LES ÉGAREMENTS DE JULIE - Jacques-Antoine-René Perrin
- Collection: BIBLIOTHÈQUE LIBERTINE
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
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Présentation Les Égarements De Julie de Jacques - Antoine - René Perrin
- eBookSophie faisait une fort aimable brune, dont la taille régulièrement prise, malgré l'embonpoint, répondait parfaitement à un de ces minois mutins auxquels on ne peut résister. Qui ne connaît ces attrayantes irrégularités, qui, à la faveur d'un je ne sais quoi, décident souverainement ? Pour moi, qui n'étais encore qu'une enfant, ne connaissant pas l'avantage du solide, je trouvais cette aimable fille suffisante aux prémices de mes amusements, qui ne tardèrent pas à désirer l'essentiel.
En m'apprenant ce que c'était que l'amour, elle m'en enseignait la douce manoeuvre, que je ne pouvais me lasser d'admirer : elle me fit une peinture si touchante des particularités dont s'occupent deux coeurs épris, que je regardai dès lors l'amour comme une nécessité à laquelle la nature avait assujetti sans doute le corps et l'âme ; car elle vantait autant les sentiments qu'il inspire, que le salaire qu'il exige. Du raisonnement nous passions alternativement à l'exécution ; rien de plus amusant. Quel goût ne pris-je point à m'instruire ! quelle conception ? quelle docilité ! quelle application à vérifier les beautés de la nature ! quel art ne montrai-je point dès lors à les exposer avantageusement ! Tout en moi se ressentit bientôt de ces agitations qui précèdent et suivent l'entière satisfaction des sens. Sophie ne pouvait se lasser de m'admirer ; ses yeux, surpris du feu qui brillait dans les miens, y puisaient encore une nouvelle ardeur dont elle n'était plus maîtresse. Tout m'était insensiblement devenu permis, et ne s'opposant que très faiblement à mes petites fantaisies, elle m'accordait toujours ce qu'une molle résistance me défendait d'entreprendre. Je me trouvai à mon tour aussi complaisante qu'elle ; et me prêtai le plus complaisamment du monde à ce qu'elle me témoigna pouvoir l'amuser. La variété de nos attitudes eût formé un vrai tableau de volupté où la mollesse seule travaillait à relever les couleurs. J'étais contente, et n'en savais pas davantage. Ce commencement était friand pour moi, qui entrais nouvellement dans la route du plaisir. Après une demi-heure d'occupation, il nous fallut, malgré nous, cesser notre lascif entretien ; nous ne finîmes qu'avec le désir de recommencer un petit jeu qui avait si bien le secret de nous amuser. Sophie me fit jurer, sur ce qui venait de se passer, un secret inviolable, auquel elle attacha la promesse réitérée de me procurer quelque chose de plus achevé. Je la quittai dans l'espérance de la revoir bientôt
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