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Claire de lune - Guy de Maupassant

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      Présentation Claire De Lune de Guy de Maupassant

       - eBook

      eBook - Guy De Maupassant 27/01/2019
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Guy de Maupassant
    • Editeur : Paris
    • Collection : Oeuvres de Guy de Maupassant
    • Langue : Français
    • Parution : 27/01/2019
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Android, Desktop, Windows, Liseuse, iOS
    • ISBN : 1230003050842



    • L'abbé Marignan est un grand prêtre maigre et fanatique, il n'y a aucune hésitation dans sa croyance, tout l'univers est ordonné par Dieu dans une logique absolue et admirable. La femme est pour lui une source de haine inconsciente, ce sont des êtres qu'il faut approcher avec des précautions défensives et leur besoin d'amour l'exaspère et l'incommode.

      Avec sa nièce, cela ne marche pas comme il voudrait, il essaie bien de l'amener vers le seigneur, mais elle l'écoute d'une oreille et quand il apprend par un commérage qu'elle a un amoureux qu'elle va retrouver le soir, il rentre dans une fureur telle qu'il décide d'aller les surprendre le soir même sur le fait et s'arme pour cela d'un bâton. A dix heures du soir, il sort mais est surpris par le clair de lune qui baigne d'une douce lumière son verger, tout est beau sous le clair de lune, c'est l'oeuvre de Dieu, un attendrissement le gagne. Quand il voit au loin sa nièce avec un homme qui la tient par le cou, il a l'impression d'être de trop, cette belle nuit aura eu raison de sa colère, il reconnait là l'oeuvre de Dieu.

      UN COUP D'ÉTAT : 1883

      Lors de la guerre franco-allemande de 1870, après le désastre de la bataille de Sedan, une bourgade normande vit au rythme des nouvelles du front et de la Commune de Paris. Deux camps s'affrontent, celui du maire nommé par le préfet, un ancien légitimiste rallié à l'empire, et celui du docteur Massarel, un républicain franc-maçon.

      Le docteur Massarel a levé une troupe d'une soixantaine de paysans qu'il fait défiler armés dans les rues, et tout spécialement devant la mairie.

      Lorsqu'il apprend que l'empereur est fait prisonnier et que la république est proclamée, il fait battre le tambour, le curé ayant refusé de sonner le tocsin, et réunir sa troupe pour aller déloger le maire. S'ensuit une farce ou le manque de courage des uns n'a d'égale que l'obstination des autres sous l'oeil indifférent de la foule. Enfin, le maire quitte la mairie : il ne veut pas servir la république. Le docteur triomphe, mais cela n'intéresse personne. Il rentre dans son cabinet où les patients l'attendent.

      LE LOUP : 1882

      Le narrateur est invité à un dîner pour la Saint Hubert. On parla de chasse mais le marquis d'Arville ne put participer a cette discussion car il ne chassait point. Il commença a expliquer pourquoi personne ne chasse dans sa famille.

      Son aïeul Jean habitait avec son frère cadet François dans leur château en Lorraine, les deux frères, des colosses, n'ont qu'une passion la chasse, ils y passent tout leur temps. Durant le féroce hiver de 1764, un loup énorme est aperçu, il tue bêtes, chiens, enfants et femmes. Les frères d'Arville organisent des battues, rien n'y fait, le loup « pense comme un homme ».

      De retour d'une battue infructueuse, ils croisent le loup et partent aussitôt à sa poursuite dans les ravins, les côtes jusqu'au moment ou Jean heurte une branche de la tête et meurt sur le coup. Seul, François ramène le corps de son frère au château quand il croise de nouveau le loup, il l'accule dans un vallon, François installe son frère contre un rocher, lui dit « regarde, Jean, regarde ça » et de s'élancer coutelas à la main vers la bête. La lutte s'engage, le loup cherche à lui ouvrir le ventre, François l'étrangle et bientôt il sent la bête devenir flasque.

      François rentre au château avec les deux cadavres. La veuve de Jean,raconta à son fils la tristesse de la chasse, horreur qui s'est transmise de père en fils depuis.

      L'ENFANT : 1882

      Jacques Bourdillère, un célibataire endurci, est tombé sous le charme d'une jeune fille (de son pied plus précisément) en la voyant se baigner dans l'eau. Il tombe amoureux et la demande en mariage. Mais les parents ne sont pas immédiatement d'accord à cause de sa réputation de bon viveur et de sa maîtresse.

      Il rompt avec elle qui, désespérée, lui écrit beaucoup de lettres, des lettres qu'il ne lit pas et n'ouvre pas. Il se fait une vie rangée, et le printemps suivant sa demande est acceptée.

      Le soir du mariage, en rentrant dans la chambre nuptiale, il reçoit un courrier très urgent. Un docteur lui écrit qu'une femme : Mme Ravet (son ancienne maîtresse) vient d'accoucher d'un enfant qui est le sien, et que la mère va mourir : elle lui demande un dernier service.

      Quand il arrive, elle est en train de mourir, tuée par une hémorragie que la glace dont on l'a entourée ne parvient pas à stopper. Elle lui jure que son enfant est le sien et meurt quelques heures plus tard, apaisée par la promesse qu'il lui a faite de s'occuper de l'enfant.

      Quand il rentre à cinq heures du matin, l'air inquiet, il avoue tout à sa femme qui lui répondit : « Eh bien, nous élèverons ce petit ensemble ».

      CONTE DE NOËL : 1882

      Le docteur Bonenfant raconte comment il a vu un miracle lors d'une nuit de Noël. Il était alors médecin de campagne à Rolleville, en Normandie. Cette année-là, il avait neigé dès novembre, huit jours sans interruption. Le père Vatinel, le forgeron du village, était sorti pour aller chercher du pain. Sur le chemin du retour, il trouve un oeuf sur la neige et le donne à sa femme. Dès qu'elle le mange, elle fait des convulsions et hurle : « J'lai dans le corps ». Le docteur est appelé, mais sa science ne peut rien. Puis, c'est le curé qui administre des formules d'exorcismes, sans résultat. La nuit de Noël, le curé lui demande d'amener la patiente lors de la messe de minuit, ligotée et transportée par quatre hommes. Elle se débat et hurle quand elle voit l'hostie. Les pratiquants sont prosternés. Les cris de la folle se font plus rares, moins perçants, et elle s'endort. Elle se réveillera quarante heures plus tard, sans souvenir.

      LA REINE HORTENSE : 1883

      Hortense habite depuis trente ans une petite maison dans Argenteuil, en ville. On la surnomme la reine Hortense peut-être à cause de son caractère cassant.

      C'est une vieille fille qui ne semble ne tenir à rien ni personne. Par exemple, elle change de bonne dès que celle-ci atteint vingt et un ans. Elle a bien deux soeurs, mais ces dernières ne viennent la voir que deux fois par an.

      Au printemps de 1882, Hortense tombe malade, elle chasse le docteur et le prêtre, mais son voisin, devant la dégradation de sa santé, appelle ses soeurs. Elles arrivent avec leurs maris par le même train et se précipitent chez Hortense dont le docteur vient de pronostiquer la fin.

      Assis en rond autour du lit d'Hortense, ils l'écoutent délirer. Elle parle d'enfants, d'un mari, de plats préparés pour sa famille, bref de tout ce qu'elle n'a jamais connu. L'agonie se prolongeant, ils demandent à la bonne de leur préparer un bon repas et d'aller à la cave prendre des bonnes bouteilles. Elles sont si bonnes ces bouteilles qu'un beau-frère se réserve déjà le stock de la cave.

      Dans l'après-midi Hortense se redresse dans son lit, elle ne veut pas mourir, « qui s'occupera de mes enfants », et meurt dans un dernier cri.

      Ils sont tous soulagés que l'agonie n'ait pas trop duré.

      LE PARDON : 1882

      Berthe Savignol a été élevée par ses parents dans l'ignorance des choses de la vie. À dix huit ans, la jeune naïve est mariée avec Georges Baron, un beau garçon qui fait des affaires en bourse. Elle quitte donc sa campagne et va s'installer à Paris où elle ne fréquente que peu de monde, se contentant de rester dans sa rue. Son mari, lui, vit à sa guise, rentrant parfois à l'aube.

      Quand elle reçoit une lettre anonyme lui dévoilant que son mari a pour maitresse Julie Rosset, une jeune veuve, la candide jeune femme accepte sans sourciller l'explication de son mari. Elle est une amie parmi d'autres et d'ailleurs, ils vont aller tous les deux la visiter. L'entrevue se passe à merveille. Berthe et Julie deviennent les meilleures amies du monde, si bien qu'un appartement se libérant, Georges et Berthe vont habiter dans le même immeuble que Julie Rosset?

      Le ménage à trois dure deux ans sans qu'un soupçon effleure Berthe. Quand Julie Rosset tombe gravement malade, Georges oublie un mot compromettant dans sa chambre et, pour la première fois de sa vie, Berthe va se montrer curieuse et soupçonneuse. Elle lit le mot et son monde s'écroule. Elle mettra un an à pardonner à son mari.

      LA LÉGENDE DU MONT SAINT-MICHEL : 1882

      Le narrateur se fait raconter la légende par un paysan bas-normand. Saint Michel régnait sur son rocher et les bancs de sable environnants, alors que Satan possédait toutes les belles terres grasses.

      Saint Michel n'en pouvant plus de sa pauvreté lui propose un marché : il lui donnera la moitié des récoltes et fera tout le travail. Satan, qui est un fainéant, accepte. Saint Michel lui demande alors s'il veut les récoltes qui seront sur la terre ou dans la terre ? « Sur la terre » répond Satan. Six mois plus tard, les champs sont couverts de carottes, navets, oignons et salsifis, dont la partie comestible est sous la terre. Satan est furieux et Saint Michel présente ses excuses pour l'erreur et lui promet que, lors de la prochaine récolte, il lui donnera ce qui est dans la terre.

      Mais six mois plus tard, on ne voit que du blé, de l'avoine, du lin, du colza, etc. : toutes plantes dont la partie comestible est sur la terre.

      Satan, furieux, reprend l'exploitation de ses terres. Saint Michel, pour se faire pardonner, l'invite à déjeuner. On y boit beaucoup. Satan est incommodé et Saint Michel de rage lui lance un coup de pied qui le fait retomber à Mortain.

      UNE VEUVE : 1882

      Après une journée de chasse, une vieille tante, restée fille, raconte ce qui a fait le malheur de sa vie.

      Elle a connu les trois derniers hommes de la famille Santèze, aujourd'hui éteinte. C'est une famille au sang chaud, tous les hommes étaient de grands sentimentaux. Le grand-père s'était pris de passion à soixante-cinq ans pour la fille de son fermier. Il s'était pendu après qu'un homme de passage lui a pris la fille. Le père s'est suicidé dans une chambre d'hôtel, à Paris, après avoir appris qu'une chanteuse de l'Opéra le trompait.

      Après ce drame, la mère vient habiter chez sa soeur avec son fils de douze ans. C'est un enfant attendrissant et rêveur. Quand il écoute les histoires sur sa famille, il veut les imiter du haut de ses douze ans. Il tombe amoureux de sa cousine. Elle se joue gentiment de son amour. Mais il est un Santèze et tout devient excessif, tant et si bien qu'elle met des barrières entre eux après qu'il lui a déclaré qu'il ferait comme son père si elle l'abandonnait. L'année suivante, quand le jeune garçon revient de pension, il trouve sa cousine fiancée. Il lui écrit qu'elle l'a abandonné et qu'elle le trouvera en l'air dans le parc. Il se pend.

      La cousine a rompu ses fiançailles : elle se considère depuis lors comme la veuve de son cousin.

      MADEMOISELLE COCOTTE : 1883

      Le narrateur visite un asile et se fait raconter par un médecin l'histoire de François, un cocher devenu fou après avoir noyé sa chienne.

      Ce dernier avait recueilli une chienne affamée, qu'il avait surnommé Cocotte, et à laquelle il avait acheté un collier où était inscrit « Mademoiselle Cocotte, au cocher François ». Mais celle-ci avait la particularité d'attirer tous les mâles des environs ; de ce fait, tous les quatre mois, naissait une nouvelle portée de chiots que François jetait à la rivière, ne gardant que le plus vaillant. La présence de tous ces chiens dans la propriété excédant les maîtres de François (on en retrouve jusque dans les chambres), ils lui imposent de se débarrasser de la chienne. Après bien des remords, François la jette dans la Seine.

      Quelques mois plus tard, alors qu'il nage dans la Seine près de Rouen, il croise une charogne ; il la ramène sur la rive et découvre autour de son cou le collier qu'il avait mis à Mademoiselle Cocotte ; épouvanté, il s'enfuit alors à travers la campagne, complètement fou.

      LES BIJOUX : 1883

      M. Lantin est commis principal dans un ministère avec un traitement annuel de trois mille cinq cents francs. Il rencontre dans une soirée chez son sous-chef de bureau une jeune fille douce et en tombe immédiatement amoureux.

      Tous ceux qui la connaissent chantent ses louanges : c'est une beauté modeste ; ce sont d'honnêtes femmes.

      Six mois plus tard Lantin est l'homme le plus heureux en ménage, sa femme est pleine de délicatesses pour lui, elle gouverne la maison si bien qu'ils semblent vivre dans le luxe. Elle n'a que deux défauts aux yeux de Lantin, l'amour du théâtre, mais elle a enfin consenti à y aller seule le soir, et les bijoux de pacotilles qu'elle collectionne.

      Un soir, de retour de l'opéra, Mme Lantin prend froid. On l'enterre une semaine plus tard.

      Lantin est désespéré, de plus les soucis financiers s'accumulent, son traitement qui avec sa femme leur permettait de vivre confortablement est insuffisant, il fait des dettes et songe à vendre les pacotilles de sa femme. Il prend un collier qu'il pense valoir six ou huit francs et va le proposer à un bijoutier qui lui en propose immédiatement dix huit mille francs, d'ailleurs le bijoutier se rappelle l'avoir vendu vingt cinq mille. Lantin ne comprend rien. Il erre dans Paris : de qui sa femme avait-elle reçu ces cadeaux ?

      La faim le tenaillant, il accepte la proposition du bijoutier et y retourne le lendemain pour vendre le reste. Il y en a pour presque deux cent mille francs. Désormais rentier, il démissionne et se remarie avec une femme honnête qui le fit beaucoup souffrir.

      APPARITION : 1883

      Le marquis de la Tour-Samuel, âgé de quatre-vingt-deux ans, se rappelle une histoire étrange, survenue il y a cinquante-six ans, et de la frayeur qui l'obsède depuis lors.

      En 1827, en garnison à Rouen, il rencontre un ami qu'il n'avait pas revu depuis cinq ans. Ce dernier a l'air d'avoir pris cinquante ans : ses cheveux sont blancs et il marche courbé. Il lui demande, sous le sceau du secret, d'aller dans son château prendre des papiers importants dans son secrétaire. Il ne veut pas y aller lui-même, car, depuis la mort de sa femme (morte d'une maladie de coeur), il n'y a pas mis les pieds.

      Le marquis se rend au château, donne les papiers écris par son ami au gardien afin de pouvoir entrer, et monte dans la chambre. Il trouve les papiers, mais une empreinte dans un coussin l'intrigue et il sent une présence dans la pièce. Une femme vêtue de blanc le regarde, elle lui demande de la peigner (coiffer). Surmontant sa peur à la vue de cette apparition, il s'exécute. Puis la femme s'enfuit, et l'homme fait de même.

      De retour chez lui, il croit à une hallucination, mais un cheveu coincé dans son bouton de chemise le fait frissonner. Il fait porter finalement les papiers à son ami. Plus tard, cherchant à lui rendre visite, il découvre que ce dernier a disparu. Prévenue, la police ne trouve ni la femme ni son mari; elle clôture aussitôt le dossier.

      Confessions d'une femme - 1882

      Une vieille femme raconte pourquoi elle a été infidèle à son mari. Mariée depuis un an à Hervé de Ker?, un homme qu'elle n'aime pas, elle habite dans le triste château familial de son mari au milieu d'un pays désert.

      Un soir, son mari la convie à une chasse nocturne au renard. Soudain, un homme apparaît dans la nuit. Le mari le tue, prend sa femme, la soulève et la jette sur le cadavre de l'homme : il pensait que c'était son amant qui venait la rejoindre. Paquita, la bonne, arrive en courant et se jette sur Hervé : c'est son amant à elle qu'Hervé a tué. Le coupable constate le gâchis et s'excuse auprès de la pauvre fille. C'est à ce moment que l'épouse décide de lui être infidèle.





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