Les 224 avis de KrzysztofLil
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Note : 5 Avant et après Shoah
le 28/08/2010
Ce film marque une date dans l'histoire du cinéma. Il y a un avant et un après Shoah. Claude Lanzmann a réussi ce que peut d'autres ont tenté avant lui : montrer l'in-montrable. Dans un film long, âpre, dense, sans concession, il s'approche au plus de l'ignominie, il dévoile la barbarie. Aucun autre film ne peut atteindre, sur ce sujet, une telle hauteur. Oeuvre d'une grande réflexion. Et par dessus tout, une belle leçon d'humanité.
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Note : 5 Le film du retour
le 28/12/2011
Après une longue période d'interruption pendant laquelle il s'exilera aux USA, peignant les trois quart du temps et faisant l'acteur de temps en en temps pour des amis réalisateurs, il revient au cinéma, dans son pays, la Pologne, avec ce film, beau, fort, dur, âpre.
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Note : 4 une réussite
le 22/02/2012
McCartney est vraiment un touche à tout génial. Cette fois, il s'attaque au songbook américain. Délaissant piano, guitare ou tout autre instrument, il n'utilise que sa voix. Mais il se fait accompagner par le gratin du jazz : Diana Krall, en tête, au piano accompagné de ses musiciens auxquels se sont adjoints : Eric Clapton, Stevie Wonder et le London Symphony Orchestra, excusez du peu. A ces chansons empruntés au répertoire américain, qu'il écoutait enfant dans sa famille, il y glisse trois morceaux qui s'intègrent à merveille à l'ensemble, dont une composition récente : My Valentine, qui montre à quel point McCartney est un grand mélodiste. Et un grand chanteur, dont la voix, malgré son âge, n'est guère affectée, présentant même un léger voile d'émotion. Il faut dire qu'il a enregistré le disque aux mythiques studios Capitol où de nombreux chanteurs américains ont enregistrés leurs albums. Il a même utilisé pour l'enregistrement des morceaux le micro dont s'est servi Nat King Cole.
AU total, un bel album jazzy, agréable à écouter, dont il faut impérativement acheter la version "collector" avec 16 morceaux au lieu de 14. Et ce qui fait son charme, c'est qu'il a enregistré bien sûr des morceaux connus, mais également d'autres qui le sont beaucoup moins.
Et pour ceux qui préfèrent le "côté obscur de la force", Macca est déjà en train d'enregistrer un album rock, et pour cela il s'est installé dans les fameux studios d'Abbey Road !
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Note : 3 De l'aventure, de grands espaces et des hommes.
le 21/09/2012
King Vidor (1894-1982) est un des grands pionniers d'Hollywood, a signé des classiques du muet comme La Foule et La Grande Parade. La suite de sa carrière fut inégale mais émaillée de réussites : Notre pain quotidien ou Le Rebelle
Le Grand Passage est son premier film en couleurs. Ce n'est pas un des films les plus connus. Cette ?uvre hybride célèbre l'aventure à l'état pur, pratiquement disparu au cinéma depuis longtemps, mêlant les grands espaces du western au suspense du film de guerre.
Le film se déroule au milieu du XVIIIe siècle, où une compagnie de rangers menée par un certain major Rogers (Spencer Tracy) lance une expédition punitive contre une tribu indienne du nord, en territoire ennemi (français).
Certes le film ne se distingue pas vraiment par sa dramaturgie, ni par ses personnages, mais il vaut par ses notations documentaires : l'immersion crédible d'une armée de Robinson en pleine nature, très loin du carton-pâte. Une épopée physique et sauvage dont le sommet est la traversée d'une rivière par une chaîne d'hommes.
En conclusion, c'est une fable très honnête, qui ne manque pas de souffle. De quoi satisfaire les amoureux d'un certain cinéma américain, qui n'a plus cours de nos jours.
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Note : 5 Un portrait d'un génie
le 28/07/2011
L'album Biograph est composé de 53 titres, compilation depuis ses débuts en 1962 jusque 1981 avec l'album Shot of Love. Réalisé en 1985 dans un coffret de 3CD, c'est un des premiers et l'un des grands succès du genre devenant disque de platine aux USA.
C'est un mélange de raretés, d'extraits de 45 tours ou de 33 tours non présentés dans l'ordre chronologique. Sur les 53 titres, 22 n'ont jamais été édités auparavant.
C'est un portrait d'un des génies de la musique américaine de la seconde moitié du XXème siècle.
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Note : 5 Une date dans l'histoire (du cinéma)
le 20/11/2010
Depuis Claude Lanzmann a réalisé Shoah en 1985, il y a un avant et un après Shoah, on ne peut plus parler de cette époque au cinéma sans la référence à ce film magistral.Réalisé sans l'appui de documents d'époque, et pour cause ils sont presque inexistants, Lanzmann filme les visages des témoins et les lieux tels qu'ils sont au moment de la fabrication du film. Et à partir de ça, il réalise un des momuments de l'histoire du cinéma. On ne peut sortir indemme de la projection de 9 heures et 30 minutes de film, tant l'impression sur le spectateur est immense. Le film qui évoque l'infilmable, la mort, la disparition produit un effet ineffaçable : il nous met face à nos responsabilités, face au mal, à sa représentation et à sa dissémination dans la conscience des hommes lors des évènements et maintenant.
Une oeuvre prodigieuse.
K.
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Note : 4 Un retour au source
le 26/11/2010
Paul Mc Cartney s'attelle à la réalisation de cet album après son travail sur l'Anthologie des Beatles. Il nous surprend une nouvelle fois à nous offrir un album, peut être le meilleur depuis le milieu des années 70. Il est revenu à l'esprit des chansons des Beatles. Même Jeff Lynne, qui apporte sa contribution sur presque tout l'album, reste en retrait pour laisser Paul aux commandes. Ringo Starr et le guitariste Steve Miller participent également à l'album. Et même si les chansons n'atteignent pas les sommets de l'époque des Beatle, elles donnent à nouveau un aperçu du talent de McCartney.
Il est bien l'un des plus grands compositeurs de chansons pop.
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Note : 4 un petit bijou
le 22/10/2010
Ecartons le titre français complètement improbable (le traducteur pensait-il à Balzac en regardant le film ?)... Adapté d'une pièce française du XIXe siècle, Divorçons, That Uncertain Feeling (« ce sentiment incertain ») est une comédie de boulevard, un divertissement pur, sans contenu psychologique et sociologique caché. Pas forcément le genre privilégié du fin Lubitsch. Ainsi, et bien que le cinéaste retrouve à de nombreuses reprises sa verve et sa subtilité, That Uncertain Feeling est sans doute une de ses ?uvres mineures certes, mais une oeuvre mineure de Lubitsch valent bien 10 films de ..(euh, ne citons pas de nom afin de ne pas faire de jaloux)
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Note : 5 Un classique
le 19/06/2013
Un des plus grands films de Nicholas Ray, cinéaste qui a connu de grandes difficutés à Hollywood et à qui Wim Wenders consacra un film à la fin de sa vie. Un film dur, âpre avec des acteurs en osmose : Burl Ives et Christopher Plummer. Ce film dans une collection qui propose, en plus de suppléments sur le dvd, un livre contenant des textes remarquables et de nombreuses photos souvent inédites. Indispensable à tout cinéphile.
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Note : 5 un film obsessionnel
le 25/09/2012
C'est peut-etre le titre de film le plus adapté au cinéma de Brian de Palma. Sur un scénario subtil et ingénieux de Paul Schrader, De Palma réalise un film sous influence hitchockienne, notamment celle de Vertigo. Il en reprend plusieurs thèmes : disparition de la femme aimée, retour d'un double de celle-ci, amour fétichisé, etc... Tout cela intégré superbement dans un thriller haletant. Et enfin, il collabore avec le compositeur favori d'Hitchcok, Bernard Herrmann, dont ce sera la dernière composition. Composition qui renforce encore l'ambiance obsessionnelle du film. Le film doit beaucoup à la composition de Geneviève Bujold, jouant deux, voire trois personnages avec un jeu impressionnant. Sans oublier la dernière séquence, avec une utilisation ingénieuse du slow motion (ralenti) sur les visages.
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