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La Faute de l'abbé Mouret - Émile Zola

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      Présentation La Faute De L'abbé Mouret de Émile Zola

       - eBook

      eBook - Émile Zola 20/06/2014
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Émile Zola
    • Editeur : Na
    • Langue : Français
    • Parution : 20/06/2014
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230000247587



    • Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.

      Extrait: L'abbé Mouret ne répondait pas. Il préparait le calice sur une petite table, un grand vieux calice d'argent doré, à pied de bronze, qu'il venait de prendre au fond d'une armoire de bois blanc, où étaient enfermés les vases et les linges sacrés, les saintes huiles, les missels, les chandeliers, les croix. Il posa en travers de la coupe un purificatoire propre, mit par-dessus ce linge la patène d'argent doré, contenant une hostie, qu'il recouvrit d'une petite pale de lin. Comme il cachait le calice, en pinçant les deux plis du voile d'étoffe d'or, appareillé à la chasuble, la Teuse s'écria :
      - Attendez, il n'y a pas de corporal dans la bourse... J'ai pris hier soir tous les purificatoires, les pales et les corporaux sales pour les blanchir, à part bien sûr, pas dans la lessive... Je ne vous ai pas dit, monsieur le curé : je viens de la mettre en train, la lessive. Elle est joliment grasse. Elle sera meilleure que la dernière fois.
      Et pendant que le prêtre glissait un corporal dans la bourse, et qu'il posait sur le voile la bourse, ornée d'une croix d'or sur un fond d'or, elle reprit vivement :
      - À propos, j'oubliais ! ce galopin de Vincent n'est pas venu. Voulez-vous que je serve la messe, monsieur le curé ?
      Le jeune prêtre la regarda sévèrement.
      - Eh ! ce n'est pas un péché, continua-t-elle avec son bon sourire. Je l'ai servie une fois, la messe, du temps de monsieur Caffin. Je la sers mieux que les polissons qui rient comme des païens pour une mouche volant dans l'église... Allez, j'ai beau porter un bonnet, avoir soixante ans, être grosse comme une tour, je respecte plus le bon Dieu que ces vermines d'enfants, que j'ai surpris encore, l'autre jour, jouant à saute-mouton derrière l'autel.
      Le prêtre continuait à la regarder, refusant de la tête.
      - Un trou, ce village, gronda-t-elle. Ils ne sont pas cent cinquante... Il y a des jours, comme aujourd'hui, où vous ne trouveriez pas âme qui vive aux Artaud. Jusqu'aux enfants au maillot qui vont dans les vignes ! Si je sais ce qu'on fait dans les vignes, par exemple ! Des vignes qui poussent sous les cailloux, sèches comme des chardons ! Et un pays de loups, à une lieue de toute route !... À moins qu'un ange ne descende la servir, votre messe, monsieur le curé, vous n'avez que moi, ma parole ! ou un des lapins de mademoiselle Désirée, sauf votre respect !
      Mais, juste à ce moment, Vincent, le cadet des Brichet, poussa doucement la porte de la sacristie. Ses cheveux rouges en broussaille, ses minces yeux gris qui luisaient, fâchèrent la Teuse.
      - Ah ! le mécréant ! cria-t-elle, je parie qu'il vient de faire quelque mauvais coup !... Avance donc, polisson, puisque monsieur le curé a peur que je ne salisse le bon Dieu !
      En voyant l'enfant, l'abbé Mouret avait pris l'amict. Il baisa la croix brodée au milieu, posa le linge un instant sur sa tête ; puis, le rabattant sur le collet de sa soutane, il croisa et attacha les cordons, le droit par-dessus le gauche. Il passa ensuite l'aube, symbole de pureté, en commençant par le bras droit. Vincent, qui s'était accroupi, tournait autour de lui, ajustant l'aube, veillant à ce qu'elle tombât également de tous les côtés, à deux doigts de terre. Ensuite, il présenta le cordon au prêtre, qui s'en ceignit fortement les reins, pour rappeler ainsi les liens dont le Sauveur fut chargé dans sa Passion.





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