La villa du silence - Paul Bodier
- Collection: Oeuvres de Paul Bodier
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
Vous en avez un à vendre ?
Vendez-le-vôtreSynchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo
- Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
- Récupérez le produit directement chez le vendeur
- Rakuten vous rembourse en cas de problème
Gratuit et sans engagement
Félicitations !
Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !
TROUVER UN MAGASIN
Retour
Avis sur La Villa Du Silence de Paul Bodier - eBook
0 avis sur La Villa Du Silence de Paul Bodier - eBook
Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.
Présentation La Villa Du Silence de Paul Bodier
- eBookExtrait: Le 8 mai 1910, je recevais un bref télégramme ainsi conçu : Docteur Gilles Bodin, mourant, vous demande immédiatement.
Je fus un peu surpris de recevoir ce télégramme, car aucun lien de parenté ne me liait à la personne que l'on me disait mourante.
Le docteur Gilles Bodin était un vieil ami de ma famille, et je n'avais, jusqu'à ce jour, entretenu avec lui que de banales relations : une carte envoyée chaque année au moment du jour de l'an, une courte visite que je lui rendais lorsque par hasard j'allais à Tours, ma ville natale, où le docteur habitait et où il avait exercé la médecine pendant près de cinquante ans.
Depuis quelque temps déjà, le docteur Gilles Bodin, très âgé, il avait quatre-vingts ans, n'exerçait pour ainsi dire plus son art, et il s'était retiré dans une petite maison tout près de la gare de Tours.
Les liens d'amitié qui m'unissaient à lui, ne justifiaient pas à mes yeux l'envoi du télégramme ci-dessus, néanmoins par déférence pour le digne vieillard, je crus devoir répondre à l'appel qui m'était fait.
Sans retard, je pris le train le plus rapide, et moins de cinq heures après mon départ de Paris, j'étais rendu au domicile du vieux docteur.
Tout de suite je fus introduit dans la chambre du moribond, dont les forces et l'intelligence parurent se ranimer subitement à ma vue.
Sur un signe de lui, la garde-malade qui se trouvait près du lit se retira, et je demeurai seul en tête-à-tête avec le malade.
« Mon cher enfant, me dit-il d'une voix basse, haletante, je suis très satisfait de vous voir répondre avec tant d'empressement à mon appel. Je n'ai plus que quelques heures à vivre et j'avais peur de ne pouvoir vous donner de vive voix quelques explications au sujet d'un objet que je veux vous remettre. Veuillez ouvrir la bibliothèque qui est là près de vous ; sur la première planche en haut se trouve un petit paquet, prenez-le, il vous est destiné. »
Immédiatement, sans répondre, j'obéis au vieillard, j'ouvris le meuble, et je trouvai en effet le petit paquet indiqué.
« Maintenant, continua le mourant, venez vous asseoir tout près de moi et écoutez !
Ce que je vous remets aujourd'hui, est un manuscrit entièrement écrit de ma main; le récit qu'il comporte relate la plus singulière et la plus extraordinaire aventure qu'un être humain puisse concevoir. Vous ferez de ce récit ce que vous jugerez bon ; je vous laisse le soin de mettre de l'ordre dans les notes ajoutées de ci, de là, de rectifier même certaines phrases si vous vous décidez à le publier un jour, et je crois que vous vous déciderez à le faire, non pas que ce travail soit une oeuvre littéraire impeccable, mais parce que cela deviendra nécessaire.
Je vous ai légué par testament, un petit, cadeau pour vous indemniser du dérangement que je vous cause présentement ; je n'ai qu'une très modeste fortune que je laisse à mes héritiers directs, mais je vous ai réservé à vous le don de ce manuscrit, bien plus précieux que tout l'argent que je pourrais vous offrir, car vous seul êtes à même de le comprendre et de l'utiliser. »
A cet instant, une crise violente suffoqua le mourant, et je dus rappeler la garde-malade.
Malgré les soins qu'elle et moi nous prodiguâmes au docteur Gilles Bodin, celui-ci ne reprit point connaissance, et une heure après il expirait dans nos bras.
Respectueux des dernières volontés de mon vieil ami, c'est ce manuscrit que je livre aujourd'hui au public, lequel doit à son tour prendre connaissance de l'étonnante histoire, et qui jugera en toute indépendance après avoir lu, car le récit qui va suivre est un fragment de l'éternel poème de la Nature traduit dans une langue humaine ; il annonce la victoire de la lumière, de la chaleur, de la beauté sur tout ce qui est laid, sombre et glacé.
Détails de conformité du produit
Personne responsable dans l'UE