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Lioubka la Cosaque - Isaac Babel

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      Présentation Lioubka La Cosaque de Isaac Babel

       - eBook

      eBook - Isaac Babel 17/07/2014
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Isaac Babel
    • Editeur : Na
    • Langue : Français
    • Parution : 17/07/2014
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230000253001



    • Ce livre a été relu et corrigé.
      Extrait: Dans le faubourg de Moldavie, au coin des rues de Dalny et de Balkov, se trouve la maison de Lioubka Schneeweiss. Dans cette maison s'entassent un débit de vin, une auberge, une boutique où on vend de l'avoine et un pigeonnier pour cent paires de pigeons de Kniou-kov et de Nicolaïev. Ces boutiques et le lot n° 46 dans les carrières d'Odessa appartiennent à Lioubka Schnee-weiss surnommée Lioubka la Cosaque ; le pigeonnier seul est la propriété du gardien Euzel, soldat médaillé en retraite. Le dimanche, Euzel va au marché au gibier et vend des pigeons aux fonctionnaires de la ville ou aux petits drôles du voisinage. Outre le gardien, on compte encore dans la cour de Lioubka Pesia Mindlt qui est à la fois cuisinière et entremetteuse, et l'intendant Tsou-detchkis, un petit Israélite dont la taille et la barbiche ressemblent à celles de notre célèbre rabbin de Moldavie Ben Zakharia. Je connais beaucoup d'histoires sur Tsoudetchkis. La première raconte comment il devint intendant de l'auberge de Lioubka, surnommée la Co-saque.
      Il y a dix ans Tsoudetchkis procura à un hobereau une batteuse à chevaux et amena son client, le soir venu, chez Lioubka, y fêter son acquisition. Son acheteur avait des embryons de moustaches et portait des bottes neuves vernies. Pesia Mindl le fit souper d'un poisson farci à la juive, puis lui donna une très belle demoiselle qui s'appelait Nastia. Le hobereau passa la nuit, et le lendemain matin Euzel réveilla Tsoudetchkis qui avait couché en chien de fusil sur le seuil de la chambre de Lioubka.
      « Voilà, dit Euzel, Vous vous êtes vanté hier soir que le hobereau avait acheté, par votre intermédiaire, une batteuse : sachez donc qu'après avoir passé ici la nuit, il a pris la fuite à l'aube, comme le dernier des dégoûtants. Maintenant sortez-moi deux roubles pour les hors-d'oeuvre et quatre pour la demoiselle. Vous êtes un vieux malin, cela se voit. »
      Mais Tsoudetchkis ne donna pas d'argent. Euzel le poussa alors dans la chambre de Lioubka et l'y enferma à clé.
      « Voilà, dit le gardien, tu vas rester là, puis Lioubka rentrera de la carrière, et, avec l'aide de Dieu, elle t'arrachera l'âme du corps. Amen.
      ¿ Galérien ! répondit Tsoudetchkis au soldat, en commençant à s'orienter dans sa nouvelle chambre. ¿ Tu ne connais rien à rien, galérien, à part tes pigeons, mais moi j'ai encore confiance en Dieu pour me tirer de là comme il a tiré tous les Israélites de l'Égypte d'abord, du désert ensuite... »
      Le petit courtier voulait encore exposer bien d'autres choses à Euzel, mais le soldat emporta la clé et sortit, au milieu d'un grand bruit de bottes. Alors Tsoudetchkis se détourna et vit, près de la fenêtre, la maquerelle Pesia Mindl qui lisait « les Merveilles du coeur de Baal Schem ». Elle lisait un livre hasside à tranche dorée et balançait du pied un berceau de chêne. Le fils de Lioub-ka, le petit David, était couché dans ce berceau et pleu-rait.
      « Je vois qu'il y a fameusement d'ordre dans cette Sakhaline ! dit Tsoudetchkis à Pesia Mindl, ¿ voilà un petit enfant couché qui se met en pièces, que cela fait peine à voir, et vous, grosse femme, vous êtes assise là comme une pierre dans la forêt, vous ne pouvez pas lui donner son biberon...
      ¿ Donnez-lui donc, vous, un biberon, répondit Pe-sia Mindl sans lâcher son livre, ¿ si seulement il l'accepte de vous, vieille fripouille, ce biberon : voici qu'il est déjà grand comme un Moscovite, et il ne veut boire que le lait de sa petite maman ; mais sa petite ma-man galope dans ses carrières, boit du thé avec des Israé-lites à l'auberge de l'Ours, achète au port de la contre-bande et pense autant à son fils qu'à la neige tombée l'an dernier...





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