Les pleurs - Marceline Desbordes-Valmore
- Collection: Oeuvres de Marceline Desbordes-Valmore
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
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Présentation Les Pleurs de Marceline Desbordes - Valmore
- eBookSi vous avez voyagé en Écosse, il a dû vous arriver ceci :
Après une journée longue et fatigante, comme l'est une journée dans les montagnes, vous êtes sorti au soleil couchant de quelque gorge sombre, et les derniers rayons du jour vous ont permis d'embrasser de la vue la longue plaine de bruyères arides qui s'étendait devant vous, et au-delà de laquelle vous attendait votre gîte. À peine, en jetant les yeux à droite et à gauche, avez-vous remarqué vers l'horizon, situé à un quart de lieue à peu près du chemin, un de ces châteaux écossais perdus dans un massif de sapins et de mélèzes, et dont les cheminées seules dépassant la cime des arbres se découpent sur le fond rougeâtre du ciel ; vous ne l'avez pas remarqué, car ce n'était point là que tendait votre course, et, fatigué que vous étiez d'un paysage monotone, brisé par le trot court et saccadé de votre petit cheval de montagnes, menacé peut-être par un orage qui s'amoncelait, vous n'aviez qu'un désir, celui d'arriver vite où vous attendait le repos. Bientôt alors vous êtes tombé dans cette disposition où l'esprit, fixé sur une seule pensée, ne permet aux yeux de s'arrêter que sur un seul objet : vous voyiez se dérouler devant vous la route étroite, tortueuse et sans fin, qui semblait se prolonger à plaisir ; vos regards se fatiguaient à percer cet horizon où vous la suiviez s'amincissant toujours, et peu à peu toute la partie animiste de votre organisation, tout ce qui pensait enfin en vous, cédant à la fatigue, s'engourdissait vaincu par la partie matérielle. Vous n'aviez plus une pensée distincte de vos autres pensées ; vos yeux continuaient de voir, mais ne distinguaient plus ; vous n'auriez pu dire si le mouvement de votre monture était le trot d'un cheval ou le balancement d'un bateau, et si ce sable dans lequel il enfonçait jusqu'aux genoux, et qu'il faisait voler à chaque pas en poussière, n'était pas une vague et son écume ; les arbustes amaigris et tortueux qui garnissaient la route vous semblaient des figures fantastiques qui vous regardaient passer dans différentes postures, les unes debout, les autres accroupies, celles-ci vous menaçant et semblant vous poursuivre, celles-là immobiles et se raillant de vous ; c'était un songe sans sommeil, un engourdissement qui eût été la mort, s'il se fût étendu jusqu'au coeur, une atonie dont un coup de tonnerre ou une blessure ne vous eussent peut-être pas tiré. Et cependant vous avez tressailli tout à coup, et tout à coup vous avez retrouvé vos facultés les plus ardentes pour écouter.
Les Pleurs Poèsies nouvelles
Préface d'Alexandre Dumas
Révélation.
La vie et la mort du Ramier.
L'Attente.
Dors-tu ?
Amour.
Le Jumeau pleuré.
Les Mots tristes.
Toi ! me hais-tu ?
Minuit.
Adieu !
Malheur à moi !
La Jalouse.
Le Songe.
Ne viens pas trop tard !
Serais-tu seul ?
Pardon !
Les Ailes d'ange.
Seule au rendez-vous.
L'Adieu tout bas.
Ne me plains pas.
Je ne crois plus.
Solitude.
Réveil.
Pitié !
Détachement.
Tristesse.
Abnégation.
Le Mal du pays.
La Crainte.
Sous une Croix belge.
L'Étonnement.
La Sincère.
Une Fleur.
Nadège.
Le Rossignol aveugle.
La dernière Fleur.
À M. Alphonse de Lamartine.
Ma Fille.
À M. A. de L.
La Mémoire.
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Agar
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Écrivez-moi.
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L'Impossible.
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Jamais Adieu.
Le Retour du Marin.
L'Enfant au rameau.
La Fiancée polonaise.
Le vieux Pâtre.
Béranger.
Le Crieur de nuit.
Une Ondine.
Trois Nocturnes
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Adieu d'une petite fille à l'École.
Le petit Rieur
Le premier chagrin d'un enfant.
Le Coucher d'un petit garçon.
L'Oreiller d'une petite Fille.
L'Éphémère.
Le Convoi d'un Ange.
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