qui sait si nous aurions jamais retrouvé notre malheureux ami !¿ Mais où est-il ?

      ¿ Dans un tata [1], tout près Kérouané !

      ¿ Est-il fortement occupé ?

      ¿ Z'y sont bien trois mille !

      ¿ Trois mille hommes ?¿ Tu exagères





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