Les Cinq Tome II - Paul Féval
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- eBookTome II
LE GUET-APENS
De cette partie du parc de Sampierre qui entourait le pavillon et qu'on avait défendue par un grillage régnant, les bruits de la fête étaient à peine entendus. Le pavillon, lui-même, sombre et silencieux, semblait dormir. Une lueur faible glissait pourtant à travers les persiennes fermées de la chambre aux portraits où nous avons laissé le marquis Giammaria.
Cette chambre, le lecteur s'en souvient, avait deux paires de fenêtres dont l'une donnait sur la maîtresse avenue qui conduisait des parterres à la rue de Babylone, et dont l'autre s'ouvrait sur les fourrés.
La grande avenue était brillamment éclairée de bout en bout et incessamment traversée par les équipages.
Les fourrés, protégés par le bois et par le pavillon même, restaient dans une obscurité profonde.
À une trentaine de pas des deux fenêtres, par où le comte Pernola avait entendu ce bruit suspect pendant sa décisive entrevue avec M. de Sampierre, quatre hommes bivouaquaient au plus épais des massifs, mais sans feu ni chandelle.
Ils ne fumaient ni ne buvaient.
Ils ne causaient même pas et nous n'avons d'autre moyen de les désigner au lecteur que le plus simple de tous ; écrire leur nom en toutes lettres.
C'était le contingent levé par le père Preux dans ses fiefs du Gros-Caillou, derrière les Invalides : Frotin, Renaud, Lamèche et Le Hotteux.
Aussitôt après avoir franchi l'échelle, ils étaient venus du grand mur de la cité Donon jusqu'ici sans traverser aucun des espaces éclairés occupés par la fête. Laure, Moeris et Moffray les avaient conduits, toujours sous bois, en faisant un tour énorme par derrière l'hôtel.
À un certain endroit, voisin de la poterne, située en face de la maison de l'aveugle, ils avaient rencontré le Poussah, qu'ils connaissaient de reste, soutenu par un jeune homme en toilette de bal qui leur était inconnu.
Leurs conducteurs se trouvèrent être alors plus nombreux qu'eux-mêmes : Ils étaient cinq, y compris la belle dame que Le Hotteux avait embrassée et qui avait mis fin à ces gaietés en appuyant au noeud de sa gorge un joujou dont la pointe ne plaisantait pas.
Le père Preux fut remis aux mains de Moeris et de Moffray qui soutinrent a droite et à gauche sa marche de pachyderme impotent.
La route fut longue et presque silencieuse.
Le contingent du Gros-Caillou qui écoutait de toutes ses oreilles put à peine saisir quelques mots, parmi lesquels il n'y avait jamais de noms propres.
Les deux vivantes béquilles qui étayaient le Poussah étaient désignées ainsi : no 2 et no 3.
La dame était le no 5.
Le jeune homme en costume de bal portait le no 1.
Tout cela répandait une bonne odeur de coquinerie organisée qui donnait véritablement confiance. Le Hotteux et ses compagnons n'avaient plus envie de s'émanciper.
Le no 1, ce jeune et beau gaillard qui était évidemment au-dessus du père Preux lui-même, leur inspirait crainte et respect.
Ce fut le no 1 qui les plaça en embuscade, qui les arma et qui leur donna la consigne.
Elle était claire, la consigne, ¿ et raide, selon la propre expression du Hotteux, qui n'était pas sans fréquenter nos théâtres à la mode.
On devait amener là un homme. Il fallait expédier cet homme à bas bruit.
Jusque-là, attendre et se taire.
LA RAFANETTA
La Rafanetta est un jeu d'Italie et surtout de Sicile.
Rafano veut dire proprement un « cran ». La rafanetta est un caressant diminutif qui sert à désigner un petit instrument, semblable à ces anciens casse-noisettes qui opéraient par la pression d'une vis.
Jeunes gens et jeunes filles du pays de Catane introduisent leurs doigts dans le trou destiné à la noisette ; chacun dépose une baïoque au panier, et celui qui supporte la plus haute pression gagne la poule.
Le père Preux, Mme la baronne Laure de Vaudré, le vicomte de Moeris, M. Achille Moffray et Donat, dit Mylord, étaient rassemblés et tenaient un conseil qu'on peut bien appeler suprême, car il précédait de quelques minutes seulement la bataille.
Le lieu choisi pour cette dernière entrevue était la petite chambre située à l'encoignure du pavillon, entre la grotte qui y donnait accès et le corridor menant à l'ancien appartement du feu comte Roland. C'était cette même petite chambre qui avait servi de retraite à princesse Charlotte pendant la maladie de son cousin Roland et par où, quelques heures auparavant, elle avait introduit Édouard Blunt auprès du marquis de Sampierre.
Il y avait une bougie plantée à terre. Laure était assise sur l'unique chaise. Le papa Preux, Moeris et Moffray avaient pris place sur l'ancienne couchette de Charlotte.
Mylord se tenait debout. Tout le monde était en costume de bal, sauf le Poussah qui avait pourtant fait toilette jusqu'à un certain point.
Il avait une redingote toute neuve et des souliers vernis.
Mylord semblait grandi et vieilli. Sa tête s'inclinait violemment sur son épaule et se redressait soudain, de temps en temps, par un mouvement, involontaire comme une convulsion.
Ses traits exprimaient une résolution froide et par cela plus terrible.
Par intervalles, ses yeux sombres rendaient un double éclair.
Laure était froide aussi et résolue, mais le travail et les angoisses de cette journée l'avaient brisée plus qu'une semaine de fièvre.
En elle tout fléchissait hormis sa volonté implacable.
Les autres étaient tout uniment piteux comme des chiens battus. Le père Preux, essoufflé du grand effort de sa course et baigné par des torrents de sueur, avait néanmoins sa grosse figure toute blême : Moeris et Moffray faisaient compassion.
C'était Mylord qui parlait.
Il faisait de son mieux pour contenir sa voix, qui parfois s'échappait en rauques éclats. Il disait :
¿ L'enseignement rationnel du docteur Jos. Sharp condamne le meurtre, en thèse générale. Il l'ordonne néanmoins dans deux cas spéciaux : 1° quand on est surpris en flagrant délit ; 2° quand un premier meurtre commis laisse derrière soi des témoins.
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