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?uvres complètes de Pierre Corneille - Pierre Corneille

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      Présentation ?uvres Complètes De Pierre Corneille de Pierre Corneille

       - eBook

      eBook - Pierre Corneille 07/01/2021
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Pierre Corneille - Charles Marty-Laveaux
    • Editeur : 1862.
    • Langue : Français
    • Parution : 07/01/2021
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230004458999



    • Théâtre - Titre et éditions. 1630 : Mélite Pierre Corneille rédigea lui-même l'argument : « Eraste, amoureux de Mélite, la fait connaître à son ami Tircis, et, devenu ensuite jaloux de leur hantise, fait rendre des lettres d'amour supposées, de la part de Mélite, à Philandre, accordé de Cloris, soeur de Tircis. Philandre, s'étant résolu, par l'artifice et les persuasions d'Eraste de quitter Cloris pour Mélite montre ces lettres à Tircis.
      (en plus clair pour le lecteur d'aujourd'hui : Eraste, amoureux de Mélite, la fait connaître à son ami Tircis, qui s'en éprend à son tour. Eraste, jaloux, monte un stratagème compliqué pour se venger de Tircis : il donne à Philandre, fiancé à Cloris, la soeur de Tircis, de fausses lettres d'amour que Mélite aurait écrites à ce Philandre. Philandre quitte Cloris pour Mélite et montre ces lettres à Tircis.)
      Ce pauvre amant tombe en désespoir et se retire chez Lisis, qui vient donner à Mélite de fausses alarmes de sa mort. Elle se pâme à cette nouvelle, et témoignant par là son affection, Lisis la désabuse et fait revenir Tircis qui l'épouse.
      Cependant Cliton ayant vu Mélite pâmée, la croit morte, et en porte la nouvelle à Eraste, aussi bien que la mort de Tircis. Eraste, saisi de remords, entre en folie : et remis en son bon sens par la nourrice de Mélite, dont il apprend qu'elle et Tircis sont vivants, il lui va demander pardon de sa fourbe, et obtient de ces deux amants Cloris, qui ne voulait plus de Philandre après sa légèreté. »
      1631 :
      Clitandre

      Rosidor, favori du Roi, aime et est aimé de Caliste, « fille » de la Reine. Cependant Clitandre, mignon du Prince, aime Caliste qui le dédaigne, alors que Dorise, autre « fille » de la Reine et amie de Caliste, aime Rosidor tout en repoussant les avances de Pymante.
      1632 :
      La Veuve

      Comédie : Alcidon, amoureux de Clarice, veuve d'Alcandre et maîtresse de Philiste, son particulier ami, de peur qu'il ne s'en aperçût, feint d'aimer sa soeur Doris, qui, ne s'abusant point par ses caresses, consent au mariage de Florange, que sa mère lui propose. Ce faux ami, sous un prétexte de se venger de l'affront que lui faisait ce mariage, fait consentir Célidan à enlever Clarice en sa faveur..
      1633 :
      La Galerie du Palais

      Comédie : Dorimant aime Hippolite, qui aime Lisandre, qui aime Célidée, qui hésite entre Dorimant et Lisandre. Aussi Célidée décide-t-elle, à la stupéfaction d'Hippolite, d'éprouver son amant par quelques froideurs. Désespoir de Lisandre. Son écuyer, Aronte, gagné à la cause d'Hippolite, lui suggère de feindre d'aimer ailleurs pour éveiller la jalousie de Célidée
      1634 :
      La Suivante

      Voyez comme tous deux ont fui notre rencontre ! - Je vous l?ai déjà dit, et l?effet vous le montre : - Vous perdez Amarante, et cet ami fardé - Se saisit finement d?un bien si mal gardé : - Vous devez vous lasser de tant de patience, - Et votre sûreté n?est qu?en la défiance.
      La Place royale
      Parce qu'il craint de se lier pour la vie, Alidor imagine de ¿donner¿ sa maîtresse Angélique à son meilleur ami¿ Cinquième comédie de Corneille, La Place Royale (1637) est celle qui nous parait aujourd'hui la plus moderne : sous les traits de l' ¿amoureux extravagant¿ qui fuit tout engagement, nous croyons reconnaître la figure familière de l'adolescent. Mais, quand Corneille, en 1660, signe l'Examen de sa pièce, il en dénonce la ¿duplicité d'action¿ et fustige une incohérence dans le caractère du personnage principal. Comment comprendre que cette comédie ¿imparfaite¿ soit aussi celle qui offre aux interprètes contemporains les plus grandes séductions ?
      La Comédie des Tuileries

      1635 :
      Médée

      La pièce se situe à Corinthe. L'héroïne de la pièce, la magicienne Médée, est répudiée par Jason après lui avoir donné deux enfants et est condamnée à l'exil par Créon, roi de Corinthe. Ce dernier, père de Créuse consent au mariage de sa fille avec Jason. Folle de rage, Médée accomplit sa vengeance en brûlant Créuse à l'aide d'une robe enchantée, et en égorgeant ses propres enfants. Le dernier acte se termine sur la fuite de Médée sur un char tiré par deux dragons et sur le suicide de Jason.
      1636 :
      L'Illusion comique

      La scène est quelque part en Touraine, dans la grotte du magicien Alcandre, qu'un père vient consulter sur le sort de son fils disparu. La grotte se métamorphose alors en théâtre et le jeune homme apparaît, sous l'habit de comédien, en serviteur rusé du bouillant capitaine Matamore¿ La fantasmagorie commence, pièce follement originale toute en reflets et jeux de miroir que Corneille lui-même qualifiait d'étrange monstre et d' extravagante galanterie. Après quelques comédies à succès, l'avocat rouennais écrit le chef-d'oeuvre de sa période baroque. Depuis cette année 1636, ¿L'Illusion comique¿ résume en deux heures tout le mystère et tout le miracle du théâtre, sa magie et ses artifices. Entre la farce et le drame, la réalité et la féerie, elle en révèle toute la mécanique émotionnelle dans un climat de rêve et d'éclatante poésie.
      1636 :
      Le Cid

      Don Diègue et le comte de Gomès projettent d'unir leurs enfants Rodrigue et Chimène, qui s'aiment. Mais le comte, jaloux de se voir préférer le vieux Don Diègue pour le poste de précepteur du prince, offense ce dernier en lui donnant une gifle (un « soufflet » dans le langage de l'époque). Don Diègue, trop vieux pour se venger par lui-même, remet sa vengeance entre les mains de son fils Rodrigue qui, déchiré entre son amour et son devoir, finit par écouter la voix du sang et tue le père de Chimène en duel. Chimène essaie de renier son amour et le cache au roi, à qui elle demande la tête de Rodrigue. Mais l'attaque du royaume par les Maures donne à Rodrigue l'occasion de prouver sa valeur et d'obtenir le pardon du roi. Plus que jamais amoureuse de Rodrigue devenu un héros national, Chimène reste sur sa position et obtient du roi un duel entre don Sanche, qui l'aime aussi, et Rodrigue. Elle promet d'épouser le vainqueur. Rodrigue victorieux reçoit du roi la main de Chimène : le mariage sera célébré l'année suivante.
      1640 :
      Horace

      La pièce, dont l'action se situe à l'origine de Rome, débute dans une ambiance tragique : la famille romaine des Horaces est unie à la famille albaine des Curiaces. Le jeune Horace est marié à Sabine, jeune fille albaine dont le frère Curiace est fiancé à Camille, soeur d'Horace. La guerre fratricide qui éclate entre les deux villes rompt cette harmonie. Pour en finir, chaque ville désigne trois champions qui se battront en combat singulier pour décider qui devra l'emporter. Contre toute attente, le sort désigne les trois frères Horace pour Rome et les trois frères Curiaces pour Albe. Horace, étonné, ne s'attendait pas à un si grand honneur. Les amis se retrouvent ainsi face à face, avec des cas de conscience résolus différemment : alors qu'Horace est emporté par son devoir patriotique, Curiace se lamente sur son destin si cruel.
      Même le peuple est ému de voir ces six jeunes gens, pourtant étroitement liés, combattre pour le salut de leur patrie. Mais le destin en a décidé ainsi. Lors du combat, deux Horaces sont rapidement tués et le dernier, héros de la pièce, doit donc affronter seul les trois Curiaces blessés ; mêlant la ruse et l'audace, en faisant d'abord semblant de fuir pour éviter de les affronter ensemble puis en les attaquant, il va pourtant les tuer un par un et remporter ainsi ce combat.
      Après avoir reçu les félicitations de tout Rome, Horace tue sa soeur qui lui reprochait le meurtre de son bien-aimé. Le procès qui suit donne lieu à un vibrant plaidoyer du vieil Horace, qui défend l'honneur (valeur très chère à Corneille) et donc Horace contre la passion amoureuse représentée par Camille. Horace sera acquitté malgré le réquisitoire de Valère, chevalier romain lui aussi amoureux de Camille, tout comme Curiace.
      1641 :
      Cinna ou la Clémence d'Auguste

      Corneille, on le sait maintenant, était un profond analyste de la vie et du pouvoir politiques. Il raconte ici l'échec d'une conjuration - seule forme d'opposition sous la dictature - et le pardon qui la suit. Sous l'intrigue apparente, et historique, il a voulu montrer le drame du pouvoir vieillissant, de l'opposition impuissante, des individus dépassés par des forces qui les écrasent. Cette tragédie n'a donc rien perdu de sa puissance, ni de son actualité.
      1643 :
      Polyeucte

      Polyeucte vivait en l'année 250, sous l'empereur Décius. Il était arménien, ami de Néarque, et gendre de Félix, qui avait la commission de l'empereur pour faire exécuter ses édits contre les chrétiens. Cet ami l'ayant résolu à se faire chrétien, il déchira ces édits qu'on publiait, arracha les idoles des mains de ceux qui les portaient sur les autels pour les adorer, les brisa contre terre, résista aux larmes de sa femme Pauline, que Félix employa auprès de lui pour le ramener à leur culte, et perdit la vie par l'ordre de son beau-père, sans autre baptême que celui de son sang. Voilà ce que m'a prêté l'histoire ; le reste est de mon invention. A mon gré je n'ai point fait de pièce où l'ordre du théâtre soit plus beau, et l'enchaînement des scènes mieux ménagé. Les tendresses de l'amour humain y font un si agréable mélange avec la fermeté du divin, que sa représentation satisfait tout ensemble les dévots et les gens de monde.
      1644 :
      Pompée

      La mort de Pompée, pièce de Pierre Corneille en cinq actes et en vers fut jouée pour la première fois en 1643 au théâtre du Marais. L'auteur profita de la mise en scène de cette tragédie historique et politique pour y écorner Richelieu.
      Le premier acte s'ouvre sur un conseil (de guerre) dont l'ordre du jour est l'attitude à adopter vis à vis du vaincu de Pharsale qui vient demander asile en Égypte. Faut-il l'accueillir au risque de fâcher César (qui a permis à Ptolémée et sa célèbre soeur Cléopâtre de récupérer leur trône) ? Ou bien le sacrifier, comme le suggère Photin et Achillas, en offrant en trophée la tête du proscrit au vainqueur afin de monnayer en échange un règne sans partage. Il s'agit donc de manoeuvres éminemment politiciennes, mais la réaction de César ne sera pas celle escomptée¿ Pour le reste, un peu de mystère est préférable !
      1644 :
      Le Menteur

      Etudiant de province fraîchement débarqué à Paris, Dorante ne rêve que de conquêtes. Mais la réalité n'égale pas toujours l'immensité de ses désirs et le voilà qui s'invente des vies parallèles, jouant la comédie, avec l'insouciance de la jeunesse, à tous ceux et celles qu'il croise sur son chemin. Entre Dom Juan et Cyrano de Bergerac, notre menteur navigue de mensonges en quiproquos dans une curieuse aventure d'où l'art de l'illusion ne sort pas tout à fait vaincu. Le Menteur - qui exerça une forte influence sur Molière et Goldoni - séduira les élèves par la verve de son héros dont les mensonges sont autant de mises en scènes imaginaires exaltant le pouvoir du théâtre. Comédie d'intrigue et de caractère, pleine de joyeux rebondissements et parfois grinçante, la pièce permet, à la faveur d'un texte unique, de repérer les grandes orientations de l'esprit baroque et du classicisme.
      La Suite du Menteur
      La Suite du Menteur, comédie en cinq actes et en vers, de P. Corneille, jouée au Marais vers 1614-1645. - Au lieu d'épouser Lucrèce, Dorante s'est enfui en Italie avec la dot. Mais, depuis deux ans, il s'est corrigé de ses défauts, et s'il lui arrive encore de ne pas dire la vérité, ce sera par délicatesse et par point d'honneur. Dorante, revenant d'Italie, est arrêté à Lyon et emprisonné pour un duel auquel il n'a pas pris part. Il connaît le vrai coupable, Cléandre. Mais sa générosité l'empêche de le nommer. La soeur de Cléandre, Mélisse, touchée de sa belle conduite lui envoie par sa suivante Lyse de l'or et des confitures, et va le voir dans sa prison. Délivré par l'intercession de son ami Philiste. il découvre bientôt que son bienfaiteur est son rival. Il veut renoncer à sa maîtresse; mais, luttant de générosité avec lui, Philiste lui abandonne l'amour de Mélisse. Cette comédie imitée de Amar sin saber a quien (Aimer sans savoir qui), de Lope de Vega, est plus romanesque et moins comique que le Menteur. Elle renferme un passage assez connu sur la sympathie ou la prédestination en amour.
      1644 :
      Rodogune princesse des Parthes

      Cléopâtre, ambitieuse reine de Syrie, épouse de Nicanor et mère d'Antiochus et de Séleucus, est maladivement jalouse de la jeune princesse Rodogune, soeur du roi des Parthes. Sa jalousie pousse Cléopâtre à tuer Nicanor et à promettre sa couronne à celui de ses fils qui tuera Rodogune. Elle ignore cependant qu'Antiochus et Séleucus sont amoureux de la princesse. Cléopâtre finira par se donner la mort après avoir tué Séleucus et tenté d'empoisonner Antiochus et Rodogune.
      Cette pièce importante traite des passions autour de la couronne : en effet les jeunes princes, revenus d'Égypte où ils étaient depuis leur enfance pour y être éduqués, sont confrontés à la cruauté de leur mère qui, trop ambitieuse, ne veut laisser aucun de ses fils régner.
      1646 :
      Théodore vierge et martyre - Tragédie chrestienne

      La représentation de cette tragédie n'a pas eu grand éclat, et, sans chercher des couleurs à la justifier, je veux bien ne m'en prendre qu'à ses défauts, et la croire mal faite, puisqu'elle a été mal suivie. J'aurais tort de m'opposer au jugement du public : il m'a été trop avantageux en d'autres ouvrages pour le contre-dire en celui-ci¿
      Extrait de l'épitre de Pierre Corneille à la cour.
      Cette épître, qui parut dans l'édition originale de Théodore, aborde de front son échec, en se concentrant sur un des points reprochés à la pièce, la supposée indécence liée à l'évocation du lieu de prostitution. Corneille montre que cet épisode, présent chez saint Ambroise, n'est pas condamnable d'un point de vue religieux, et il indique par ailleurs qu'il a utilisé tout son art pour atténuer l'effet que la représentation directe du lieu aurait pu produire sur l'esprit du spectateur. En revendiquant la nécessité d'un passage tiré d'un auteur reconnu y compris par saint Augustin, Corneille suggère en creux que ses détracteurs s'opposent non à l'histoire de Théodore mais à sa transcription scénique, et qu'ils s'attaquent finalement à l'art dramatique en général, auquel ils entendent demeurer résolument aveugles. Leur incapacité à tirer profit « du plus agréable et du plus utile des divertissements dont l'esprit humain soit capable », à laquelle les abandonne Corneille, est en effet au coeur des polémiques soulevées par la pièce, comme le montreront les attaques ultérieures formulées notamment par le prince de Conti et Nicole en 1666 et 1667, chacun dans son Traité de la comédie
      1647 :
      Héraclius empereur d'Orient

      L'intrigue est librement inspirée d'événements qui ont suivi l'assassinat, en 602, de l'empereur romain (byzantin) Maurice Ier, remplacé par le tyrannique Phocas.
      1650 :
      Andromède

      La pièce raconte l'histoire d'Andromède et de Persée. Elle se passe en Éthiopie.
      Persée est un héros grec qui a été chargé de tuer la Méduse, une sorcière aux cheveux entremêlés de serpents. Quiconque croise son regard est transformé en statue de pierre. Cependant, Persée arrive à la battre, et rentre chez lui, en passant par le royaume d'Éthiopie, en ayant avec lui la tête de la Méduse.
      1650 :
      Don Sanche d'Aragon

      1651 :
      Nicomède

      La tragédie met en scène deux frères, Nicomède et Attale, nés du même père, Prusias, roi de Bithynie. Attale, fils issu de l'union avec Arsinoé, seconde épouse de Prusias, a été élevé à Rome d'où il est revenu récemment. Arsinoé, ambitieuse qui règne à la cour et domine son mari, déteste Nicomède et veut placer son jeune fils sur le trône à la place de l'aîné. De plus, Laodice, jeune reine d'Arménie confiée à Prusias par son père, est aimée des deux frères mais porte sa préférence sur Nicomède.
      Le peuple se révolte et réclame Nicomède comme roi, celui-ci ayant été victime d'Arsinoé qui l'éloigne en le mettant aux mains de Rome, en la personne de Flaminius. Cependant, un inconnu met fin à sa captivité en tuant Araspe. Cet inconnu sera finalement révélé grâce à un diamant que lui a donné Nicomède. Il s'agit d'Attale qui a libéré son frère du joug romain colonialiste. Prusias et Flaminius préférant fuir, Arsinoé se retrouve seule lors du retour du prince-héros. Les deux autres décideront in extremis de revenir pour mourir avec elle mais Nicomède choisit de leur pardonner. Il laisse son père sur le trône et annonce à l'ambassadeur Flaminius qu'il préfère d'être l'ennemi des Romains plutôt que d'être son allié car les exigences romaines sont restrictives. En effet, le roi ne pourrait épouser une reine et Nicomède ne pourrait continuer à étendre son territoire en faisant des conquêtes militaires.
      1652 :
      Pertharite

      L'action se situe au viie siècle de notre ère en Lombardie.
      Poussé par l'affreux Garibald, l'usurpateur Grimoald s'empare du trône lombard pensant que le roi Pertharite a été tué au combat. Afin d'asseoir sa légitimité, il courtise la « veuve » de Pertharite, Rodelinde. Celle-ci restera fidèle par-delà les plus cruelles épreuves. De son côté, l'usurpateur montrera un visage plus noble et clément que les premières scènes ne le laissaient supposer.
      1659 :
      ?dipe

      Cette pièce est inspirée par le mythe grec d'?dipe, devenu parricide et incestueux en tuant son père et en épousant sa mère. Corneille suit plus particulièrement la tragédie de Sophocle, dont il modifie cependant les enjeux politiques : ?dipe, qui gouverne Thèbes, doit constamment réaffirmer son autorité comme successeur du roi Laïos, notamment face à Dircé, fille de Laïus et de Jocaste, qui s'estime supérieure à celui qu'elle croit être un étranger, presque un usurpateur ; elle refuse notamment d'épouser l'homme que lui destine ?dipe, car elle aime Thésée, seul digne de sa gloire. Or c'est précisément lorsqu'on découvre qu'?dipe est le fils de Laïos, et donc roi légitime de la ville, que l'horreur de son crime apparaît (il a tué son père et épousé sa mère) et qu'il devient paradoxalement indigne de régner.
      1660 :
      La Toison d'or

      La Toison d'or est une pièce de théâtre de Corneille racontant les péripéties d'un jeune Athénien. Cette oeuvre connut un grand succès et évoque, entre autres, le mythe d'Orphée.
      Dans la mythologie grecque, Jason, fils d'Éson (roi d'Iolcos en Thessalie) et d'Alcimède, est un héros principalement connu pour sa quête de la toison d'or. Il voit son père bousculé du trône par son oncle Pélias. Sauvé des vues homicides de Pélias par des amis, il est élevé par le centaure Chiron sur le mont Pélion.
      1662 :
      Sertorius

      Sertorius est une pièce de théâtre tragique en cinq actes et en vers du dramaturge Pierre Corneille, créée pour le Théâtre du Marais de Paris le 25 février 1662, puis publiée en juillet de la même année. Dans le jugement du critique littéraire George Saintsbury, Sertorius est « l'une des pièces les plus fines de Corneille » ; de plus, « les personnages d'Aristie, de Viriate et de Sertorius lui-même (¿) ne sont à surpasser ni en grandeur de pensée, ni en félicité de dessein, ni en justesse de langage ».
      1663 :
      Sophonisbe
      Synopsis

      Acte I - Scène 1: Les Romains, alliés à Massinisse (roi déchu d'un État de Numidie), ont assiégé Cyrthe (capitale de Numidie). Bocchar, lieutenant de Syphax (roi de Numidie), rapporte à Sophonisbe (reine de Numidie, carthaginoise) comment l'arrivée de l'armée de Syphax a arrêté l'avance romaine. Lélius (lieutenant de Scipion) a demandé à parlementer avec Syphax. La paix pourrait être signée, souhaitée par Syphax qui ne pense qu'à son amour pour Sophonisbe. Celle-ci lui fait répondre de penser plus à sa gloire qu'à son amour pour elle.
      Scène 2 : Devant l'étonnement de sa dame d'honneur (Herminie), Sophonisbe explique qu'elle fut auparavant fiancée à Massinisse, mais, alors que Massinisse était en Espagne, son père Asdrubal l'avait donnée en mariage à Syphax pour éviter que ce dernier ne fasse alliance avec les Romains. Syphax avait aussitôt annexé le royaume de Massinisse et proposé les deux couronnes à Sophonisbe. Elle avait alors choisi sa grandeur et les intérêts de Carthage, et n'avait pas écouté son coeur. Plus tard, pour satisfaire un fond d'amour pour lui mais aussi parce qu'il lui était agréable de régner sur le coeur de l'amant déchu, elle avait demandé à Syphax de proposer sa soeur à Massinisse qui avait refusé et préféré Éryxe, reine de Gétulie. Syphax, irrité par cet affront, avait alors capturé Eryxe aujourd'hui captive en Numidie. Sophonisbe sait qu'une paix entraînerait le mariage d'Éryxe avec Massinisse, ce qui froisse son orgueil ; alors que si Massinisse gagne, elle se plaît à penser que ce choix forcé d'antan ne l'aura pas aigri et qu'il aura conservé tout son amour pour elle.
      Scène 3 : Eryxe entre accompagnée de Barcée, sa dame d'honneur. Elle montre sa joie car elle est convaincue que Syphax va accepter la paix : sinon Rome et Massinisse gagneront la bataille. Dans tous les cas elle sera gagnante et épousera Massinisse. Méthodiquement Sophonisbe s'emploie à tempérer son optimisme. Puis Syphax est annoncé ; Eryxe se retire.
      Scène 4 : Syphax est résolu à signer la paix ; les Romains sont prêts à oublier son alliance avec Sophonisbe s'il reste neutre dans leur conflit avec Carthage. Sophonisbe l'accuse alors de montrer de l'ingratitude pour Carthage et met en doute son amour pour elle, alors qu'elle avait renoncé à Massinisse. Elle le menace de retourner mourir à Carthage si les Romains attaquent sa cité. Et si Carthage est vaincue, Syphax sera en danger face à Massinisse allié des Romains. Elle lui conseille d'attaquer pour profiter de l'avantage du nombre et de l'absence de Scipion, et lui promet une aide de Carthage. Ebranlé, amoureux, Syphax accepte.
      Acte II - Scène 1 : Syphax a été vaincu. Eryxe n'est plus captive mais sa joie est brisée. Elle sait que Massinisse a promis à Sophonisbe, maintenant captive, qu'il ferait tout pour qu'elle ne soit pas amenée à Rome. Elle est persuadée qu'il a gardé son amour pour elle. Sachant bien qu'une femme jalouse perdrait tout crédit, Eryxe décide de feindre l'indifférence.
      Scènes 2 & 3 : Lorsque Massinisse lui annonce qu'il va lui rendre son sceptre, elle feint de s'inquiéter du sort de Sophonisbe. Massinisse reconnait que sa promesse sera difficile à tenir, mais qu'il s'y emploiera à condition d'avoir son consentement. Eryxe accepte avec empressement. Devant Sophonisbe, elle va jusqu'à dire qu'elle consentirait même à ce qu'elle lui dérobe Massinisse.
      Scènes 4 & 5 : Massinisse propose à Sophonisbe de l'épouser sur le champ. C'est le seul moyen pour la soustraire aux Romains ; demain sera trop tard car Lélius sera de retour. Sophonisbe se fait prier ; elle assure que cette union ne changera rien à sa haine contre Rome. Seule avec Herminie, elle lui confie que sa plus grande joie est d'enlever Massinisse à Eryxe. De plus, avec le temps, elle ne désespère pas de rallier ce dernier contre Rome.
      Acte III - Scènes 1 & 2 : Massinisse a demandé à son lieutenant (Mézétulle) de fermer les portes de la cité et d'aller voir Sophonisbe pour qu'elle se hâte. Eryxe s'approche ; elle feint de n'avoir aucun ressentiment face à la décision de Massinisse. Ce dernier s'offusque, lui fait le reproche de ne l'avoir jamais aimé et de n'avoir eu pour seul intérêt que ses couronnes. Du reste il n'est pas encore sûr que Rome accepte qu'il soit roi. Eryxe le rassure : les Romains accepteront mais elle doute qu'ils acceptent son mariage avec Sophonisbe ; or c'est précisément ce qu'elle veut éviter car ceci serait une atteinte à l'image de la royauté qui pourrait lui ôter tout crédit auprès du peuple.
      Scènes 3 et 4 : Sophonisbe s'approche. Eryxe lui répète son doute concernant les Romains et sa crainte pour l'image de la royauté. Sophonisbe a lu dans le jeu d'Eryxe et conseille à Massinisse de se méfier d'elle. Mais elle accorde crédit à ses craintes et lui demande d'aller annoncer lui-même la nouvelle aux Romains afin de voir leur réaction.
      Scènes 5, 6 et 7 : Syphax, accompagné de Lépide (tribun romain), a obtenu une entrevue avec Sophonisbe. Il ne lui reproche pas ses mauvais conseils et se réjouit qu'elle le préfère toujours à Massinisse. Sophonisbe lui annonce alors son mariage avec Massinisse afin d'éviter de tomber dans les mains de Rome. Devant ses reproches, elle regrette qu'il ne se soit pas donné la mort comme il sied aux grands rois, ou qu'il ne se soit pas replié dans Cyrthe où elle serait morte avec lui. Elle ne fait après tout que s'acquitter de la première promesse faite à Massinisse. Lépide a assisté à la scène et fait part à Syphax qu'il va transmettre son avis à Lélius.
      Acte IV - Scène 1 : Lélius dit à Syphax que Rome a pour lui un reste d'amitié, et ne comprend pas pourquoi il a refusé la paix. Syphax lui avoue qu'il a fait cela pour plaire à Sophonisbe, qui est maintenant avec Massinisse et va certainement le monter contre Rome. Il demande à Lélius de les arrêter dès maintenant.
      Scènes 2 et 3 : Massinisse a appris que Sophonisbe a été amenée par les Romains. Il explique à Lélius comment il a rabaissé Carthage en reprenant Sophonisbe. Lélius lui dit qu'il ne pourra être ami de Rome et époux de Sophonisbe. Massinisse s'emporte et lui reproche de ne pas connaître l'amour. Lélius répond que l'amour doit s'effacer devant la raison d'État ; il lui rend service en le contraignant à renoncer à ce mariage. Massinisse se plie tristement à sa décision, mais souhaite faire une dernière tentative auprès de Scipion dont on annonce l'arrivée. Lélius accepte qu'il revoie auparavant Sophonisbe pour la consoler.
      Scène 4 : Massinisse demande à Sophonisbe de l'accompagner auprès de Scipion et d'exercer son charme afin de plaider sa cause. Celle-ci refuse de s'abaisser à aller mendier sa pitié ; elle préfèrerait le divorce et lui enjoint de partir. Il lui demande en vain de lui dire qu'elle l'aime pour renforcer son courage.
      Acte V - Scènes 1 et 2 : Sophonisbe, dans l'attente, est persuadé que Massinisse a échoué. Elle se dit qu'elle a été trop loin en acceptant ce mariage, alors qu'elle était surtout motivée à braver Eryxe. Elle invite celle-ci pour la braver une dernière fois. Mézétulle vient lui annoncer que Scipion ne veut même pas que Massinisse la revoie, mais il a réussi à lui écrire un mot et lui transmet un poison pour lui éviter le Capitole. Sophonisbe, amère, lui renvoie le poison ; elle juge qu'il est plus esclave qu'elle et en a donc davantage besoin.
      Scènes 3 et 4 : Eryxe s'approche. Voyant Lélius arriver, Sophonisbe la quitte rapidement non sans lui avoir dit qu'elle lui avait pris un prince Africain vaillant et généreux, mais qu'elle lui rend un lâche, esclave des Romains.
      Scènes 5 et 6 : Lélius s'inquiète de l'attitude de Sophonisbe. Il craint qu'elle ne se donne la mort et demande à Lépide d'aller la surveiller et la convaincre de suivre Scipion. Il demande à Eryxe de pardonner la folie de Massinisse. Celle-ci refuse mais, en tant que femme, elle se pliera à la volonté des Romains.
      Scène 7 : Lépide revient en courant ; il n'a pu empêcher Sophonisbe de s'empoisonner. Il raconte comment elle est morte en bravant Rome une dernière fois. Eryxe la plaint et l'admire. Lélius regrette qu'une telle fierté ne soit pas née romaine, et demande à Eryxe de laisser faire le temps pour pardonner à Massinisse.
      1664 :
      Othon

      La pièce retrace la fin du court règne de Galba, nouvel empereur romain mais vieillard faible, entièrement sous la coupe de ses trois favoris Lacus, Martian et Vinius. Othon comptait épouser Plautine, la fille de Vinius, parce qu'il l'aime mais surtout pour tenter d'échapper aux menaces des autres favoris. Mais Vinius lui enjoint de briguer plutôt la main de la fille de Galba, Camille, pour devenir le successeur de l'empire. Il s'exécute, mais les manoeuvres de Lacus et Martian poussent Galba à choisir Pison comme successeur et mari pour sa fille. C'est finalement le concours de l'armée rebellée contre l'empereur qui permet à Othon, toujours sous l'impulsion de Vinius, de renverser Galba et de prendre le pouvoir.
      1666 :
      Agésilas

      L'histoire se déroule à Éphèse
      Lysandre a promis ses filles Elpinice et Aglatide respectivement à Cotys et Spithridatès, mais pour que le mariage se fasse il doit obtenir l'accord d'Agésilas.
      Cotys et Spithridatès s'aperçoivent rapidement que ces mariages ne leur conviennent pas. En effet, Spithridatès est tombé amoureux d'Elpinice qui l'aime aussi, et Cotys s'est pris d'amour pour Mandane, la soeur de Spithridatès, et son amour est partagé. Cotys accepte de laisser sa promise à Spithridaès si ce dernier lui donne sa soeur en échange, mais Spitridate craint de froisser Lysandre.
      De son côté, Agésilas est amoureux de Mandane et apprend que Lysandre complote contre lui. Il décide donc d'interdire les unions des filles du navarque spartiate. Il ne peut se résoudre à épouser Mandane car Sparte ne l'accepterait pas, et ne tient pas non plus à lui faire épouser Cotys: il craint en effet qu'une union entre les familles de Cotys et de Spithridatès, puis entre celles de Spithridatès et Lysandre, ne lui crée que des ennemis.
      Aglatide, quant à elle, sait que Spithridatès aime sa soeur et que Cotys ne veut pas de sa main. Elle préfère cacher ses sentiments et afficher une certaine insouciance, mais elle espère tout de même qu'Agésilas l'aime. En effet, quelques années auparavant il lui avait offert son amour et promis qu'il l'épouserait.
      Agésilas décide finalement de confondre Lysandre et de lui montrer qu'il connait tout de ses plans. Ne pouvant se résoudre à amener l'opprobre sur l'homme qui l'a fait monter sur le trône, il le fait convoquer et lui parle en privé, accompagné uniquement de son lieutenant Xénoclès. Lysandre avoue ses crimes et se dit prêt à subir son châtiment, mais demande la clémence pour ses filles et leurs futurs époux qui ne sont au courant de rien.
      Agésilas préfère sauver Lysandre et consentir aux mariages d'Elpinice avec Spithridatès, et de Mandane avec Cotys. Pour honorer la promesse faite des années auparavant et pour éviter que Lysandre ne reprenne un jour ses complots, il épouse Aglatide.
      1667 :
      Attila

      L'action a lieu en 453 dans le camp d'Attila (le texte parle plusieurs fois des « tentes »), que Corneille situe en Norique. Malgré sa défaite des champs Catalauniques, Attila a réussi à conclure des traités avec l'empereur Valentinien III et avec Mérovée ; des projets de mariage ont été évoqués et les deux princesses concernées sont venues au camp d'Attila. Au début de la pièce, se pose à Attila le problème de faire un choix définitif entre la soeur de Mérovée et la soeur de Valentinien. Il sollicite les conseils d'Ardaric et de Valamir, qui sont chacun épris d'une des deux princesses : Ardaric d'Ildione et Valamir d'Honorie, penchants d'ailleurs réciproques. Attila a une préférence personnelle pour Ildione, mais considère surtout les choses d'un point de vue politique. Au terme d'une intrigue où se mêlent l'amour, la politique et les menaces de mort, Attila, furieux contre Honorie, Valamir et Ardaric, décide d'épouser Ildione, mais il meurt (hors de la scène) avant même que la cérémonie commence, d'une hémorragie d'abord bénigne, puis catastrophique. Les autres protagonistes peuvent envisager un avenir un peu moins sombre.
      1670 :
      Tite et Bérénice

      Titus avait exilé Bérénice dans le but de calmer le peuple romain qui voyait d'un mauvais oeil l'union de l'empereur avec une reine. Il doit maintenant épouser Domitie qui aime d'un amour réciproque Domitian, le frère de Titus. Bérénice revient à Rome en apprenant le mariage prochain de Titus et lui demande d'y renoncer. Domitian, dans un but vengeur, demande à Bérénice de l'épouser, cette dernière refuse et croit que Titus est l'unique responsable d'une telle demande. Elle court voir Titus qui est déjà anéanti et lui accorde toutes ses demandes : il n'épousera pas Domitie. Par contre, Titus la donnera en mariage, à la dernière scène de l'acte V, à son frère. Bérénice s'exilera de Rome à jamais et Titus règnera seul sur Rome
      1671 :
      Psyché

      Il semble que Louis XIV ait souhaité rendre vie à la grande salle des Machines des Tuileries en profitant des décors d'Ercole amante qui dormaient dans les magasins depuis l'inauguration de la salle le 7 février 1662. Selon le récit très tardif de Lagrange-Chancel, paru un siècle plus tard, le roi aurait demandé « un sujet où pût entrer une excellente décoration qui représentait les enfers. [¿] Racine proposa le sujet d'Orphée, Quinault l'Enlèvement de Proserpine [¿] et Molière, avec l'aide du grand Corneille, tint pour le sujet de Psyché, qui eut la préférence ». Ce qui est sûr, c'est que le conte des Amours de Psyché et de Cupidon de La Fontaine, avait remis à la mode, un an plus tôt, en 1669 une fable tirée des Métamorphoses d'Apulée, déjà connue du public de la cour pour avoir été l'objet d'un ballet de cour en 1656.
      1672 :
      Pulchérie

      1674 :
      Suréna
      Argument

      La scène est à Séleucie (en actuel Irak), vers 50 av. J.-C.. Orode est roi des Parthes, et père de Mandane. Son général en chef, Suréna, a vaincu Crassus et lui a donc ainsi permis de se rétablir sur le trône. On veut que Suréna épouse Mandane, qu'il n'aime pas, au lieu d'Eurydice, qu'il aime et dont il est aimé ; et on veut qu'Eurydice épouse Pacorus, qu'elle n'aime pas. C'est donc un drame de l'ingratitude du pouvoir, de l'amour impossible, et de la mort. Entre le politique, représenté par un roi emporté par la logique totalitaire du système dont il est le produit et le garant, et la liberté de la personne dont le héros est le défenseur, le combat est impitoyable et sans issue.
      Résumé
      L'impossibilité de l'union entre Eurydice et Suréna est le noeud du tragique : la pièce s'ouvre avec la complainte d'Eurydice, condamnée à appartenir à Pacorus qu'elle ne parviendrait pas à aimer quoi qu'elle fasse. En s'entretenant avec Palmis, la soeur de Suréna, Eurydice apprend que le général partage son amour. Mais leur amour est doublement impossible : non seulement elle est liée, par un traité d'alliance, à s'unir à Pacorus, mais il est inenvisageable que Suréna puisse épouser Eurydice. Général trop glorieux, jusqu'à en devenir gênant, il représenterait alors une menace pour Orode s'il venait à épouser la princesse d'Arménie. Dès le début, la situation est sans espoir et les amants le savent ; ils ne peuvent que se plaindre et supporter le sort qui les attend. Mais Eurydice est torturée : si elle se résigne à passer le reste de ses jours aux côtés de Pacorus qu'elle ne peut aimer, elle ne pourrait pas supporter de voir Suréna prendre épouse. Or, celui-ci se voit promettre la main de Mandane, la fille d'Orode. Le roi souhaite en effet le mettre de son côté, pour éviter qu'il ne devienne un ennemi. L'attitude d'Orode est double : d'une part, son affection pour Suréna ne l'engage pas à s'opposer à lui et de l'autre, la crainte pour son propre pouvoir le pousse à un choix : lui faire épouser Mandane, ou le faire disparaître. Il a alors résolu de lui offrir Mandane et en cas d'échec, il devra se résoudre à l'éliminer.
      La tragédie acte présente également un deuxième amour contrarié, qui découle du premier. Palmis, soeur de Suréna, était en effet promise à Pacorus et l'aime toujours. Celui-ci cependant ne l'aime plus depuis qu'il est destiné à Eurydice.
      La tension se fait plus forte alors que Pacorus, à mesure qu'il s'entretient avec Eurydice, se rend compte qu'elle ne l'aime pas. Son attitude avec lui est forcée, polie mais n'est jamais sincère et il le ressent. Il la pousse à lui avouer son secret à plusieurs reprises, mais celle-ci lui fait simplement comprendre qu'elle en aime un autre, dont elle tait le nom. Par ailleurs, Suréna refuse d'épouser Mandane le plus poliment possible, en invoquant une humilité qui ne convainc pas le roi et en tâchant de montrer qu'il n'en est pas digne. Quoi qu'il puisse dire, Orode est blessé dans son intention de l'unir à son sang et selon son propre projet, doit se résoudre à l'écarter. Palmis, comprenant qu'un danger rôde, tente de persuader Eurydice de ne plus faire obstacle à l'union et la tension augmente toujours plus jusqu'au dénouement. Là, Suréna ayant choisi de s'exiler est tué en quittant Eurydice, qui meurt également. La tragédie se clôt sur les paroles de Palmis, qui appelle à la vengeance.
      Théorie littéraire
      ?uvres critiques





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