Mont-Revêche - GEORGE SAND
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Présentation Mont - Revêche de GEORGE SAND
- eBook¿ Tu as mille fois raison, mon cher ami, disait Flavien ; mais la raison est une sotte : elle n'a jamais guéri que les gens bien portants, et, moi, je suis malade, très-malade, ne le vois-tu pas ? J'ai une fièvre nerveuse qui me rend insupportable aux autres et à moi-même.
¿ Ta fièvre est une sotte, répondait Thierray. Elle n'a jamais tué que les êtres faibles au moral et au physique, les niais. Tu es un des êtres les mieux organisés que je connaisse : donc, une crise d'irritation nerveuse, causée par le plus vulgaire des chagrins, n'est pas un mal dont tu ne puisses triompher, s'il te plaît, en deux heures.
¿ Oui ; je sais que, d'ici à deux heures, je peux m'entendre avec une femme plus belle et peut-être tout aussi aimable que Léonice. Mais il me faudra peut-être deux mois pour trouver supportables, auprès de celle-là, les heures que j'avais fini par trouver assez douces auprès de celle-ci.
¿ Sais-tu une idée qui me vient ? reprit Thierray. C'est que tu es né pour le mariage.
¿ D'où te vient cette idée lumineuse ?
¿ De ta manière d'aimer, qui me paraît fondée sur l'habitude, sur les besoins de l'intimité bourgeoise.
¿ Tu te trompes. J'ai des besoins et des habitudes de domination patriciennes : c'est bien différent. Voilà pourquoi, jusqu'ici, je n'ai eu de goût que pour les femmes qu'on achète.
¿ Oh ! mon cher ami, dit Thierray, j'ai toujours remarqué que les hommes, même les mieux trempés, choisissent de bonne foi, pour faire illusion aux autres et à eux-mêmes, la qualité ou le défaut qu'il possèdent le moins.
¿ Détrompe-toi à mon égard, répondit Flavien. Cet esprit de domination qui va, je le sens, jusqu'à la tyrannie, je ne m'en vante ni ne m'en accuse. Qu'en dis-tu, toi ? est-ce une qualité ou un défaut ? Voyons, observateur, faiseur d'analyses, homme de lettres, prononce, je t'écoute. Tu as le goût de la dissection, et il n'est pas un de tes amis dont tu n'aies fait l'autopsie intellectuelle, ne fût-ce que par manière de passe-temps. C'est ton état.
¿ J'y réfléchirai, dit Thierray avec un peu de hauteur. Je ne suis pas homme de lettres du lever au coucher du soleil. J'ai, tout comme un autre, mes heures de paresse, et, quand je chevauche au bois de Boulogne, j'ai du plaisir à me sentir aussi bête que mon cheval.
¿ Bête comme un cavalier, tu veux dire, car c'est ton opinion bien avérée.
Cette réplique fut faite avec assez d'humeur.
Flavien de Saulges était noble et riche. Jules Thierray était sans aïeux et sans fortune. Ils étaient intelligents tous deux, le premier sans instruction solide, l'autre avec du savoir et du talent. Ils avaient été élevés ensemble : nous dirons plus tard comment, et comment aussi, ne s'étant jamais complètement perdus de vue, ils étaient restés liés par un sentiment qui, chez Thierray, n'était ni l'affection ni l'antipathie, mais qui tenait certainement de l'une et de l'autre. Flavien ne manquait ni d'esprit, ni de pénétration naturelle ; mais il se donnait rarement la peine de réfléchir, quoiqu'il dissertât souvent d'un ton sérieux, tandis que Thierray réfléchissait presque toujours en ayant l'air de ne disserter que par raillerie.
Ce soir-là pourtant, il avait eu l'intention d'être sérieux avec Flavien, parce que Flavien était réellement assez vivement affecté. Thierray se sentait entraîné par une sorte de sympathie compatissante pour son ami d'enfance, en même temps qu'attiré par le plaisir de constater une faiblesse chez son rival dans la vie : car ils étaient, bien réellement, et sans trop s'en rendre compte, un peu jaloux l'un de l'autre, et comme qui dirait concurrents par nature, l'un ayant tout ce que l'autre ne pouvait pas avoir, et réciproquement.
Donc, ils en étaient venus, au bout d'un quart d'heure d'épanchement, à une de ces bouffées d'aigreur involontaire qui eussent souvent amené un refroidissement, sans la souplesse d'esprit et la fermeté de caractère dont Thierray était doué. Flavien de Saulges, en ripostant, avait mis son cheval au galop, comme pour dire à son compagnon qu'il pouvait le laisser à lui-même, si bon lui semblait. Thierray hésita un instant, se mordit la lèvre, haussa les épaules, sourit, prit le galop sans bruit sur l'allée sablonneuse, et rejoignit de Saulges à la porte Maillot.
¿ Mon cher ami, lui dit-il, le galop me fait du bien, à moi qui suis d'un sang très-froid ; mais je t'assure que c'est un mauvais remède pour la fièvre, et que tu ferais mieux de rentrer au pas, à moins que je ne dérange le cours de tes pensées, et que¿
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