L'oublié - LAURE CONAN
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Présentation L'oublié de LAURE CONAN
- eBookVILLE-MARIE n'était encore qu'un champ de bataille bien souvent ensanglanté, mais la sainte colonie, comme l'appelle LeClercq, était définitivement sortie du fort.
Sur la Pointe-à-Callières, à travers des champs cultivés, on apercevait une trentaine de petites maisons solides, à toit pointu, protégées par des redoutes.
Deux de ces redoutes attenaient à l'hôpital bâti sur le coteau et environné d'une haute palissade. L'asile des blessés disparaissait presque entièrement derrière ces grands pieux sinistres ; on n'en voyait guère que le toit surmonté d'un svelte clocher où l'on sonnait le tocsin à chaque attaque des Iroquois.
Ce jour-là, il n'y en avait pas eu, mais la besogne administrative avait été lourde.
Un peu fatigué, M. de Maisonneuve avait ouvert sa fenêtre et jouissait de la fraîcheur du soir, en causant avec son secrétaire, M. de Brigeac.
Derrière la montagne, le soleil couchant lançait ses derniers feux. Une splendeur enflammée flottait sur l'île royale encore presque toute couverte de broussailles ou de grands bois : et, au large, la Notre-Dame se balançait comme perdue sur les flots éclatants et déserts. Mais Maisonneuve n'aimait à regarder que les petits champs des colons et leurs maisons humbles et frustes.
Ces nids de soldats si chétifs devant la majesté des solitudes avaient à ses yeux une grandeur, une beauté sacrée. C'étaient les assises de l'oeuvre à laquelle il avait tout immolé, les commencements de cette puissante ville qu'il était venu fonder, au milieu de tant de périls, en l'honneur de la Vierge.
La chaleur avait été accablante, mais un vent frais s'était levé. Ce vent qui faisait chanter la forêt verte, faisait, aux alentours du fort, onduler les blés, lesquels avaient poussé admirablement.
« Pourvu que ces diables d'Iroquois ne réussissent pas à brûler nos récoltes, dit tout à coup Maisonneuve : rien n'abat des hommes comme d'être ainsi atteints dans leur travail. »
Le secrétaire, en train de fourbir ses armes, avait planté sur le rebord de la fenêtre un poignard couvert de taches roussâtres, et frottait vigoureusement. Il répondit sans relever la tête :
« Mais, monsieur, ce n'est pas étonnant. Quand on a risqué tant de fois sa chevelure pour ensemencer son champ, il est triste de ne récolter que des cendres.
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