La Belle libertine - Anonyme
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Présentation La Belle Libertine de Anonyme
- eBookPremiers sacrifices à l'Amour.
IL faut donner, malgré moi, un air d'importance à mon histoire, et débuter, suivant l'usage, par ma généalogie. Je ne suis pas habile dans l'art héraldique, quoique d'antique noblesse se fait greffée sur ma roture ; mais ai-je besoin d'aveux ? une jolie femme ne jouit-elle pas de tous les avantages ? si j'étoit née d'un sang illustre, j'aurais le bon sens de ne m'en pas vanter ; ma conduite galante ternirait la mémoire de mes ancêtres, elle amuse mes contemporains ; le public connait mes jolis quartiers : voilà mes titres.
Les adages sont quelquefois vrais : Bon chien chasse de race. Je devais donc être, comme on va le voir, une des plus ardentes prêtresses de Vénus.
Un roué m'a donné l'être : entendez par ce mot, si usité à la cour et dans les coulisses, un homme qui, avec quelque forte d'esprit, s'en adjuge libéralement beaucoup plus qu'il n'en a ; détracteur du mérite, fourbe, séducteur, marchant à son but par la fraude et l'astuce ; sans foi, sans pudeur, sans autre crainte que celle de manquer d'argent ; égoïste parfait, rapportant tout à lui ; ayant fait de la fausseté une profonde étude, et ne connaissant point de plaisir supérieur à celui de tromper : je l'avoue à regret, tel était le caractère de mon père.
Ma mère ne valait pas mieux ; très-digne compagne d'un époux qui avait une aussi mauvaise conduite, il y avoit entr'elles et lui assaut continuel de traits répréhensibles, et les deux médecins se passaient l'émétique et la saignée.
Mon père étoit peintre en miniature ; il avoit de l'esprit, des manières, étoit bel homme, avoit étudié son art et les femmes à Paris ; son pinceau étoit ferme, sa touche hardie et voluptueuse ; aussi étoit-il chéri des femmes qui se faisaient toutes peindre d'après nature. Les maris auraient pu voir son talent d'un mauvais oeil, s'il ne leur eût pas adroitement offert un dédommagement charmant : il avait épousé ma mère par amourette, et lui avait appris son art ; mais par un calcul fort bien entendu, elle manquait toutes les femmes, et ne pouvait attraper que les hommes ; par cet accord heureux, tandis que mon père allait peindre une jeune femme, son époux enchanté venait prendre séance dans le boudoir de ma mère, et tout le monde étoit content.
Mon père gagnait beaucoup ; ma mère recevait encore davantage ; une pluie d'or tombait sur notre maison, mais elle ne s'y arrêtait pas ; le jeu de mon père, la coquetterie de ma mère étoient deux ruisseaux par lesquels cette abondante pluie s'écoulait rapidement : ils étoient criblés de dettes, et toujours aux expédients.
Le projet de ma mère étoit de m'associer à son commerce galant dès que j'aurais atteint l'âge heureux des désirs ; c'était aussi mon plan, et je calculais déjà, même avant de sentir palpiter mons ein, le nombre de conquêtes que devaient faire mon goût naissant pour les hommes et une figure qui promettait d'être plus que passable. Mais le ciel se rit des projets les mieux combinés ; un jour mon père peignait la jeune épouse du major de la ville, homme vieux et brutal, dans le charmant costume de la belle coucheuse de Porporati, lorsque son mari, qui n'étoit pas dans la confidence, entra brusquement, et la surprit dans cette attitude ;
il ne connaissait ni les règles de la peinture, ni les privilèges de peintres, et sans se donner la peine d'examiner si mon père avait le droit de peindre les femmes sans chemise, il lui passa son épée au travers du corps, et renvoya son cadavre à ma mère.
Quoique ma mère ne fût pas très-attachée à son mari, l'horreur de ce spectacle lui causa une révolution si violente, qu'elle ne revint de son premier saisissement, que pour retomber dans des convulsions qui la conduisirent en peu de jours au trépas : elle était, ainsi que le fut Julie d'Etange, dans une position qui rendaient tous des secours de l'art inutiles : ce fut ainsi qu'en huit jours de temps je perdis mon père, ma mère, ma fortune et mes espérances.
La mère de mon père était retirée dans une petite ferme qu'elle appelait sa terre, à cinq lieues de Bordeaux. Instruite de mes malheurs, elle m'envoya chercher par un homme de confiance ; et je n'emportai de ma ville natale que les regrets de plusieurs paillards qui convoitaient mes appâts naissants ; car nos créanciers avoient partagés nos tristes dépouilles et m'avaient laissée à-peu-près dans l'état de simple nature.
J'étais affligée de quatorze ans qui en valaient seize. Née sur les bords du Rhin, transportée dans une province méridionale de la France, je réunissais en moi la force des habitants du nord, et le tempérament chaud de ceux du midi. Elevée dans un village, tout contribuait à augmenter l'énergie dont la nature libérale m'avoit douée, et je me trouvais fatiguée d'une surabondance de vie, lorsque je connus un jeune habitant du bourg qui parut me distinguer de mes compagnes. Me prévint-il ? mes yeux et ma voix l'engagèrent-ils ?
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