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Zonzon Pépette - ANDRÉ BAILLON

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      Présentation Zonzon Pépette de ANDRÉ BAILLON

       - eBook

      eBook - André Baillon 16/09/2014
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : ANDRÉ BAILLON - GILBERT TEROL
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 16/09/2014
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Windows, Desktop, Android, iOS, Liseuse
    • ISBN : 1230000268382



    • Ils étaient au complet, ceux du Cercle : le grand D'Artagnan, Ernest-les-Beaux-Yeux, Valère-le-Juste, Louis le Roi des Mecs, les autres : quelques-uns avec leur môme.

      Tous ensemble ils s'écrient :

      ? Ah ! voilà Zonzon Pépette.

      Après Joseph, qui l'avait eue dès la France mais était mort, ils savaient tous qu'elle avait un fessard comme pas un, une balafre à travers le ventre, et qu'à certain moment, quand on lui avait vu sa balafre, elle roucoulait en tourterelle :

      ? Oh ! chéri, je t'emmerde.

      Il ne restait, à ne pas le savoir, que ce brun D'Artagnan, un prétentieux, qu'elle ne supportait guère.

      Pour le moment, c'était Fernand-le-Lutteur. Une seconde fois, après les autres, et à lui seul, puisqu'il était le maître, il dit :

      ? Ah ! voilà Zonzon Pépette.

      Il lui plaqua la main au corsage : si tout était en ordre ? Depuis quinze jours, ils s'étaient flanqué pas mal de gifles et de caresses : ils s'aimaient beaucoup. Il était solide. Il portait, en tatoué sur le bras, un revolver, un autre dans sa poche. Et de plus un casse-tête : un fameux zig.

      Elle lui souffla :

      ? Y a du bon.

      Devant tous, elle lui passa les guinées puis, sous la table, le portefeuille : voir ce qu'il renfermait. Elle ne l'avait pas ouvert, elle n'eût pas ouvert un portefeuille sans son homme : c'est pas honnête.

      Mince ! Ce qu'il y en avait des banknotes ! Il les compta, les plia dans sa poche. Elle fut si contente qu'elle dût crier :

      ? P'tit salaud, je t'emmerde !

      Comme ils étaient riches, ils payèrent aux copains une tournée : d'abord de ce qu'on voulut, puis une seconde :

      ? Du gin pour tout le monde !

      Après ce fut entre eux. Elle choisit pour sa part des huîtres bien blanches et, ensuite, un quartier de melon sucré au poivre, avec du gin par là-dessus :

      ? Bon ça !

      Il la regardait s'empiffrer.

      Tout alla bien tant que l'autre 'ne fut pas là. L'autre, c'était la Marie, une grande blonde de Flamande qui venait de Belgique. Sale Belge ! Zonzon ne l'aimait pas. D'abord, c'était la dernière à D'Artagnan. Ensuite, elle faisait sa poire ; elle venait toujours en chapeau. Et, surtout, un jour elle avait dit :

      ? Je suis honnête, moi ; je laisse leur portefeuille aux types.

      Une pimbêche, quoi !

      Quand la Marie entra :

      ? On t'emmerde, pensa Zonzon.

      Ce qu'elle n'avouait pas, c'est qu'elle avait d'autres raisons de lui en vouloir. Fernand s'en cachait, mais cela se voyait ; il avait envie de manger de la viande fade de cette Flamande. C'est pas vrai ? Allons donc ! Il suffisait, quand il la reluquait, de voir ses yeux ; des yeux à lui rouler hors de la tête. Et tous les chichis qu'il faisait autour d'elle !

      Ce soir il s'écarta, il fit :

      ? Eh ! la Marie, si je ne vous dégoûte pas, il y a de la place près de ma cuisse.

      C'était assez dire ! Après, Zonzon fut encore plus furieuse, parce que cette pimbêche, au lieu de répondre à P'tit homme, allait s'asseoir derrière le banc du sien et le fixait avec des yeux de bête. Pourtant elle ne montra rien : elle leur tourna le dos :

      ? On vous emmerde.

      Puis, elle fit gentiment à Fernand :





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