Sanguis martyrum - LOUIS BERTRAND
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Présentation Sanguis Martyrum de LOUIS BERTRAND
- eBookIl devait être près de la onzième heure lorsque les voyageurs, après avoir descendu une forte pente, au flanc d'une colline boisée, se trouvèrent tout à coup en face d'une rivière. En ces premiers jours de mai, la lumière se prolonge très tard. Derrière les parasols des pins, criblés de rayons aigus et vifs comme des aiguilles de cristal, l'orbe éblouissant du soleil s'inclinait à peine vers les cônes violets des montagnes.
Sans même la présence des deux légionnaires à cheval, qui précédaient le convoi, le nombre des serviteurs, la netteté de leur accoutrement, et la bonne apparence des bêtes de somme eussent annoncé tout de suite le cortège d'un personnage important. Le jeune soldat brun, qui marchait en tête, arrêta brusquement sa monture devant la tête du pont en dos d'âne, dont l'arche unique était rompue. Les pluies printanières avaient fait déborder la rivière torrentueuse et emporté une des piles. Cependant, en bien des places, le lit caillouteux était à sec. Au milieu, par une sorte de chenal profondément raviné, une masse d'eau écumeuse et jaunâtre précipitait son cours inégal, en rebondissant contre des obstacles invisibles et en roulant des paquets d'herbes et de branchages. Alors, un des muletiers se détacha de la colonne, retroussa vivement autour de ses reins sa longue blouse de toile jaune rayée de blanc, et, s'appuyant sur un bâton ferré, il s'apprêta à descendre dans le lit de la rivière, pour voir si les chevaux et les mulets pouvaient passer : ceux-ci, stupides, se seraient laissé entraîner par le courant et noyer infailliblement, sans essayer même de se sauver. On jeta au muletier une longue corde, qu'il noua à sa ceinture, afin qu'on pût le retenir si, par hasard, le courant l'emportait.
Trapu, carré d'épaules, épanoui de figure, l'homme s'avançait avec précaution, en tâtant, au fond de l'eau, du bout de sa matraque, les galets aplatis sur lesquels glissaient ses pieds nus. Arrivé au milieu du chenal, il s'immobilisa tout à coup, et, retournant vers ses camarades sa lourde face hâlée et luisante de sueur, il leur cria par plaisanterie :
« Ah ! mes enfants, le bon bain ! ¿»
Du haut de la berge, le chef des muletiers, grand homme maigre, aux yeux d'un gris métallique comme ceux des chats, l'encourageait par ses flatteries, attestait les autres hommes qui suivaient du regard le muletier audacieux :
« Voyez Bos ! il ne tremble pas ! ¿ Ah ! il n'a pas volé son nom, celui-là ! Solide comme le boeuf sur ses quatre pieds, il faudrait un déluge pour l'ébranler ! »
Courbé sur son bâton, Bos allait toujours à pas prudents : il avait de l'eau jusqu'à mi-cuisse. Puis, ses mollets trapus émergèrent ; il sortit du chenal, atteignit l'autre berge, et, se retournant de nouveau vers ses compagnons, il lança d'un ton triomphal :
« On peut passer, fils de Dieu ! Faites avancer vos bêtes ! »
Le soldat brun, qui maintenait son cheval avec peine, piqua des deux le premier. L'autre légionnaire le suivit, puis les trois muletiers tenant par la bride leurs bêtes chargées d'ustensiles, de couvertures et d'appareils de campement ; puis les serviteurs, montés sur de petits chevaux numides, le cubiculaire, le cuisinier, le chef des écuries. Les maîtres étaient restés assez loin en arrière. Enfin, il y avait un jeune nègre, qui remplissait l'office de coureur et qui, pour tout bagage, portait une boîte ronde, en buis, qu'il pressait avec tendresse et ostentation contre sa poitrine. Derrière les serviteurs, à distance respectueuse, l'attitude un peu embarrassée et hésitante, venaient deux étrangers, qui s'étaient joints au convoi pour profiter d'une si imposante escorte et surtout de la protection officielle des deux légionnaires : car cette région forestière de la Numidie passait pour être infestée de brigands. L'un de ces individus était un gros homme pâle, à la figure molle, encadrée d'une barbe d'un noir intense, et qui traînait à l'arçon de sa selle un coffre bariolé et muni de fortes ferrures. L'autre, maigre, les cheveux crépus, le regard oblique et mauvais, dissimulait sous sa tunique tout un cordon de sacoches en cuir jaune, qui lui gonflaient le ventre ridiculement.
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