Miss Harriet - Guy de Maupassant
- Collection: Oeuvres de Guy de Maupassant
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Avis sur Miss Harriet de Guy de Maupassant - eBook
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Présentation Miss Harriet de Guy de Maupassant
- eBookLe narrateur est Léon Chenal, un vieux peintre, qui est parti d'Étretat pour aller visiter les ruines de Tancarville. Il se trouve dans un break avec six autres personnes et décide de raconter à ses compagnons « le plus lamentable amour » de sa vie. À l'époque, il était un jeune peintre qui allait d'une auberge à l'autre pour étudier la nature. Et comme cela un soir il s'est trouvé dans le petit village Bénouville. Il s'est logé dans une auberge où il y avait une Anglaise, qui s'était arrêtée six semaines auparavant pour passer l'hiver.
Cette dame était une vieille fille qui s'appelait Miss Harriet. Dans le village on ne l'aimait point, les paysans croyaient qu'elle était une hérétique parce qu'elle distribuait à tout le monde des livres de propagande protestante. Mais, en fait, c'était une femme d'une moralité parfaite, juste une excentrique, elle ne parlait jamais à table, mangeait vite et en lisant son petit livre protestant. Elle était maigre, sèche, une carne comme disaient les paysans.
Un jour Léon fit une bonne peinture de la nature qu'il voulait montrer à tout le monde. Miss Harriet lui dit que sa peinture était extraordinaire et ils devinrent amis. L'Anglaise qui était exaltée devant la nature accompagnait Léon dans ses promenades pour le regarder peindre, mais peu à peu elle commença à changer. Un jour, alors que Léon travaillait tranquillement, Miss Harriet, en tremblant et pleurant, lui avoua qu'elle l'aimait. Mais ??.
L'Héritage : 1884
César Cachelin, employé au Ministère de la Marine, fait épouser à sa fille Coralie un de ses collègues, Léopold Lesable. Toute la famille vit dans l'attente de l'héritage de la riche tante Charlotte. Mais au décès de celle-ci, le testament révèle que la fortune est destinée à l'enfant du couple. La famille se démène alors inutilement pour avoir ce bébé. Devant l'inutilité de ces essais et la probable stérilité de Léopold, Coralie s'arrange pour se faire faire un enfant par un collègue de son mari. Son père l'encourage, et son mari ferme les yeux. Un jour, elle tombe enceinte et puis elle accouche d'un bébé. Finalement, la famille obtient l'héritage.
Denis : 1883
Denis est le serviteur de M. Marambot depuis vingt ans. Trapu et jovial, il sert fidèlement son maître, un ancien pharmacien qui vend des remèdes aux paysans.
Une nuit, Denis pénètre dans la chambre de son maître et le poignarde à plusieurs reprises. Ce dernier ne doit la vie sauve qu'au fait d'avoir crié à Denis que l'argent n'était pas là. Aussitôt, Denis s'arrête et le soigne. Marambot ne le dénonce pas.
Plusieurs mois plus tard, Denis est arrêté par les gendarmes pour un vol de canards. Denis croit que c'est Marambot qu'il l'a dénoncé. Au procès pour tentative de meurtre, Denis est acquitté, mais enfermé dans un asile d'aliénés.
L'Âne : 1883
Labouise surnommé Chicot et son associé Maillochon maraudent sur le fleuve. Ils braconnent sur les berges, font les poches des noyés qui descendent ou volent des canots à l'occasion.
Ce soir-là, les deux compères tirent des lapins. Après en avoir tué deux, ils s'endorment dans leur barque. À l'aube, ils regardent le spectacle d'une femme qui emmène un âne à l'abattoir.
Labouise, qui a envie de s'amuser, achète l'âne cent sous à la femme, puis il se place à quarante pas et tire sur l'animal avec du petit plomb. Il ne faut pas le tuer tout de suite et faire durer le plaisir. Un coup, deux coups de feu, au troisième, la bête épuisée tente de fuir. Les deux hommes l'achèvent en lui tirant dans la bouche.
Le lendemain, ils vendent la carcasse vingt francs à un restaurateur en lui faisant croire qu'il s'agit d'un chevreuil.
Idylle : 1884
Dans le train de Gênes à Marseille, un homme et une femme sont dans le dernier wagon : elle, vingt-cinq ans, plantureuse ; lui, maigre et bronzé, voyage avec sa pelle et sa pioche. Il va chercher du travail en France.
Elle déballe ses provisions, mange tranquillement devant lui, puis, son repas terminé, elle engage la conversation. Ils sont tous deux Piémontais. Elle va travailler comme nourrice à Marseille, lui a entendu parler que l'on embauchait à Marseille.
La femme dit se trouver mal, car, ne donnant pas le sein, elle a besoin de faire sortir le lait de son opulente poitrine. L'homme propose ses services et soulage la dame. Il est content : cela faisait deux jours qu'il n'avait pas mangé.
La Ficelle : 1883
Un jour de marché dans le bourg normand de Goderville, un paysan, maître Hauchecorne, ramasse un petit morceau de ficelle sous les yeux de maitre Malandain avec lequel il est en conflit. Plus tard, un crieur public fait savoir que quelqu'un a perdu un portefeuille. Hauchecorne est accusé d'avoir trouvé et conservé le portefeuille, il a été dénoncé par Malandain, convoqué chez le maire, on ne retient rien contre lui mais on n'a pas pu prouver son innocence. Tous les gens qu'il rencontre sont persuadés qu'il a conservé le portefeuille. Plus tard, un valet de ferme restitue le portefeuille qu'il a trouvé sur la route et Hauchecorne croit qu'il est enfin délivré. Mais plus il raconte son récit, plus les autres croient que c'est lui qui après avoir trouvé le portefeuille, l'a fait rapporter par un tiers. Hauchecorne devient obsédé, il tombe malade et il meurt. Ses derniers mots sont encore pour clamer son innocence, sa dernière phrase est « Une 'tite ficelle? une 'tite ficelle? t'nez, la voilà, m'sieu le maire »
Garçon, un bock !? : 1884
Le narrateur entre dans une brasserie pour s'abriter de la pluie et du froid et trouve une place vide sur la banquette à côté d'un « bockeur », un homme sale, repoussant et miné par le tabac
À peine assis, l'homme l'interpelle : « Tu ne me reconnais pas ? » Il s'agit du comte Jean des Barrets, un ami d'enfance.
L'homme lui explique que, depuis six années, il se lève à midi, vient à la brasserie, s'assoit sur la même banquette et boit des bocks de bière jusqu'au soir. Il a trente-trois ans, mais en paraît quarante-cinq, puis l'homme s'explique sur la raison de cette déchéance voulue.
Quand il avait treize ans, il a assisté à une scène très dure entre ses parents. Son père, qui avait dilapidé son héritage avec des filles, voulait que sa mère signe des papiers pour disposer de la fortune de leur fils. Devant son refus, il l'avait frappée à plusieurs reprises. Il en avait été bouleversé et, depuis, il traîne son dégoût de la vie.
Le Baptême : 1884
La famille Dentu quitte la ferme et décide d'aller à l'église pour faire baptiser leur nouveau-né, Prosper César, alors âgé de deux mois. Elle est reçue par un vieux prêtre et sa famille.
Une fois l'enfant baptisé, les parents se rendent au buffet, laissant leur enfant seul, qui se met à pleurer. Néanmoins, le prêtre voit le poupon et le prend dans ses bras. C'est alors que le prêtre se rend compte de tout le bien que s'occuper d'un enfant peut procurer. Sur le chemin du retour, le prêtre, l'enfant toujours dans les bras, ne peut s'empêcher de l'embrasser. Lors du repas, tout le monde lance des gaillardises, sauf le curé qui contemple l'enfant et, quand il le tient, « tout autour de lui s'efface ».
À la fin du repas, tout le monde est gris. Le prêtre, lui, est dans la chambre de l'enfant : il sanglote le front sur l'oreiller où dort l'enfant.
Regret : 1883
Paul Saval est un vieux garçon de Mantes qui pense que sa vie a été vide et triste. Il a été amoureux de la femme de son camarade M. Sandres.
Un jour, Saval avait déjeuné avec le couple sur l'herbe, au bord de la rivière et s'était promené avec Mme Sandres pendant que son mari dormait. Saval se souvient de l'attitude étrange de la dame et se demande si, à ce moment-là, elle aurait cédé à sa déclaration d'amour. Ayant peur d'avoir manqué l'occasion d'être heureux, il va chez Mme Sandres, maintenant vieille comme lui. Et elle lui avoue qu'elle aurait cédé. Il la quitte, marche longtemps dans les rues sous la pluie. Il s'assied et se met à pleurer.
Mon oncle Jules : 1883
Joseph Davranche, un ami du narrateur, raconte l'histoire d'un pauvre homme dont le souvenir l'obsède.
Lorsque Joseph Davranche donne cent sous à un mendiant, son camarade s'étonne. Joseph s'explique par un récit. Il a grandi dans une famille pauvre. Son oncle Jules devait beaucoup d'argent à son père. Il écrivait parfois, depuis l'Amérique, qu'il rembourserait bientôt. La famille, pleine d'espoir, attendit de nombreuses années. En l'honneur du mariage d'une fille Davranche, la famille se rend à Jersey. À bord du paquebot, on reconnaît Jules. C'est le capitaine qui résume son histoire. Il a recueilli Jules l'an dernier. Maintenant, l'oncle ouvre des huîtres sur le paquebot. Il ne veut pas se rendre au Havre, chez les Davranche, parce qu'il leur doit de l'argent. Après que la famille a commandé des huîtres, Joseph se charge de payer. Il laisse un pourboire à son oncle Jules qui ne le reconnaît pas et comprend que celui-ci a été mendiant. Depuis ce jour, il donne régulièrement cent sous aux vieux sdf.
En voyage : 1882
Le narrateur écrit une lettre à une amie qui lui a demandé une histoire dont il aurait été témoin ou qu'il aurait entendue. Justement en voyage d'agrément dans la région de Menton, il rencontre un paysan qui lui raconte un drame qui s'est passé devant le réservoir devant lequel les deux hommes se trouvent.
Il y a quelques années, deux garçonnets jouaient à cet endroit, leur précepteur lisant, allongé à côté. Le plus âgé des garçons tombe dans le réservoir ; aussitôt le précepteur plonge pour le secourir. Malheureusement, il heurte le fond et ne réapparaît pas. Le garçonnet, seul, arrive à regagner le bord, mais il lui est impossible de franchir le rebord. Son petit frère qui le tient des deux mains faiblit peu à peu. L'attente dure des heures. Ils crient. Personne ne les entend. Le froid saisit l'aîné qui comprend qu'il ne survivra pas. Avant de lâcher la main de son frère, il lui glisse sa montre en souvenir et lui dit : « Adieu, petit frère, embrasse maman et papa ». Puis, il se laisse couler. Il dit cette affreuse histoire a ses parents. Ces derniers ont demandé au propriétaire de vider la citerne. Mais il refuse car il considère l'eau plus importante, pour arroser ses citronniers. Le lendemain, on retrouva les deux corps.
La Mère Sauvage : 1884
En passant devant une masure en ruine, le narrateur se fait conter l'histoire de la famille Sauvage qui y habitait.
Le père, un braconnier, avait été tué par les gendarmes. Peu après, le fils partit à la guerre et ne donna plus de nouvelles.
Un jour, la mairie place chez la mère Sauvage quatre soldats prussiens des troupes d'occupation. Un mois passe. Elle reçoit une lettre l'avisant de la mort au combat de son fils. Elle garde son chagrin pour elle, fait à manger aux soldats et monte du foin dans le grenier où ils couchent. À la nuit tombée, quand les soldats dorment, elle met le feu à sa ferme. Les soldats périssent tous les quatre. Le matin, l'officier qui l'interroge, elle avoue tout. Elle est fusillée sur place.
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