La Cavalière - Paul Féval
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Présentation La Cavalière de Paul Féval
- eBookL'histoire parle sévèrement de certains hauts personnages de la cour du régent, à propos des deux tentatives de meurtre qui eurent lieu sur la personne du prétendant Jacques Stuart, pendant son voyage de Paris à la mer. À propos du même fait, l'histoire est plus explicite encore à l'endroit du comte Stair, ambassadeur de George Ier.
Sans avoir en aucune façon la velléité d'introduire dans ce récit des considérations politiques, nous avouerons qu'à part Philippe d'Orléans, défendu par son caractère chancelant et peu sûr, il est vrai, mais notoirement ennemi de toute violence, il est bien difficile de délivrer un bill d'indemnité aux divers complices de ce lâche attentat.
Piètre Gadoche, dans le jardin des Trois-Rois, n'en avait pas moins dit la vérité vraie au Hollandais Roboam Boër. En ces sortes d'entreprises, les outils humains qu'on emploie courent invariablement risque de leur cou, dès que l'honnêteté de tous élève la voix.
Parce que les gens qui ont été la tête du complot n'ont gardé de négliger ce moyen sûr et facile d'apaiser le premier cri du courroux public, ce moyen qui consiste à livrer quelques subalternes à la main du bourreau. Depuis le commencement du monde, les choses se passent ainsi. Les grands coupables passent fièrement au-dessus du flot qui submerge les goujats de l'armée du crime.
Malgré ses vaisseaux, ses comptoirs et ses millions, mein herr Boër n'était qu'un goujat en comparaison des puissants intérêts qui le payaient. Il devait être pendu haut et court, selon la propre expression de Piètre Gadoche.
Piètre Gadoche, goujat par rapport à mein herr Boër, ne pesait pas ici l'once pour livre, et se sentait parfaitement la corde au cou.
Les autres, tels que l'Anglais Rogue, Salva, etc., goujats par rapport à Piètre lui-même, étaient tout naturellement gibier promis à la potence. Ils ne risquaient rien, en ce sens qu'un crime de plus ou de moins n'ajoutait rien à leur bilan, rayés qu'ils étaient déjà de la liste civique et faisant depuis des années banqueroute à l'échafaud.
Or Piètre Gadoche était un maître es-arts coquins, et il avait plus d'une raison pour éloigner de Paris le dénoûment de l'aventure. Si un autre bureau de poste, plus éloigné que Nonancourt, se fût trouvé vacant, Piètre Gadoche eût reculé plus loin encore sa dernière et mortelle mise en scène.
Mais, en définitive, Nonancourt suffisait, à la condition d'avoir des bons relais jusqu'à la mer et de passer vitement le détroit ; ce que Piètre Gadoche comptait faire, avec un demi-million dans sa valise.
Il y avait bien huit jours qu'il ne s'était marié, ce féroce disciple de Barbe Bleue et d'Henri VIII, cet effronté précurseur des apôtres du divorce, et il rêvait déjà avec plaisir, dans un avenir prochain, les cierges allumés d'un autre hyménée, Au contraire, maître Roboam Boër, coquin commercial, qui avait vendu la vie d'un fils de roi comme il eût traité d'une marchandise, ne voyait pas plus loin que le bout de sa convoitise. Il n'avait jamais, jusqu'alors nous l'affirmons, songé à cette possibilité d'être pendu, lui, si riche et si rangé !
Il revint à son hôtel, au grand galop, aussitôt que Gadoche lui eut fait entrevoir ce côté scandaleux de la question : la potence, et envoya contre-ordres sur contre-ordres dans toutes les directions : Ce qui prouvait bien qu'il avait donné des ordres. Ses cavaliers, cette après-dînée, sillonnèrent en tous sens la forêt de Saint-Germain et envoyèrent au cabaret toute une nuée de sombres chasseurs qui, depuis le matin, grelottaient à l'affût. En oublia-t-on quelques-uns ?¿
Il était environ cinq heures du soir. Le soleil abaissait son disque rouge derrière les futaies de chênes qui descendaient vers Poissy. Le ciel, dégagé vers le couchant, se couvrait ailleurs de grands nuages que le vent du midi poussait, apportant le dégel. Il faisait déjà brun sous les arbres.
À une demi-lieue de Poissy, dans la direction de ce beau château de Maisons, chef-d'oeuvre de Mansard, un logis de veneur s'élevait au milieu d'une coupe de quinze ans, dont les rejetons étaient devenus des arbres. D'aucune part, en longeant les percées, on ne pouvait apercevoir cette loge, tout auprès de laquelle cependant charrettes et carrosses avaient accès par un chemin tournant.
C'était de là que venait la reine d'Angleterre, quand elle avait si cruellement éclaboussé la grande Hélène à la porte de Saint-Germain ; Raoul y était venu aussi avant de revêtir son costume de postillon pour aller aux Trois-Rois. La Cavalière y avait déjeuné dans la matinée, et d'autres encore, de sorte que, malgré sa situation isolée, la loge ne pouvait point passer pour un ermitage.
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