L'Avaleur de sabres - Paul Féval
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Médor, dernier avaleur
C'était d'une voix ferme que madame de Chaves avait exprimé sa volonté de voir Saphir. Hector ne s'attendait pas à cela. Il changea de couleur.
Son amour était grand, mais il avait l'ombrageux orgueil des enfants de son âge.
¿ Y pensez-vous madame ? objecta-t-il, la duchesse de Chaves en ce lieu !
¿ J'y pense, répondit-elle ; je le veux, ne me refusez pas. Je suis gaie, j'ai le coeur gonflé par je ne sais quel espoir. Je vous le répète, il y a aujourd'hui quelque chose de bon dans l'air !
Et comme Hector hésitait encore, elle ajouta :
¿ À votre tour ne vous moquez pas de moi. Cette somnambule m'a dit des choses qui m'ont frappée. Je ne croyais pas tout cela hier¿ mais enfin qui sait ?¿ Si la somnambule retrouve le petit bracelet, comme elle affirme en être capable, pourquoi ne retrouverait-elle pas l'enfant ?
Hector ne résista plus. Ils traversèrent les pelouses du Ranelagh et prirent la grande rue de Passy.
Le soleil inclinait déjà vers l'horizon, quand ils franchirent le pont qui mène à l'esplanade. Comme ils ne pouvaient pénétrer dans la fête avec leurs chevaux, ils prirent l'avenue latérale et gagnèrent la rue Saint-Dominique-du-Gros-Caillou pour confier leurs montures à un garçon marchand de vin, puis ils redescendirent à pied sur l'esplanade.
Ce n'était pas jour de grande recette ; il y avait, néanmoins, comme c'est la coutume, bon nombre d'amateurs autour de certaines baraques, tandis que d'autres restaient dans la plus complète solitude.
Au centre de la fête, parmi les établissements les plus conséquents, pour employer le style de notre ami Échalot, le théâtre de mademoiselle Saphir dressait orgueilleusement sa façade orientale, ornée des plus audacieuses peintures qui fussent jamais sorties des fameux ateliers Coeur-d'Acier.
On voyait là tout ce qui se peut voir en fait de prestiges, illusions, tours d'adresse et de force, bêtes sauvages, phénomènes athlétiques et autres attractions.
Au premier plan du principal tableau, mademoiselle Saphir, en costume de Sylphide, avec des ailes de papillon, se tenait sur la pointe d'un seul pied en équilibre au milieu d'une corde tendue. Jugez si ce malheureux Hector avait ses raisons pour s'opposer au caprice de madame de Chaves !
Saphir, son jeune amour, le rêve de ses vingt ans, caricaturée par le prodigieux pinceau de monsieur Gondrequin-Militaire, le seul peintre qui ait dépassé la gloire de Raphaël, selon l'opinion de messieurs les artistes en foire.
Monsieur Baruque, son émule, seconde étoile de l'atelier Coeur-d'Acier, avait peint sur le même tableau et à divers plans, avec cet inimitable talent qui se passe à la fois du dessin et de la couleur, le jongleur indien, la panthère africaine sautant à travers un cerceau, un Auriol chinois dansant sur des bouteilles, et le combat d'un serpent de mer contre un crocodile de la Polynésie ; dans un coin, Saladin avalait encore des sabres, tandis que madame Canada se faisait casser des silex sur l'abdomen non loin du Christ crucifié entre les deux larrons. À l'horizon, par-dessous la corde de mademoiselle Saphir, on apercevait une chasse au tigre dans les jungles du Bengale, tandis que, sur la droite, l'empereur Napoléon III rentrait dans sa bonne ville de Paris après la paix de Villafranca.
Dans les nuages, à droite, un médaillon, coupé en deux, représentait d'un côté la prise de Pékin, de l'autre des scènes de la tour de Nesle ¿ à gauche, dans les nuages aussi, un pareil cartouche offrait aux regards des amateurs une messe de minuit à Saint-Pierre de Rome et l'incendie de la Villette.
Cela paraîtra invraisemblable, mais il y avait encore dans ce même tableau une femme à barbe, entourée de gendarmes et de membres de l'Académie des sciences qui lui venaient au nombril, un jeune homme portant sa tête au milieu de l'estomac, un taureau ballottant un Espagnol au bout de ses cornes, et une vierge cataleptique, qui se soutenait horizontalement dans le vide, retenue seulement à un clou à crochet par l'extrémité de son petit doigt.
Il n'y a que l'atelier Coeur-d'Acier, dont nous avons écrit ailleurs la grande et véridique histoire, pour produire ainsi des tableaux dont chaque pouce carré a son intérêt et son utilité. Cela ne coûte pas plus cher qu'ailleurs. Messieurs Baruque et Gondrequin-Militaire se chargent en outre de remettre des pièces aux vieux tableaux d'église, détériorés par les voyages ou le temps.
Tout était en mouvement sur l'estrade du théâtre de mademoiselle Saphir. Échalot, en paillasse, tenait le porte-voix, et madame Canada, coiffée d'une perruque d'étoupe toute neuve, battait la caisse. Mais, à part l'excellent couple, le bossu Poquet, dit Atlas, et le géant Cologne, jouant l'un du tambour, l'autre de la clarinette, le personnel de l'ancien Théâtre Français et Hydraulique s'était magnifiquement transformé.
Il n'y avait pas moins de six musiciens à l'orchestre, trois habillés en lanciers polonais, trois habillés en Turcs.
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