Justice de la fe¿odalite¿ - H. Violle
- Collection: Oeuvres de H. Violle
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
Vous en avez un à vendre ?
Vendez-le-vôtreSynchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo
- Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
- Récupérez le produit directement chez le vendeur
- Rakuten vous rembourse en cas de problème
Gratuit et sans engagement
Félicitations !
Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !
TROUVER UN MAGASIN
Retour
Avis sur Justice De La Fe¿Odalite¿ de H. Violle - eBook
0 avis sur Justice De La Fe¿Odalite¿ de H. Violle - eBook
Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.
Présentation Justice De La Fe¿Odalite¿ de H. Violle
- eBookCOUP D'?IL SUR LE MOYEN AGE.....
SON ORGANISATION.....
Le temps passe, entraînant avec lui les plus puissants empires, précipitant dans le gouffre de l'éternité les trônes et les tyrans. En vain l'histoire, ce juge impartial qui règne sur les siècles, livre à la postérité les évènements du passé pour l'instruction du présent, les hommes subjugués par la fougue impétueuse des passions restent froids à, ses sublimes leçons. Incapables de modération, s'ils secouent un abus, c'est pour se jeter dans l'extrême et souvent tomber dans un plus grand. L'invasion des Barbares était passée comme un torrent dévastateur inondant l'Europe, submergeant dans ses flots tumultueux les restes de la civilisation et des beaux-arts qu'enfanta le génie de Rome et d'Athènes. L'ancien peuple disparut un nouveau le remplaça. Il s'éleva fort et terrible, hantant, sur une société usée, les institutions d'un mâle et vigoureux courage. Parmi les peuples envahisseurs, les Francs se firent remarquer par leur fermeté à poursuivre leur acharnement à vaincre. Selon les uns, les Francs, sortis des forêts de la Germanie, empruntèrent de leurs pères leurs usages et leur gouvernement. A ce peuple belliqueux, pour lequel la guerre était un jeu et la paix un opprobre, il fallait un gouvernement toujours actif, toujours armé. D'après Tacite, chez les Germains, le pouvoir dépendait du choix, et le choix se fixait sur le plus brave ; de même chez les Francs, ils élisaient pour chef celui dont ils avaient remarqué la bravoure au milieu de la mêlée. Quoi qu'il en soit, lorsque la lourde Framée eut brisé les faisceaux romains dans les Gaules, Clovis divisa le pays en trois parties : l'une fut donnée au clergé, une seconde aux soldats, et la troisième à ceux qui l'avaient aidé plus particulièrement dans ses victoires en partageant le commandement. Les généraux reçurent des bénéfices à titre de féode, et de là vint le nom de féodalité. Le chef du féode était tout à la fois juge et roi. C'était lui qui présidait aux preuves judiciaires, c'était lui qui repoussait l'ambitieux ou l'étranger envahissant le territoire. Elle était belle dans sa première origine cette organisation robuste et guerrière de la féodalité ! Gomme ces arbres à la cime touffue, dont les rameaux s'étendent au loin, versant la fraîcheur et le repos sur ceux qui viennent s'asseoir sous leur ombrage, elle répandait autour d'elle ses rejetons protecteurs liés indissolublement ensemble, et les peuples se reposaient sans crainte sous son ombre. Un cri de guerre venait-il les éveiller, une armée était improvisée, les agresseurs étaient renversés, et tous retournant dans leurs foyers, déposaient à la muraille leurs armes, jusqu'à ce qu'un nouvel ennemi vînt exciter leur courage. Mais tel est le sort des choses humaines : elles dégénèrent avec le temps, et les plus sages institutions couvent dans leur sein un germe de destruction et de tyrannie. Les Leudes, comprimés par les sanguinaires enfants de Clovis, ne manquèrent pas de lever une tête altière, aussitôt que des mains sans forces laissèrent flotter les rênes de l'État. Dagobert, le premier qui, à l'immoralité la plus dissolue, joignit la religion la plus aveugle, sapa la puissance des rois en accordant à la noblesse le droit d'élection. Depuis ce moment, la race abâtardie du grand Clovis, plongée dans la mollesse, coula nonchalament ses jours au milieu des plaisirs. Les cruautés d'Ébroïn, la souplesse de Pepin, triomphèrent tour-à-tour de l'esprit remuant de la noblesse. Un des Pepin précipita dans l'abîme qu'il avait creusé le fantôme de la royauté, et se plaça sur un trône qui lui devait son existence. Le génie de Pepin, la grandeur de Charlemagne dominèrent la noblesse. A peine eurent-ils disparu, que les discordes s'accrurent de plus en plus entre leurs successeurs......
Détails de conformité du produit
Personne responsable dans l'UE