Emeraude - Alexandre Kouprine
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Présentation Emeraude de Alexandre Kouprine
- eBookCe livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.
Extrait:Émeraude, beau, jeune trotteur de type américain, d'une robe grise régulière entre l'acier et l'argent, s'éveilla comme de coutume, dans son box, vers minuit. À gauche, à droite, en face, de l'autre côté du couloir, les chevaux, à petits coups rythmés, fréquents, tous en mesure eût-on dit, mâchaient leur foin, le faisaient sa-voureusement craquer sous leurs dents, s'ébrouaient par intervalles pour chasser la poussière. Dans un coin, sur un tas de paille, ronflait le palefrenier de service.
Émeraude savait, par l'alternance des jours et par les sons particuliers du ronflement, que c'était Vassili, un jeune gars détesté des chevaux, parce qu'il fumait à l'écurie un tabac puant, entrait souvent dans les box en état d'ivresse, donnait des bourrades de son genou dans le ventre, levait les poings en plein dans les yeux, tirait brutalement sur le licol, gourmandait les chevaux de sa voix de basse forcée, éraillée, menaçante.
Émeraude s'approcha des barreaux de clôture. En face de lui, porte à porte, se tenait dans sa stalle Coquette, jeune pouliche morelle, pas encore formée. Dans l'obscurité son corps demeurait invisible, mais chaque fois que, délaissant le foin, elle tournait la tête en arrière, son grand oeil s'éclairait, pour quelques secondes, d'une jolie petite flamme violette. Émeraude élargit ses na-seaux délicats, huma l'air à longs traits, flaira l'odeur à peine distincte, mais forte, troublante, hennit briève-ment. La pouliche tourna le col, répondit par un petit hennissement tremblant, caressant, enjoué.
Aussitôt, à sa droite, Émeraude entendit une respira-tion jalouse, courroucée, celle d'Oniéguine, cheval brun, vieux et rétif, qui, de loin en loin, disputait encore les prix, dans les courses d'attelage. Séparés par une légère cloison, les deux chevaux ne pouvaient se voir entre eux, mais en appuyant son chanfrein au côté droit de la grille, Émeraude perçut nettement l'exhalaison chaude de foin remâché qui provenait des naseaux haletants d'Oniéguine. Quelque temps, dans l'obscurité, les deux rivaux, col tendu, oreilles collées aux tempes, se flairè-rent. Puis subitement, tous deux ensemble tapèrent du sabot, poussèrent un cri de fureur.
¿ Attends un peu, canaille ! ¿ cria d'une voix en-dormie le palefrenier, répétant sa menace coutumière.
D'un bond les chevaux quittèrent la grille, se mirent sur leurs gardes. Depuis longtemps ils ne pouvaient se souffrir, et comme, trois jours auparavant, on avait pla-cé dans leur écurie la gracieuse pouliche morelle, ¿ dé-rogation aux usages motivée par le manque de place et la bousculade des courses ¿ il ne se passait pas de jour où ne s'élevât entre eux quelque grosse querelle. À l'écurie, à l'hippodrome, à l'abreuvoir, ils se provoquaient au combat. Toutefois Émeraude éprouvait une certaine crainte devant ce grand cheval, si plein d'assurance, de-vant son âpre odeur de bête méchante, son jabot saillant comme celui des chameaux, son oeil sombre enfoncé dans l'orbite, surtout devant sa rude carcasse qui sem-blait de pierre, trempée qu'elle était par les ans, les courses répétées, les anciennes batailles.
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