34,90 €
Occasion · Comme Neuf
Ou 8,73 € /mois
Disponible en retrait gratuit chez le vendeur (Metz) (57)
- Livraison : 2,79 €
Particulier
Vendeur favori
4,9/5 sur 735 ventes
Cd neuf scellé distribué en France. Parfait état de conservation.
- Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
- Récupérez le produit directement chez le vendeur
- Rakuten vous rembourse en cas de problème
Gratuit et sans engagement
Félicitations !
Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !
TROUVER UN MAGASIN
Retour
Présentation Untitled - Korn
- CD AlbumLourd, sombre, plaintif : voilà qui peut résumer Korn et son premier album homonyme. Ce premier disque pose les fondements du style du groupe, qu'il s'agisse de la musique et du chant bien sûr, mais aussi des paroles ou de l'imagerie. La pochette, d'ailleurs, inaugure ce qui s'avérera récurrent de disque en disque, développant une symbolique de l'enfance menacée ou sur le point de basculer dans le drame - écho évident au passé troublé du chanteur.
Tout est posé d'emblée avec le formidable titre d'ouverture « Blind », qui demeurera un incontournable classique du groupe en concert. Malgré le caractère passablement plagiaire de la composition (l'intro est quasi-identique à celle du « Too Many Puppies » de Primus et le riff principal rappelle celui du « Scapegoat » de Fear Factory), le morceau affirme avec force l'unicité du groupe. Jamais mélodique, la musique de Korn est, sinon brutale, à tout le moins relativement âpre et parfois étouffante : les riffs sont répétitifs et l'instrumentation des couplets paraît construite comme des loops de hip-hop (influence qu'on retrouve aussi çà et là dans le chant) ; la basse slappée de « Fieldy Snuts » au son très lourd et le jeu de batterie puissant - et peu porté sur les cymbales - de David Silveria achèvent de bâtir des compositions massives.
Au micro, enfin, Jonathan Davis déverse des paroles plaintives et torturées, évoluant à la façon d'un possédé de susurrements torturés à des hurlements, en passant par d'occasionnelles scansions rap ou même du scat. Violé par un adulte à 12 ans, puis traité en souffre-douleur durant son adolescence, le chanteur dans ses paroles, simples et crues, laisse cours à ses angoisses, à ses pulsions vengeresses et autodestructrices. Et son interprétation peut être par instants singulièrement intense, à l'image de « Daddy », qui conclut l'album dans un dramatisme éploré libératoire, ou les explosions de colère et de fureur dont le disque est parsemé.
Pas un titre qui soit de trop sur ce premier album homonyme (comme pour « faire les présentations »), chacun ayant son lot de fantaisie ou de nuance, de la cornemuse de « Shoots and Ladders » aux feulements façon death metal de « Lies » ou au surprenant scat de « Ball Tongue ». Mais se détachent singulièrement, outre « Blind » - l'un des plus grands classiques du metal des années 90 - et le long et théâtral « Daddy » (qui rappelle le viol subi par le chanteur), le puissant et grinçant « Shoots and Ladders » (dont les comptines malmenées rappellent le thème de l'enfance ravagée) et le très vindicatif « Faget » (« pédé », insulte qu'adressaient au chanteur ses camarades de classe).
Abouti, sans pourtant manquer de spontanéité et de - hum ! - fraîcheur, ce premier album s'impose comme un disque d'une influence capitale dans l'histoire du metal. L'année suivante, les amis de Deftones sortent à leur tour un premier album, Adrenaline. Avec ces deux albums, les bases sont posées pour le mouvement qui sera bientôt nommé « néo-metal ». A noter : l'album est produit par Ross Robinson, sur le point de devenir le grand pontife dudit néo metal, puisqu'il produira ensuite Deftones (« Fist », sur l'album Adrenaline), Limp Bizkit, Soulfly ou encore Slipknot.
Copyright 2017 Music Story Mougel Guillaume
Avis sur Untitled - Korn - CD Album
14 avis sur Untitled - Korn - CD Album
Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.