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La Nouvelle Atala - ADRIEN ROUQUETTE

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      Présentation La Nouvelle Atala de ADRIEN ROUQUETTE

       - eBook

      eBook - Adrien Rouquette 16/10/2018
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : ADRIEN ROUQUETTE
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 16/10/2018
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230002691770



    • Dieu a mis dans le coeur de l'homme l'amour de la patrie. Il n'est pas d'homme civilisé qui ne préfère son pays à tous les autres pays. Il n'est pas d'homme, même sauvage, pour qui la terre natale ne soit la plus douce et la plus belle : Mais il vient un moment où tout homme supérieur, malgré cet amour inné, fatigué de l'isolement de sa grandeur, indigné de l'injustice, et de l'ingratitude, sent le besoin de s'éloigner de sa patrie et de sa famille : Nul n'est prophète dans son pays, nul ne l'est surtout parmi les siens : L'exil a toujours été la patrie de l'infortune délaissée et du génie méconnu ; l'exil a toujours donné l'hospitalité au malheureux, au persécuté, au proscrit ; l'étranger est pour l'exilé aussi sympathique et impartial que la plus lointaine postérité : L'expatriation devient donc un devoir, lorsque l'honneur n'est plus une gloire ; ni l'humanité, une vertu : Les ailes de la vapeur, alors, ne sont pas trop rapides pour emporter la victime de l'ostracisme vers d'autres rivages plus hospitaliers, fussent-ils placés au-delà du cap des Tempêtes.

      Pendant la première moitié de ce siècle, une famille d'origine française vivait dans le Sud des États-Unis, non loin d'une grande ville, sur une habitation isolée, à laquelle on arrivait par différentes allées ombragées d'orangers, de pacaniers et de chênes-verts, revêtus de mousse et de lianes enlacées : Cette famille se composait de trois personnes, le père, la mère et une fille unique, sans cependant y comprendre les esclaves qui étaient en assez grand nombre.

      Cette jeune fille, que ses parents avaient nommée Atala, à cause de leur grande admiration pour les ouvrages de Chateaubriand, et surtout pour l'ouvrage où il parle d'Atala et de Chactas, fut envoyée et élevée dans un couvent établi depuis longtemps dans le pays. Après avoir achevé son éducation, elle était revenue au sein de sa famille. D'une nature sérieuse et réfléchie, elle n'avait aucun goût pour les plaisirs ordinaires de son sexe et de son âge ; elle se plaisait dans la solitude la plus profonde ; elle recherchait les lieux les plus retirés, pour y contempler l'aspect sauvage des grandes forêts primitives ; une fleur l'attirait et la charmait ; le chant d'un oiseau la faisait tressaillir d'émotion ; la plainte du vent dans les arbres et le murmure des flots la plongeaient dans une indéfinissable rêverie ; ses narines et ses poumons se dilataient, en aspirant les parfums exhalés des incultes savanes ; son imagination, son coeur, son esprit, tout son être était attiré par le génie mystérieux qui habite l'immensité des vierges solitudes ; elle languissait de tristesse, au milieu des joies du monde ; elle enviait le sort des Indiennes, qui venaient souvent à l'habitation de son père, pour vendre leurs paniers et des plantes aromatiques ; elle s'entretenait longuement avec ces chastes filles du désert ; et elle leur disait, avec un accent de mélancolie qui les étonnait : « Vous autres, heureuses ; moi, malheureuse ; moi, pleurer beaucoup ! Pourquoi moi pas naître comme vous dans cabane-latanier ? Moi envie couri avec vous dans bois, bien loin, bien loin, là-bas, là-bas ! » Une de ces Indiennes lui répondit une fois : « Moi pas comprendre toi ; toi gagnin tout kichose ; pourquoi pas content ? Pleurer, pas bon ! » ¿L'enfant prétendue de la civilisation ne put s'empêcher de sourire à ce langage de la fille du désert ; mais elle n'entreprit pas de lui donner une explication de l'état de son âme, sachant bien qu'elle ne pourrait comprendre ni ses regrets ni ses aspirations, elle qui ignorait la vague inquiétude des grandes passions.

      « Tout manque à l'âme, qui n'a pas ce qu'elle désire le plus : Plaisirs, richesses, honneurs, gloire et célébrité, qu'est-ce que tout cela ? L'âme est un océan, que tous les fleuves ne peuvent remplir ; ils s'y jettent et s'y engloutissent. Il y a une Réalité par-delà toutes les ombres ; et l'âme veut saisir et étreindre cette Réalité ; oui, l'âme, dans son immense amour et son insatiable besoin de bonheur, rêve l'Infini ! » Voilà ce que se disait tout bas, à elle-même, celle qui possédait tout, excepté ce qu'elle désirait le plus ; et n'avoir pas cela, c'est n'avoir rien, c'est manquer de tout ; l'âme vide s'élance sans repos vers le je ne sais quoi, qu'elle ne peut trouver ici-bas : « O Infini, que cachent tant d'ombres, ô Idéal, qu'enveloppent tant de voiles, quand pourrai-je te posséder ? » s'écriait l'enfant pour qui rien de tout ce qui captive le monde n'avait le moindre attrait, parce que son âme était captivée par la splendeur d'une vision céleste.

      Ses parents, comprenant aussi peu que la fille du désert cette divine nostalgie qui la dévorait, consultèrent plusieurs médecins, qui tous recommandèrent le changement d'air, les distractions, et l'exercice modéré à pied ou à cheval, dans un autre lieu que celui de son séjour habituel. Dès le lendemain, ils partirent pour aller s'établir dans une campagne, où tout serait nouveau pour l'oeil, et rien n'éveillerait dans l'âme aucune des impressions douloureuses du passé. Atala n'oublia pas de prendre avec elle un cahier, où elle avait transcrit les plus beaux passages des auteurs qu'elle avait lus : Elle avait ainsi composé un choix, selon son goût, de morceaux de prose et de poésie : C'était là le trésor de son âme.





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