L'Ennui - Maria Edgeworth
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Présentation L'ennui de Maria Edgeworth
- eBookÉlevé au sein d'une voluptueuse indolence, j'étais entouré d'amis qui semblaient n'avoir en ce monde d'autre affaire que de m'épargner le soin d'agir ou de penser par moi-même. Pour m'enraciner mieux dans mon apathie orgueilleuse, on ne cessait de me rappeler que j'étais le fils unique et l'héritier du comte de Glenthorn. Ma mère mourut peu de temps après ma naissance, et j'étais encore fort jeune lorsque je perdis mon père. Je fus confié à la vigilance d'un tuteur, qui, dans la vue de gagner mon affection, ne contrariait ni mes desirs, ni même mes caprices ; je changeai d'écoles et de maîtres aussi souvent que cela me plut, et en conséquence je n'appris rien ; enfin, je m'attachai à un instituteur particulier, dont la manière de voir étoit parfaitement conforme à la mienne ; il pensait que tout ce que le jeune comte de Glenthorn ne savait pas par la seule force de son génie, ne méritait pas qu'il se donnât la peine de l'apprendre. Avec de l'argent, on se procurait aisément la réputation de savant ; et d'argent, j'en étais abondamment pourvu. Mon adroit tuteur comptait, en me laissant dissiper une partie de ma fortune, me rendre facile et coulant sur ce qu'il s'en pourroit approprier lui-même. Je compris très-bien cette convention tacite ; nous vécûmes ensemble de la meilleure intelligence, car, tout examiné, il me parut plus commode d'avoir à traiter avec lui qu'avec des usuriers de profession. Ainsi, j'était complètement maître de ma personne et de ma fortune à un âge où les autres jeunes gens ne peuvent librement disposer ni de l'une ni de l'autre. Mes camarades étoient jaloux de mon sort ; mais cette jalousie même ne contribuait en rien à me rendre heureux. Je n'étoit encore qu'un enfant, et déjà j'éprouvais les symptômes de cette maladie morale, qui brave les ressources de la médecine, et à laquelle on ne peut procurer au prix de l'or qu'un adoucissement passager. La langue anglaise ne nous fournit point de terme précis pour qualifier ce mal. Mais hélas ! le mot propre s'est naturalisé chez nous. Dans la haute société, parmi les gens du bel-air, et du bon ton, qui ne connait¿ l'ennui ? D'abord je ne comprenais rien à mon nouvel état ; je sentoit un malaise que je ne pouvoit définir ; les signes extérieurs n'en étoient pourtant pas équivoques. Une inquiétude continuelle agitait mes membres, des bâillements fréquens me coupaient la respiration, mes bras s'étendoient d'une manière convulsive ; incapable de rester un moment à la même place, je ne pouvoit fixer mon esprit sur aucune pensée, arrêter mes yeux sur aucun objet ; le repos m'étoit impossible, et le travail m'étoit insupportable. Si quelque émotion imprévue ne venoit l'arracher à cette apathie, à ce vide absolu de sensations et d'idées, je languissais dans un état voisin de la stupidité. Le mauvais temps, ou quelqu'autre contrariété m'empêchaient-ils de sortir pendant une demi-heure, je parcourais ma chambre dans tous les sens avec une rapidité inconcevable. L'oiseau farouche ne bat pas plus violemment les barreaux de sa cage dans les premiers momens de sa captivité. Avec une ardeur puérile, je soupirais pour quelque objet nouveau ; et l'endroit où je me trouvais étoit toujours celui où j'aurois voulu n'être pas.
Ne sachant plus que faire de moi, mon tuteur et mon médecin me firent voyager. J'avois alors dix-huit ans ; mon précepteur favori m'accompagna dans mes voyages. D'accord sur tous les points, nous le fûmes aussi sur la manière de courir le monde. Une ville n'étoit jamais assez tôt quittée ; comment s'arrêter tant que les guinées ne manquent point, et que vos roues ne sont point cassées ? Le milord anglais arpenta ainsi la moitié du globe, sans diminuer d'un iota son ennui. J'avois encore trois ans à languir jusqu'à ce que je fusse majeur. Que d'argent je dépensai pour prendre courage, en attendant ce moment fortuné ! plus je désirais le hâter, plus il semblait arriver lentement : j'épuisai à-la-fois ma bourse et ma patience.
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