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L'embranchement de Mugby - Charles Dickens

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      Présentation L'embranchement De Mugby de Charles Dickens

       - eBook

      eBook - Charles Dickens 26/04/2020
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Charles Dickens
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 26/04/2020
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Android, Windows, Desktop, Liseuse, iOS
    • ISBN : 1230003850268



    • La maison de commerce de Barbox frères s'était fait une réputation très méritée d'avarice sordide, bien avant l'entrée dans ses bureaux de notre héros qui, en réalité, s'appelait Jackson. Peu à peu, et sans qu'il en eût conscience, cette triste réputation s'était aussi attachée à lui, tandis qu'il gravissait lentement les degrés hiérarchiques, et qu'il en arrivait enfin à la possession du sombre bureau situé au coin d'un passage aboutissant à la rue Lombarde. Sur les vitres de la fenêtre de ce triste réduit, la raison sociale Barbox frères s'étalait en grandes lettres et s'interposait, depuis bien des années, entre le ciel et l'infortuné qui y passait ses jours. Peu à peu, il s'était vu devenir l'objet d'une méfiance chronique ; chacun semblait le considérer comme un particulier qu'il était essentiel de lier très étroitement, lorsqu'il s'agissait de s'engager dans une affaire avec lui ; un individu, dont la parole ne devait être acceptée qu'avec preuves écrites à l'appui ; un homme contre lequel enfin il fallait être en garde et en défiance.

      Aucun mauvais acte de sa part ne justifiait cette fâcheuse opinion générale ; mais il semblait en vérité que le Barbox authentique se fût étendu sur le plancher du bureau, y eût fait apporter le jeune Jackson pendant son sommeil, et que là, il eût opéré une métempsycose, un échange de personne avec lui. Le public s'obstinait à faire porter au présent la peine du passé.

      La pénible découverte qu'il fit un jour de cette désagréable position sociale fut suivie, comme on a pu le comprendre déjà pour le malheureux Jackson, de la défection de la seule femme et du seul homme dont il n'avait jamais cru posséder l'affection. Ce cruel événement avait achevé ce que sa triste jeunesse avait commencé ; morne et humilié, il rentra dès lors dans l'ombre de Barbox, et ne releva plus ni sa tête ni son coeur.

      Il finit toutefois par se délivrer d'un poids bien pesant ; il brisa la rame qu'il avait maniée si longtemps, ouvrit les écoutilles et fit sombrer sa galère. Prévenant la lente décadence d'une maison d'affaires passée de mode, et que sa fâcheuse réputation condamnait à mourir, il prit l'initiative et se retira du commerce. Il avait assez pour vivre (pas trop cependant) ; il se décida donc à faire disparaître la raison sociale Barbox frères de la surface de la terre, fit enlever son nom des pages du Dictionnaire commercial, et ne le laissa plus figurer que sur deux grands porte-manteaux, car à quoi bon changer, se dit-il, et reprendre le nom du jeune Jackson qui ne lui rappelait aucun jour de bonheur, et qui semblait d'ailleurs se rire maintenant du vieux Jackson.

      Le lendemain de son arrivée à Mugby, Barbox frères quitta donc l'auberge où le fantôme de son passé l'avait suivi et assombri. Prenant son chapeau, il sortit juste au moment où un homme vêtu de velours passait de l'autre côté de la rue, se rendant en hâte à la station et portant son dîner dans un petit paquet qui aurait pu être plus volumineux, sans risquer encore de le faire soupçonner de gloutonnerie.

      « Ah ! voilà le lampiste, se dit notre voyageur, et à ce propos? »

      N'était-il pas bien ridicule à un homme si sérieux, si renfermé en lui-même, échappé depuis trois jours à peine à sa vie d'esclavage, d'être là, dans la rue, à se frotter le menton et à se livrer à une sombre méditation à propos de pauvres petites chansonnettes comiques ?

      « Auprès du lit, se répétait-il avec irritation. Pourquoi les chanter à cet endroit-là, à moins qu'il ne se mette au lit en état d'ivresse ? Au fait, cela ne m'étonnerait pas, et c'est ce qu'il fait très probablement ; mais ce n'est pas là mon affaire. Voyons un peu cet embranchement de Mugby et quelle route je me déciderai à prendre maintenant. Tout aussi facilement que je me suis arrêté ici l'autre nuit, après un somme agité dans mon wagon, et que j'ai pris le parti de descendre pour quelques heures, je puis, de cette station, me rendre partout, où bon me semblera. Vers quels lieux me dirigerai-je donc ? Eh bien, je vais aller regarder l'embranchement en plein jour ; je ne suis pas pressé, et peut-être l'aspect d'une des lignes me sourira-t-il plus que celui d'une autre. »

      Mais il y avait une telle diversité de voies ferrées, qu'en regardant du haut d'un pont dominant l'embranchement, il semblait en vérité que toutes les compagnies réunies eussent fait en cet endroit une exposition générale des ouvrages d'une espèce très originale d'araignées souterraines, fort habiles à filer le fer. Un grand nombre de ces lignes avaient d'ailleurs de si bizarres parcours, se croisant en tout sens et faisant tant de courbes, que l'oeil finissait vraiment par s'y perdre !

      Il y en avait qui semblaient destinées à s'étendre indéfiniment, et qui tout à coup y renonçaient et s'arrêtaient devant une faible barrière, quand elles n'entraient pas jusque dans un atelier. D'autres, pareilles à un homme en état d'ivresse, allaient en ligne droite pendant un moment, puis, soudain, pirouettaient sur elles-mêmes et revenaient à leur point de départ. D'autres encore étaient encombrées de trucs remplis de charbon de terre, tandis que de pleins chargements de futailles s'en appropriaient quelques-unes et que des chariots de ballast en obstruaient un grand nombre. Il y en avait qui semblaient spécialement réservées à des objets à roues, tels que les immenses métiers à tisser le coton. Plusieurs étaient en bon état d'entretien, et leurs rails brillaient comme de l'acier bien poli, tandis que d'autres, au contraire, étaient couvertes de cendres, rongées par la rouille, et servaient de refuge aux brouettes de rebut placées là les jambes en l'air et s'y livrant à la paresse.

      Cet immense tohu-bohu n'avait, en vérité, ni commencement, ni milieu, ni fin ; c'était un sens dessus dessous universel.

      Dans son incertitude très perplexe, notre voyageur, en regardant du haut du pont dont nous avons parlé, passait sa main droite sur les rides de son front, rides qui semblaient s'y multiplier à vue d'oeil, comme si les lignes ferrées se photographiaient d'elles-mêmes sur cette plaque sensibilisée.

      Un bruit lointain de sonnettes et de coups de sifflet se fit alors entendre ;





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