Par fil spécial - ANDRÉ BAILLON
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Avis sur Par Fil Spécial de ANDRÉ BAILLON - eBook
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Présentation Par Fil Spécial de ANDRÉ BAILLON
- eBookAu début, les rédacteurs manquaient : la copie était rare. Heureusement, les secrétaires savaient où l'on en découvre de l'excellente, toute faite. Un habile coup de ciseau, et le lecteur retrouvait, dans son UPRÈME, ce qu'il savait, depuis la veille, par ailleurs. Il se plaignait.
Mieux organisé, le journal eut plus de collaborateurs. Mais les secrétaires gardaient un faible pour leurs coupures. C'était encore déplorable.
Alors, pour y mettre bon ordre, les patrons décidèrent qu'en plus des correspondants de province, on en aurait qui téléphoneraient de l'étranger. Il fallut, pour cela, renverser des murailles, installer des cabines, dénicher des correspondants, styler des sténographes. Et maintenant, cela marche !
Il n'y aura que de non-initiés pour ne pas le croire. Parmi nos sténographes, il en est deux : Grégoire et Céruse. L'un souffre de la gorge, l'autre a l'oreille un peu dure. À peine dans leurs cabines, dites des silencieuses, on les entend s'égosiller, le sourd : « Mais, Monsieur, je ne vous entends pas », le rauque : « Mais, Monsieur, écoutez-moi donc ! »
Les correspondants, nous ne les avons pas vus. Celui de Londres est un Grec, qui mêle à son français de Grec un peu des th d'Angleterre. À Bruxelles, c'est un excellent confrère qui se décharge de son trop-plein de besogne sur ce qu'on appelle un « nègre ». Ce nègre d'où vient-il ? Il lui arrive de dire :
¿ Écoutez donc ! Il y a là le nom d'un miniss. J'sais pas l'lire : j'vas vous passer aut'chose.
Par contre, à Berlin, nous avions un homme sérieux. Quelle discipline ! Seulement, il était Juif. Il épelait les mots difficiles, par les initiales de sa race :
¿ La première de Isaac, Jéroboam, Mathusalem.
On s'y perdait.
Un pur Allemand le remplace. Mais cet Allemand est peu sûr de son français, et le Français qui l'écoute, l'est encore moins de son allemand.
Aux correspondants les patrons ont recommandé :
¿ Téléphonez jusqu'aux moindres nouvelles.
Et aux secrétaires :
¿ Cette copie coûte cher : n'en gaspillez pas.
Cela fait trop de copie pour nos formes. Nous commençons par rogner quelques lignes sur les menues nouvelles. Puis nous passons à de moins petites, puis aux grosses, puis aux toutes grosses. Tantôt, jusqu'en ses moindres détails, le lecteur apprendra, par fil spécial, comment, en Irlande, une conduite d'eau a crevé. Qu'au centre de la ville, la rivière soit sortie de son lit, s'il est curieux, qu'il y aille.
La Machine à dicter.
Un jour, il y eut du nouveau. Nous savions que cela viendrait, puisqu'ils en avaient parlé. Mais quand ? Ils ne l'avaient pas dit. Lorsque cela vint, on fit la bête. Ce fut M. Dufour qui apporta la chose, toute montée sur une petite table. Il semblait content, comme toujours, quand on allait innover.
¿ Tiens, fit quelqu'un, on dirait un phonographe.
¿ Non, dit M Dufour, ce n'est pas un phonographe : c'est une machine à dicter.
C'était, en effet, une machine à dicter : c'était même, tant on en avait parlé, la machine à dicter.
On sait ce que c'est. Un pavillon en cuivre, un cylindre qui peut tourner, de petits tubes en caoutchouc, on s'installe là devant, on fait mouvoir le cylindre, on parle dans le pavillon, puis, les caoutchoucs dans les oreilles, on réentend ce que l'on a dit. Une machine à dicter, cela sert, dans certains bureaux, à la correspondance ; mais, pour nos directeurs, cela pouvait servir à autre chose.
¿ Voilà, dit M. Dufour, on ne sténographiera plus les communications téléphoniques, on les prendra avec cet appareil.
Une machine travaillant pour eux ! On aurait pu croire que les sténographes seraient contents. Pas du tout ! Ils étaient là, Céruse le sourd et Grégoire le rauque. Céruse ne disait jamais rien ; Grégoire regarda la machine :
¿ Heuh ! ce ne sera pas commode.
¿ Pas commode ? Pourquoi ?
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