Les Mystères du peuple Tome VII - EUGÈNE SUE
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Présentation Les Mystères Du Peuple Tome Vii de EUGÈNE SUE
- eBookLe soleil de la Palestine inonde de son éblouissante et brûlante lumière un désert couvert de sable rougeâtre ; aussi loin que la vue s'étend, on n'aperçoit pas une maison, pas un arbre, pas une broussaille, pas un brin d'herbe, pas un caillou ; dans cette immensité, un passereau ne pourrait s'abriter à l'ombre. Partout un sable mouvant, profond, et fin comme de la cendre, renvoie plus torride encore la chaleur dont le pénètre ce soleil flamboyant au milieu d'un ciel de feu, qui, à l'horizon, se fond avec la terre aride dans une zone de vapeur ardente. Çà et là apparaissent à demi enfouis sous des vagues de sable, soulevées naguère par le terrible vent de ces parages, de blancs ossements d'hommes, d'enfants, de chevaux, d'ânes, de boeufs, de chameaux ; la chair de ces cadavres a été dévorée par les vautours, les chacals et les lions ; le proverbe sarrasin s'est vérifié : « ¿ Ici, les chrétiens ne trouveront d'ombre que dans le ventre des vautours, des chacals ou des lions ! » ¿ Ces débris humains et d'autres en putréfaction tracent à travers le désert la route de Marhala, ville située à dix jours de marche de Jérusalem, cité sainte vers laquelle convergent les différentes armées des croisés, venues de Gaule, de Germanie, d'Italie et d'Angleterre. S'il y a des squelettes, des cadavres à demi dévorés dans cette solitude, il s'y trouve aussi des agonisants et des vivants ; nombreux sont les agonisants, peu nombreux les vivants ; ceux-ci donneraient à rire, s'ils n'étaient plus à plaindre que morts et mourants. Voyez-les, fils de Joel, voyez-les ces croisés qui, dans leur crédulité, ont, à la voix de l'Église catholique, quitté l'an passé la terre ingrate de l'occident pour la terre miraculeuse de l'orient, où ils sont enfin arrivés après un voyage de onze ou douze cents lieues. Le gros du corps d'armée venu des Gaules, et alors commandé par Bohemond, prince de Tarente, disparaît lentement là-bas, là-bas, au milieu de ces épais nuages de poussière soulevés par la marche des croisés. Puis viennent éparpillés à la débandade une longue suite de traînards, de blessés, de malades, de malheureux mourants de soif, de chaleur, de fatigue ; ils tombent çà et là dans ce désert sans bornes pour ne plus jamais se relever. Parmi ces traînards, les moins à plaindre sont ceux qui, ayant perdu leurs chevaux, ont bravement enfourché un âne, un boeuf, un bouc, voire même quelqu'un de ces grands dogues de Syrie hauts de trois pieds ; ils s'en vont ainsi au pas de leurs grotesques montures, l'épée sur la cuisse, la lance derrière le dos. Afin de se préserver de la dévorante ardeur du soleil qui, tombant d'aplomb sur le crâne, cause souvent la folie ou la mort, ils portent des coiffures étranges : ceux-ci s'abritent sous un morceau de toile tendue sur des bâtons, qu'ils tiennent de chaque main comme une sorte de dais ; d'autres, mieux avisés, ont tressé avec les feuilles desséchées du dattier de grands chapels qui projettent l'ombre sur leur figure. Les plus nombreux portaient des espèces de masques, faits de lambeaux de toile et percés d'un trou à la hauteur de l'oeil, afin de préserver leurs paupières de la poussière, si brûlante, si corrosive, que souvent à une inflammation douloureuse succédait la perte de la vue. À une longue distance de ces croisés aux montures grotesques, venaient les piétons, enfonçant jusqu'à mi-jambe dans les sables mouvants, dont le contact cuisant rendait intolérable l'excoriation de leurs pieds mis à vif par les fatigues de la route ; les blessés, les membres enveloppés de chiffons sordides, cheminaient péniblement appuyés sur des bâtons ; des femmes haletantes portaient à dos leurs enfants ou les traînaient entassés, sur de grossiers traîneaux, qu'elles tiraient après elles, à l'aide de leurs maris. Parmi ces malheureux presque tous déguenillés, on en voyait de bizarrement accoutrés : les uns à peine vêtus d'une mauvaise souquenille coiffaient un riche turban d'étoffe orientale ; d'autres de qui les chausses trouées laissaient voir¿ la chair portaient un splendide cafetan de soie brodée, çà et là taché de sang, comme toutes les dépouilles provenant du pillage et du massacre. Ces infortunés, suffoqués par une chaleur étouffante, aveuglés par la poussière soulevée sous leurs pas, ruisselants de sueur, le gosier corrodé par une soif dévorante, le teint brûlé par le soleil, l'air farouche, morne, découragé, cheminaient maugréant et blasphémant contre la croisade, lorsqu'ils virent à une assez grande distance derrière eux s'approcher à travers des tourbillons poudreux une nombreuse et brillante chevauchée ; à sa tête et monté sur un cheval arabe noir comme l'ébène, s'avance un jeune homme splendidement vêtu : c'est Wilhem ix, le beau duc d'Aquitaine, le poëte impie, le contempteur de l'Église, le séducteur de Malborgiane, dont il portait en Gaule le portrait peint sur son bouclier ; mais Malborgiane est oubliée, délaissée, comme tant d'autres victimes de ce grand débauché ; Wilhelm IX s'avançait donc à la tête de ses gens de guerre ; sa figure à la fois hardie et railleuse disparaissait à demi sous la capuche d'un peliçon de soie blanche, qui couvre à demi ses épaules ; sa taille élégante et souple se dessine sous une tunique de légère étoffe couleur pourpre, et ses larges chausses flottantes à l'orientale laissent apercevoir ses bottines de cuir vert brodées d'argent appuyées sur ses étriers dorés. Wilhelm IX ne porte ni arme ni armure ; de sa main gauche il conduit son cheval ; sur sa main droite, couverte d'un gantelet de daim brodé, se tient son faucon favori chaperonné d'écarlate, et les pattes ornées de clochettes d'or ; tel est le courage de ce vaillant oiseau de chasse que souvent son maître le lance contre les vautours du désert, de même qu'il a souvent lancé contre les hyènes et les chacals les deux grands lévriers blancs, à collier de vermeil, qui, haletants, suivent son cheval. En croupe de ce fier animal se tient un négrillon de huit à dix ans bizarrement vêtu ; il porte un large parasol oriental dont l'ombre abrite la tête de Wilhelm IX. À sa droite et le dominant de la hauteur de sa grande taille, chemine un chameau richement caparaçonné, il est guidé par un autre négrillon assis sur le devant d'une double litière fermée de rideaux de soie et assujettie par des sangles de chaque côté de l'échine et sous le ventre du chameau, de sorte que dans chacun des compartiments de cette litière une personne pouvait être commodément assise à l'abri du soleil et de la poussière, et souvent Wilhelm IX y prenait place.
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