Ourson Tête-de-fer - Gustave Aimard
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Avis sur Ourson Tête - De - Fer de Gustave Aimard - eBook
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Présentation Ourson Tête - De - Fer de Gustave Aimard
- eBookOù le lecteur fait connaissance avec le capitaine Ourson-Tête-de-Fer.
Le vendredi 13 septembre 16¿, entre sept et huit heures du soir, l'auberge de l'Ancre-Dérapée, située sur la plage même, presque en face du débarcadère à Port-Margot, et le rendez-vous habituel des flibustiers et des boucaniers de la Tortue, flambait comme une fournaise dans la nuit sombre, et laissait échapper par ses fenêtres ouvertes à la brise de mer, un bruit assourdissant de cris, de rires, de chants et de bris de vaisselle cassée.
Une foule considérable, composée d'habitants, de boucaniers, de flibustiers, d'engagés, de femmes, d'enfants et même de vieillards, se pressait curieusement aux portes et aux fenêtres de l'auberge, sans souci des plats, des verres et des bouteilles qui, de l'intérieur, pleuvaient presque sans interruption sur elle, et mêlait ses applaudissements, joyeux à la gaieté frénétique des vingt-cinq on trente convives assis autour d'une immense table ronde, dans la grande salle.
C'était fête, ce soir-là, à l'Ancre-Dérapée, fête à la boucanière, sans frein et sans limite, où l'ivresse empourprait tous les visages, mettait l'éclair dans tous les yeux et la folie dans toutes les têtes.
Le capitaine Ourson Tête-de-Fer, l'un des plus redoutables boucaniers de l'île de la Tortue, avait le matin même enrôlé un équipage de quatre cent soixante-treize Frères de la Côte, choisis avec un soin tout particulier parmi les plus redoutables flibustiers qui se trouvaient alors à Port-Margot, à Port-de-Paix, ou à Léogane ; et la nuit même, au flot, son navire, la Taquine, devait quitter le mouillage de Port-Margot et faire voile pour une destination inconnue.
Mais le capitaine, avant son départ, avait voulu réunir tous ses vieux amis dans un dernier repas et les plus célèbres chefs de la flibuste, assis à sa table, trinquaient avec un indicible enthousiasme au succès de la mystérieuse expédition d'Ourson Tête-de-Fer.
Là se trouvaient réunis Monbarts l'Exterminateur, le beau Laurent, Michel le Basque, Vent-en-Panne, Grammont, Pitrians, l'Olonnais, Alexandre Bras-de-Fer, David, Pierre Legrand, le Poletais, Drack, Rock le Brésilien, et tant d'autres Frères de la Côte, non moins illustres et non moins redoutables.
M. d'Ogeron, gouverneur, pour S. M. Louis XIV, de l'île de la Tortue et de la partie française de Saint-Domingue, occupait la place d'honneur ; il avait à sa droite le capitaine Ourson, à sa gauche Pierre Legrand, jeune homme de vingt-cinq ans, aux traits fins et distingués, le commandant en second de l'expédition projetée.
Quant aux autres boucaniers, ils s'étaient assis au hasard.
Une nuée d'engagés, pauvres diables à peine vêtus d'un caleçon et d'une chemise de toile en lambeaux tachée de graisse et de sang, circulait avec une prestesse et un silence de spectres autour des convives, faisant sans cesse passer les plats, les assiettes et les brocs de vin, que la plupart du temps, en manière de plaisanterie, les flibustiers leur jetaient à la tête, après les avoir vidés, bien entendu.
C'est que, dans l'opinion des Frères de la Côte, qui, pour la plupart, avaient fait ce rude apprentissage, un engagé n'était guère qu'une bête de somme, sur laquelle ils avaient le droit de vie et de mort, pendant les cinq longues années que durait son esclavage.
Le capitaine Ourson Tête-de-Fer, ainsi qu'on le nommait, faute de savoir son nom véritable, était à cette époque un homme de trente à trente-deux ans au plus, d'une taille presque colossale et d'une vigueur remarquable.
Ses traits réguliers, d'une beauté peu commune, rehaussés par deux yeux noirs remplis d'éclairs, avaient un indicible cachet de distinction et une expression d'énergie à laquelle la longue barbe noire et touffue, qui couvrait tout le bas de son visage et tombait en éventail jusque sur sa poitrine, donnait un caractère étrange et fatal. Son geste était sobre et élégant, sa démarche noble, sa voix d'un timbre pur et harmonieux.
De même que le plus grand nombre des Frères de la Côte, il y avait dans sa vie un secret qu'il cachait soigneusement.
Nul ne savait qui il était, d'où il venait ; tout en lui, jusqu'à son nom, était un mystère.
On ne connaissait de sa vie que ce qui s'en était écoulé depuis son arrivée à la Côte.
Bien que très-courte, cette histoire était sombre et lamentable.
Cet homme avait, pendant plusieurs années, souffert des douleurs atroces, sans que jamais une plainte fût sortie de ses lèvres, sans qu'un seul instant il se fût laissé terrasser par une infortune imméritée.
Contrairement aux autres boucaniers, il vivait seul.
Jamais il n'avait voulu consentir à se lier intimement avec personne, ni contracter cette association fraternelle nommée matelotage à la Côte, et qui rendait les flibustiers si redoutables à leurs ennemis.
En somme, c'était un homme supérieur, et, comme on dirait aujourd'hui, un excentrique.
Nous citerons deux preuves à l'appui de ce que nous avançons.
La première témoignait d'une audace peu commune pour l'époque de superstition où il vivait : il n'avait pas craint d'appareiller un vendredi et un treize, avec un équipage de quatre cent soixante-treize hommes.
La seconde était plus singulière encore : en quelque lieu que le capitaine allât, il était constamment suivi par deux venteurs, ou chiens courants, et deux sangliers sauvages d'une férocité extraordinaire, qui cependant vivaient entre eux en parfaite intelligence et lui avaient voué un attachement à toute épreuve.
En ce moment même, assis au milieu de ses convives, il avait, couchés à ses pieds, ses quatre inséparables compagnons, et ne manquait pas à chaque instant de leur faire passer sous la table les reliefs des meilleurs morceaux servis sur son assiette.
Le capitaine Ourson Tête-de-Fer étant un des principaux personnages de cette histoire, nous dirons en quelques mots ce qui lui était arrivé depuis son débarquement sur la Côte.
Cinq ou six ans avant l'époque où commence notre histoire, un navire, venant de Dieppe, arriva à Port-Margot.
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