Note :
5
Premières pistes électriques pour le Quintet de Miles Davis en 1968, avec George Benson en invité
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 13/12/2022
Sur "Stuff", le piano électrique de H. Hancock tisse une toile envoutante au dessus de laquelle la trompette de Miles distille ses incisions tranchantes, impérieuses, acérées, ardentes et le saxophone de W. Shorter s'élève majestueux en volutes énergiques, laissant derrière lui des traînées de lumière ou, ailleurs, de vives déchirures, propulsées par le feu brûlant de la batterie de T. Williams souple, félin, explosif, irradiant tout l'album de ses vibrantes secousses sismiques et par la basse bondissante aux ondulations chaleureuses et aux douces accélérations de R. Carter, à la basse électrique sur la première piste. "Paraphernalia" est ornée des arabesques de la guitare de George Benson, de ses ornementations subtiles sur cette unique piste, avec H. Hancock, délaissant son piano électrique, pour s'envoler en un virevoltant solo. "Black Comedy" est parcourue des traces scintillantes du saxophone de W.Shorter, des envolées déchirantes de la trompette de Miles, d'un piano tonique et tourbillonnant, toujours secouée des foisonnantes percussions de T. Williams, quand "Country Son" alterne la douce caresse d'une trompette en apesanteur retrouvant des accents de blues, le doux frémissement des percussions, le piano frétillant et des variations de tempo où la basse accélère le rythme de ses pulsations, la batterie explose en spasmes vigoureux, le piano devient vif argent, le saxophone s'envole en solo incandescent avant l'intervention en apothéose de la trompette en conclusion.