Personnaliser

OK

Les poches de mon oncle - MADAME DE STOLZ

Note : 0

0 avis
  • Soyez le premier à donner un avis

Vous en avez un à vendre ?

Vendez-le-vôtre

0,99 €

eBook

 
  • Produit dématérialisé
    Pour votre liseuse kobo
En savoir plus

Kobo

PRO Vendeur favori

4,4/5 sur + de 1 000 ventes

Synchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo

Publicité
 
Vous avez choisi le retrait chez le vendeur à
  • Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
  • Récupérez le produit directement chez le vendeur
  • Rakuten vous rembourse en cas de problème

Gratuit et sans engagement

Félicitations !

Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !

En savoir plus

Retour

Horaires

      Note :


      Avis sur Les Poches De Mon Oncle de MADAME DE STOLZ - eBook

      Note : 0 0 avis sur Les Poches De Mon Oncle de MADAME DE STOLZ - eBook

      Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.


      Présentation Les Poches De Mon Oncle de MADAME DE STOLZ

       - eBook

      eBook - Madame De Stolz 07/12/2015
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : MADAME DE STOLZ
    • Editeur : Na
    • Langue : Français
    • Parution : 07/12/2015
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230000831680



    • Ce livre contient une table des matières dynamique.

      Extrait:
      I

      Mes aptitudes. - Un mot qu'il ne fallait pas dire. - Mon tuteur. - Ma pupille. - Lucette. - Les arrêts. - Mon assiette à l'envers. - Le sourire de mon oncle.

      Aimez-vous les mathématiques ?... Je parie que non ! Enfin, je puis me tromper. Ce goût utile m'est venu si tard que, jugeant de vous par moi, je me figure que vous bâillez comme je bâillais sur les éléments ennuyeux de cette science si intéressante. C'est pourquoi je n'ai jamais compris Pascal, lui qui les inventait, ces terribles mathématiques, parce qu'on ne voulait pas les lui enseigner. Oh ! que j'aurais voulu être à sa place ! avoir autour de moi des obstacles, beaucoup d'obstacles, pour le seul plaisir de ne pas les vaincre, de ne pas monter au grenier comme Pascal enfant ; encore moins tracer des angles, droits ou obtus, sur la muraille ; toutes choses dont j'avais à cette époque une horreur assez semblable à celle qu'il convient d'avoir de la peste.
      Donc, je n'aimais point les sciences exactes, c'est entendu. Le malheur est que je détestais l'étude des langues. Partant, aucun goût pour les verbes, soit latins, soit français ; pour les analyses, logiques ou autres. Mon antipathie pour le purisme était telle que, ayant ouï dire de Boileau qu'il faisait grand cas d'un mot mis à sa place, et grondait à propos d'une voyelle en son chemin heurtée, je n'aimais pas Boileau, et lui en voulais même un peu d'avoir fait l'Art poétique, comme si le vieil Horace n'eût pas déjà pris cette peine.
      « Alors, dites-vous, jeune lecteur, il aimait l'histoire ? » Point. Des neuf muses, Clio était peut-être celle qui me déplaisait le plus. Je ne voyais nul profit à tirer du souvenir de ces millions d'hommes, bataillant depuis qu'ils se connaissent pour conquérir ou pour garder un coin de terre, dussent-ils se faire tuer sur place. Depuis, j'ai eu le loisir de changer d'avis, mais pour le moment, j'eusse préféré que le genre humain eût fait moins d'exploits, car il me fallait les mettre dans ma tête, ces exploits, et c'était une grosse affaire que de les ranger dans mon pauvre cerveau, avec leur numéro d'ordre à côté. Le plus souvent, je ne les rangeais point, mais les entassais pêle-mêle, associant volontiers Cyrus à Romulus, ou quelque autre illustration en us. Je n'y tenais pas, eux non plus ; mais mon tuteur y tenait, et je conviens qu'il avait raison.
      Je vous entends ; vous dites :
      « Qu'aimait-il donc, ce garçon-là ? La géographie ? »
      Non certes ! moins que l'histoire.
      « Quoi donc ? avait-il un penchant décidé pour la littérature ? »
      Non, aucun penchant, aucun.
      Vous voudriez me faire dire, ami lecteur, que j'étais un franc p... ; mais je ne le dirai point ; et si quelqu'un s'en charge, ce sera vous.
      Comme il y avait à cette époque un mot que je ne voulais ni prononcer, ni écrire, je me réfugiais dans les circonlocutions honnêtes, et je disais, finissant par le croire, que je n'avais pas d'aptitudes pour ce qu'on voyait dans ma classe ; même observation pour les classes précédentes, et aussi pour les suivantes. C'est pourquoi il y avait des gens de très bonne foi, incapables de déguiser leur pensée, et de deviner celle des autres, qui disaient d'un air pénétré, parlant bas, et clignant des yeux, que j'étais un imbécile. Cette assertion m'a toujours paru blessante, même, et surtout, quand elle est fondée. Vous allez me jeter à la tête le vieux dicton : « Il n'y a que la vérité qui blesse. » Eh bien, non, tant pis pour le dicton ; vrai, je n'étais pas plus bête qu'un autre, et même j'ai connu bien des autres que je ne valais point dans cet exercice.





      Détails de conformité du produit

      Consulter les détails de conformité de ce produit (

      Personne responsable dans l'UE

      )
      Le choixNeuf et occasion
      Minimum5% remboursés
      La sécuritéSatisfait ou remboursé
      Le service clientsÀ votre écoute
      LinkedinFacebookTwitterInstagramYoutubePinterestTiktok
      visavisa
      mastercardmastercard
      klarnaklarna
      paypalpaypal
      floafloa
      americanexpressamericanexpress
      Rakuten Logo
      • Rakuten Kobo
      • Rakuten TV
      • Rakuten Viber
      • Rakuten Viki
      • Plus de services
      • À propos de Rakuten
      Rakuten.com