Le cadet de la Vérendrye - Régis Roy
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Avis sur Le Cadet De La Vérendrye de Régis Roy - eBook
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Présentation Le Cadet De La Vérendrye de Régis Roy
- eBookUn beau matin, comme Joseph montait sur la plateforme principale près de la porte du fort, le soldat en faction lui apprit qu'il venait justement d'apercevoir vers le sud, très loin, une troupe de sauvages, selon toute probabilité, mais il ne pouvait distinguer s'ils appartenaient à une nation amie.
Alors le commandant à son tour scruta l'horizon au point indiqué. Il n'y avait pas à s'y tromper : plus d'une centaine d'hommes s'acheminaient au nord, et devaient indubitablement arriver au fort dans quelques heures.
Il convenait donc d'être en garde, dans le cas où les nouveaux venus auraient des tendances belliqueuses. Mais si leurs sentiments étaient pacifiques, la vue de soldats bien armés ne manquerait pas d'avoir un résultat salutaire.
M. de la Vérendrye fit prévenir ses soldats, et disposa tout pour repousser une attaque, si cette éventualité se produisait.
On s'alarmait à tort ; les sauvages signalés n'avaient aucune pensée ou projet sanguinaire ¿ pour le moment du moins.
Ces gens appartenaient aux Yhatchéilini, peuplade nomade, vivant de chasse et de pêche.
Ils demandèrent la permission de se groupe autour du fort. Joseph ne voulut pus la leur accorder, mais leur permit de s'établir à l'ouest de son poste, à une centaine de mètres. De la sorte, il serait toujours facile d'exercer une surveillance plus efficace sur un point seul que sur les quatre côtés du fort.
Il eut la visite des principaux chefs.
Le calumet de la paix et de l'amitié fut allumé et fumé par les chefs et les deux officiers canadiens.
Puis, ayant fait des présents aux sauvages, Joseph les congédia
En partant, les Yhatchéilinis lui firent promettre qu'il irait avec son frère blanc, les voir à leur ouigouams.
Joseph et Pierre, naturellement, acquiescèrent à ce légitime désir.
Les sauvages établis près du fort comptaient quarante-deux familles, et environ une soixantaine d'hommes en état de porter les armes.
Le grand chef se nommait le Corbeau.
Quand MM. de la Vérendrye et de Noyelles visitèrent le village des sauvages, ils remarquèrent les fils de Patte-d'Ours, l'un des chefs subalternes. Ils étaient bien taillés et pouvaient être très utiles aux officiers pour le plan qu'ils mûrissaient, relativement à la découverte de la mine.
Ils déclarèrent à Patte-d'Ours qu'ils aimeraient à explorer le pays avoisinant et requerraient les services de deux hommes solides, et, qu'en voyant ses fils, ils avaient cru trouver ceux dont ils avaient besoin.
Ils ajoutèrent immédiatement que de jolis présents seraient leurs récompenses, à lui et à ses garçons, s'ils répondaient à leurs espérances.
Flattés par ces paroles et plus encore par la perspective de présents des blancs, Patte-d'Ours et ses dignes rejetons n'hésitèrent pas à conclure un arrangement. L'un se nommait le Renard, c'était l'aîné, âgé de vingt-cinq ans, et l'autre, l'Écureuil, de deux ans plus jeunes.
Le choix de Joseph avait créé quelque jalousie dans la tribu des Yhatchéilinis ; notamment chez plusieurs jeunes braves, et entr'autres ?il-de-Faucon, le fils du Corbeau.
Et de toutes manières, ces derniers s'ingénièrent à nuire au Renard et à l'Écureuil. Mais les fils de Patte-d'Ours veillaient, et l'on ne pouvait jamais les prendre en défaut ; ils se défendaient trop bien.
Afin d'être en mesure de juger de l'intelligence et de la bonne volonté des deux frères, Pierre et Joseph, allant à la chasse, se faisaient toujours accompagner par eux. Ils se convainquirent, en peu de temps, qu'ils avaient fait une bonne affaire, et que le Renard et l'Écureuil leur étaient tout dévoués.
L'hiver approchait.
¿ Si nous attendons trop longtemps, déclara un jour M. de Noyelles à son ami, pour aller chercher notre or, la terre sera couverte de neige, et il nous sera peut être impossible de reconnaître, l'endroit où nous devrons travailler.
¿ Tu as raison, répondit Joseph. Si l'hiver nous surprend avant que nous ayons rien fait, nous serons forcés de rester inactifs jusqu'au printemps ; car, comme tu le dis, la neige rendrait notre tâche plus difficile.
¿ Eh bien, pourquoi ne partons-nous pas demain ?
¿ Demain ? dit Joseph. C'est bien, demain au point du jour. Je vais avertir mon sergent que je pars en exploration pour une dizaine de jours, et lui donner les instructions à suivre pendant notre absence.
¿ Nous amenons nos deux Yhatchéilinis ?
¿ Certainement. Il faut que nous parcourions la distance qui nous sépare de la Pipe dans la journée de demain et, comme c'est assez loin, je désire partir de bonne heure.
¿ C'est très bien. Je vais me préparer pour ce voyage.
De la Vérendrye avait une raison spéciale pour fixer son départ à une heure si matinale : c'était afin de n'être pas remarqué des Yhatchéilinis. Sachant les deux officiers absents pour un espace de temps ¿ le plus long qu'ils eussent été absents du fort ¿ les sauvages pouvaient songer à en profiter et vouloir s'emparer de la Jonquière pour le piller.
Mais malgré toutes leurs précautions, ?il-de-Faucon fut témoin invisible de leur départ.
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